- provide a target for the release of existing hostility;
- create or maintain group unity by enabling its members to act, to hate, to punish together;
- divert the responsibility for a damaging situation towards a “scapegoat” in order to hide the real culprits.
La nature humaine dans la crise du coronavirus
L’article suivant est écrit par un membre du groupe de discussion Cercle de Paris (CdP).
La crise sanitaire mondiale constitue un véritable révélateur de la nature humaine et de ses contradictions. En bloquant partiellement des aspects fondamentaux de la vie sociale ordinaire, tels le travail, les contacts humains, les transports, les loisirs, elle jette une lumière différente sur beaucoup d’idées, de convictions et de pratiques sur lesquelles repose l’ordre établi. Cela crée un “vide” où les réflexes, les pulsions humaines “naturelles” remontent plus facilement à la surface débarrassées de nombreux carcans et masques idéologiques derrière lesquels elles vivent plus où moins réprimées ou déguisées.
Cette crise a beaucoup de spécificités uniques par rapport à toutes les pandémies du passé. La paralysie simultanée de secteurs essentiels de la production mondiale n’en est pas la moindre. Mais pour la question qui nous intéresse je voudrais souligner son caractère simultanément planétaire et “wired”, câblé. Malgré le contrôle et les limites imposés par les États nationaux, malgré les grandes inégalités qui subsistent entre pays, la grande majorité de la population mondiale est connectée au reste des humains par les nouvelles technologies de l’information et de la communication. Plus de 5 milliards de personnes possédaient un téléphone en 2017, dont 3,3 milliards un smartphone. (1) Cela donne une dimension nouvelle à la compréhension de ce que peut être la nature humaine.
Je ne prétends pas ici en déduire tout ce qu’il découle de cette réalité. Mais c’est une nouvelle dimension qui ne doit jamais être ignorée.
“Le fond de l’air est solidaire” titrait en première page un journal français le 11 avril. La première constatation que tout le monde a faite c’est l’explosion de gestes de solidarité, d’entre-aide partout où la pandémie a sévi.
Les exemples sont multiples et leurs formes ne cessent de se développer. Le dévouement et l’abnégation des personnels de santé sont devenus un modèle pour le comportement humain. Partout se sont multiplié les initiatives, spontanées puis auto-organisées, pour les remercier, les encourager et les soutenir matériellement (caisses de solidarité sur Internet). Dans les quartiers les plus défavorisés on voit se développer des actions bénévoles, auto-organisées pour venir en aide aux populations les plus démunies qui se retrouvent du jour au lendemain sans aucun revenu et avec des enfants que la fermeture des écoles prive parfois du seul repas consistant de la journée. Cela se fait parfois en coopération avec les autorités locales, mais aussi parfois en lutte ouverte contre elles, comme ce fut le cas pour l’exemple du Mac Donald de Marseille transformé par ses employés et des bénévoles en plateforme de distribution gratuite d’aliments pour les quartiers les plus pauvres de la ville.
De très nombreux éditorialistes de presse et autres commentateurs de l’actualité ont écrit pour constater que, contrairement à la pensée dominante au cœur du néolibéralisme (“l’homme est un loup pour l’homme”), l’être humain porte en lui de puissantes pulsions, des instincts d’empathie et de solidarité à l’égard de ses congénères. La nature humaine est devenue un sujet de réflexion et de discussion courant, entre autres, parce que la réalité a mis en évidence cette caractéristique primordiale de l’être humain. Notre cerveau est câblé pour trouver du plaisir à aider son prochain. Une caractéristique constamment contrariée par la logique d’une société qui favorise et privilégie la rapacité et le chacun pour soi, mais une caractéristique qui porte en soi les moyens de faire voler en éclats les fondements de cette société inhumaine.

Mais la nature humaine, on le sait, ne se résume pas à ses seules tendances altruistes. La réalité de la crise du coronavirus s’est aussi chargée de rappeler les aspects moins positifs, auto-destructeurs de notre espèce. Une espèce dont le biologiste français Jacques Testart pouvait dire : “Car l’homme est surtout cette bête capable d’annihiler sa vie et celle de toutes les autres, sans même l’avoir choisi.” (2)
Pour illustrer cette réalité je prendrai, parmi d’autres, quatre comportements “négatifs” qui se sont manifestés plus particulièrement pendant cette crise. Des comportements que nous partageons à des degrés divers avec beaucoup d’animaux, en particulier avec nos cousins simiesques les plus intelligents : le chacun pour soi, la tendance à vivre de façon hiérarchique, la xénophobie et le recours au mécanismes du bouc émissaire.
