Cet article est écrite par un camerade du “Cercle de Discussion de Paris”.
Il n’y a pas si longtemps on entendait souvent dire que la lutte de classe était pratiquement condamnée, voire quasiment disparue. En fait, cela traduisait surtout la réalité d’une classe exploitée qui subit depuis des décennies le rouleau compresseur du “libéralisme”, toute cette politique guidée par la recherche systématique et violente de la réduction du “coût du travail”, cette politique qui se sert du chômage et la menace du chômage pour imposer la soumission sociale. C’était comme si la classe travailleuse gisait au sol avec le pied du pouvoir dominant appuyé sur son cou. Le mouvement des Gilets Jaunes apparaît d’abord et avant tout comme un réveil, un refus massif de cette situation. Tout le monde en convient aujourd’hui : la hausse du prix des carburants n’a été qu’un élément déclencheur.
Comme pratiquement tous les grands mouvements sociaux sous le capitalisme, il est né spontanément. Il n’a été ni prévu ni organisé par les appareils politiques et syndicaux habituellement chargés de “commander leur troupes”. Qui plus est, le rejet de l’encadrement de ces appareils a non seulement été clairement et de façon répétée affirmé haut et fort dès le début, mais cela demeure une caractéristique majeure de son ADN près d’un mois après son commencement.
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