Le chacun pour soi. Dans des situations de pénurie, ou de menace de pénurie, lorsqu’on est convaincu qu’il n’y en aura pas pour tout le monde, les individus peuvent avoir tendance à n’agir qu’en fonction de leur seul intérêt aux dépens de celui de tous les autres. Au début du confinement, lorsque beaucoup cherchaient à constituer des réserves alimentaires en prévision de possibles futures pénuries, on a pu voir dans les supermarchés des disputes éclater à propos d’un dernier paquet de pâtes ou rouleau de papier toilette. Cependant cela est resté relativement marginal, pour le moment, parce que la pénurie a été limitée. De tels comportements seraient auto-destructeurs s’ils venaient à se généraliser en cas de pénurie plus sévère.
Les comportements hiérarchiques. Ce sont les tendances à accepter volontairement l’autorité d’un mâle “alpha” et ses alliés, ou d’une femelle dominante et ses proches dans le cas des bonobos, l’État et les gérants du système dans notre cas. Mais c’est aussi les tendances chez les plus puissants à recourir à tous les moyens pour maintenir leur autorité. Tout cela s’est manifesté puissamment dans la crise actuelle.
Dans les situations de catastrophe ébranlant la société, qu’elle soit “naturelle”, tel un tremblement de terre ou d’origine humaine tel l’explosion d’une centrale nucléaire, les individus ont spontanément tendance à chercher les secours de l’État et à se mettre sous son autorité. Cet appareil, au sommet de la hiérarchie sociale, sensé représenter les intérêts de la communauté est le seul à disposer des moyens matériels, humains et organisationnels pour affronter la situation.
Dans le cas présent, généralement, les populations se sont rapidement soumises aux mesures d’exceptions imposées par les États. Partout les gouvernements en ont profité pour multiplier les mesures de contrôle de la population, la suppression du peu de libertés individuelles qui restent. Et cela d’autant plus que la pandémie est arrivée sur une planète où des luttes sociales massives se développaient : Chili, Liban, Hong-Kong, Irak, Algérie, … France.
Le régime Chinois, dont le totalitarisme bureaucratique est en partie à l’origine de l’expansion initiale de la pandémie (répression pendant des semaines des premiers lanceurs d’alerte à Wuhan), cherche à se présenter comme un modèle par l’autoritarisme et la rigueur avec laquelle il a géré la Covid 19. Les mesures de contrôle de la population ont été étendues et intensifiées à des degrés sans précédents, notamment par la généralisation des systèmes de reconnaissance faciale et des sanctions automatiquement appliquées en cas de manquement aux règles étatiques.
Dans le même ordre de tendance on peut citer le cas du président Duterte aux Philippines qui autorise ses forces de police à tirer sur les personnes qui opposeraient une trop grande résistance aux mesures de confinement. Ou encore celui de Viktor Orban en Hongrie qui en profite pour s’octroyer des pouvoirs exceptionnels pour un temps indéfini.
La crise économique qui accompagne la crise sanitaire aura des effets dévastateurs. Elle ne frappe pas de la même façon toutes les classes sociales. Certaines estimations prévoient que le nombre de morts provoqués par la misère induite par la crise économique dépassera le nombre de décès dus à la pandémie, en particulier dans les pays les plus pauvres. Les attaques contre les conditions de vie de la population iront au delà de la pandémie elle même, car la crise économique n’est pas le produit de la seule pandémie. Bien avant celle-ci, les signes annonciateurs d’une nouvelle récession majeure, plus grave et destructrice que celle de 2008, se cumulaient. Les gouvernements tenteront de mettre sur le dos du coronavirus ce qui est en fait une nouvelle convulsion due aux contradictions et absurdités du système qu’ils gèrent et défendent. Mais il est peu probable que cela suffise pour limiter les mobilisations sociales que le désastre économique provoquera. La combativité sociale qui grondait avant la pandémie devrait reprendre en rompant avec les tendances à la soumission volontaire que les besoins sanitaires imposaient.
La xénophobie. Comprise comme le rejet de l’étranger et de tout ce qui vient de l’étranger, elle s’est manifestée sous diverses formes, la plus évidente étant le nationalisme. Celui-ci repose sur la conviction que les autres nations sont secondaires ou ennemies. “My country first”.
La gestion de la crise , dont la dimension est planétaire, a été et reste constamment entravée par l’incapacité des différents États à coopérer, prisonniers de la défense de leurs intérêts au détriment de tous les autres. Des exemples sont plus particulièrement spectaculaires, tels le retrait de la première puissance mondiale de l’Organisation mondiale de la santé ou la totale incapacité de l’Union Européenne de faire agir de concert les 27 nations qui la composent.
Les gouvernements américains et chinois rivalisent de discours nationalistes xénophobes réciproques et s’en servent pour leurs endoctrinements guerriers.
A un autre niveau, on a pu assister dans certains pays à une xénophobie à l’égard des populations chinoises ou d’origine chinoise. A Paris, certains chinois portaient pour se défendre, une pancarte disant “Je ne suis pas un virus”.
Tout cela apparaît d’autant plus absurde que l’humanité dispose aujourd’hui, comme on l’a dit au début de ce texte, des moyens extraordinaires sans précédents, pour s’informer, communiquer et coopérer à échelle planétaire.
Le mécanisme du bouc émissaire. Il va souvent de pair avec la xénophobie mais il a ses spécificités.
C’est une pratique qui consiste à détourner une hostilité latente dans un groupe vers quelqu’un, quelque chose ou vers un groupe de personnes. Cela peut permettre trois procédés à la fois :
– fournir une cible pour le défoulement de l’hostilité existante ;
– créer ou entretenir l’unité du groupe en permettant à ses membres d’agir, de haïr, de punir ensemble ;
– détourner la responsabilité d’une situation dommageable vers un “bouc émissaire” afin de mieux cacher les véritables responsabilités.
Dans le cas présent le virus a joué ce rôle à merveille. Les gouvernements ne cessent de lui attribuer les responsabilité de ce qui est en réalité le produit de la logique capitaliste, de la cupidité et de l’irrationnelle incompétence de ses dirigeants.
L’être humain est un animal social, mais il est aussi un individu dont l’intérêt particulier n’est pas obligatoirement identique ou compatible avec celui d’autres individus, même si ceux-ci sont membres du même groupe. Toute son existence est confrontée à la gestion de la possible contradiction entre individu et collectivité. La cohérence de toute organisation humaine dépend de sa capacité à gérer cette contradiction et neutraliser sa capacité explosive.
Cette contradiction existe aussi chez les autres animaux sociaux, en particulier chez les chimpanzés et les bonobos qui sont des animaux particulièrement intelligents et possédant une grande diversité de personnalités individuelles.
La gestion de cette contradiction explique grand nombre de comportements individuels et collectifs de ces espèces.
Contrairement au chacun pour soi, la hiérarchie, la xénophobie, le mécanisme du bouc émissaire sont tous les trois des moyens primitifs, rudimentaires, instinctifs en vu de préserver à tout prix l’unité et l’efficacité du groupe. Mais c’est l’unité du groupe aux dépens de tous les autres groupes.
La propagande nazie savait parfaitement s’adresser à ces pulsions primitives pour souder l’unité de la population derrière son État. “Ein Volk, ein Reich, ein Führer” c’était un discours xénophobe par l’affirmation de la priorité absolue de “notre peuple”. C’était aussi l’expression ultime du culte de la hiérarchie. On se saluait en disant : “Heil Hitler !”, “Salut à notre singe alpha !”
L’anti-sémitisme complétait la trilogie en permettant la pratique du bouc émissaire, responsable de tous les maux.
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C’est dans la période qui suivra la fin des confinements que les bouleversements dans les expressions de la nature humaine seront les plus décisifs. La situation sera probablement très difficile. On verra alors ce qui est resté comme enseignements dominants de l’actuelle catastrophe mondiale.
Trois enseignements apparaissent indispensables pour une issue positive.
On a beaucoup dénoncé pendant la pandémie l’absurdité d’avoir donné la priorité à “l’économie” aux dépens de la santé, comme l’avaient fait tous les gouvernements qui pendant plus de trente ans ont dévasté les systèmes de santé au nom de la rentabilité “économique”. En fait il s’agit de l’absurdité du système capitaliste qui conditionne tout à la rentabilité du capital aux dépens des besoins humains les plus élémentaires. C’est un premier enseignement : il n’y aura pas d’issue véritable sans rompre avec la logique mortifère du capitalisme.

Un deuxième est relatif à la dimension mondiale des problèmes et par conséquent à la dimension mondiale des solutions pour les résoudre. Comprendre que “l’unité du groupe” est pour les humains aussi l’unité de l’humanité toute entière, avec toutes ses différences mais avec la conscience d’être un animal social MONDIAL, une conscience qu’aucun autre animal ne peut posséder.
Enfin, last but not least, la certitude que, contrairement à ce que répète l’idéologie d’un système fondé sur l’égoïsme et la rapacité, nous sommes capables d’empathie, de sympathie, de solidarité active et auto-organisée envers nos congénères. Cela est inscrit dans nos gènes. Les multiples et diverses formes de concrétisation de cet état d’esprit pendant la crise actuelle sont restées cantonnées, par la force des choses, à des échelles limitées. Il nous faut imaginer ce qui pourrait être fait si avec ces mêmes convictions nous nous emparions de tous les leviers de la vie économique et sociale, si les 99 % de la population mondiale (dont parlait le mouvement Occupy aux USA en 2011) parvenaient à arracher au 1 % qui gouverne et profite de l’ordre établi, le contrôle des moyens de production, de transports, de communication, d’organisation, etc. Nous pourrons alors non seulement faire face efficacement aux nouvelles attaques virales qui ne manqueront pas de se produire, mais aussi et surtout arrêter le cours qui nous conduit de façon accélérée à une catastrophe écologique irréversible. Nous pourrons enfin bâtir un monde qui pour la première fois fera du bonheur des humains le but, la boussole de notre vie sociale.
Raoul Victor, 3 mai 2020
Notes
1. https://www.clubic.com/pro/actualite-850479-smartphones-monde-repartition-inegale.html
2. “Qu’est-ce que l’homme ?”, http://jacques.testart.free.fr/index.php?post/texte889
What We Learn From The Coronavirus Pandemic
LESSON ONE
The first lesson is that the capitalist system is incapable of leading us through the crisis today and those to come.
It is not just that most of our government leaders are craven bastards, shameless liars, and
incompetent imbeciles. That, of course, is what they mostly are and none more than those leading the “greatest capitalist power” — the U.S. It’s not just that politicians are making money in the stock market with insider information while others, unprepared, are left to die. It’s not just that billionaires are raking in even more billions, safe on their offshore yachts. It’s not just that the so-called bailouts are hijacked by special interests and mostly help the banks. Trickling down to whom? Not even the much-vaunted small businesses. It’s not just that we are living in a new “feudalism,” where some are lucky enough to have “lords” (or “governors”) who want to cushion the effect of the crisis on the citizens of their fiefdom, while others manifestly don’t give a damn who dies as long as tattoo parlors open up. It’s not just that people are so starved for any real information about the virus that they make heroes out of the “representatives” of the “scientific establishment” they see paraded before them, muzzled by the politicians, the ovens. It’s not just that our leaders are miserable excuses for human beings, the truth is that capitalism is incapable of even understanding much less leading us through the coming crises: pandemics, climate change, mass migrations.
Capitalism cannot go beyond national boundaries. It can make bigger or smaller boundaries but capital is inextricably bound to competition and the nation-state. Yet the crisis we now face and the crises to come need world-wide solutions. “The modern state is the committee for managing the common affairs of the ruling class of capitalism” said Karl Marx in a simple, yet powerful metaphor. The state and capitalists praise globalization (meaning getting workers to work for pennies somewhere else) but have no way of controlling the genie that brought this pandemic to everyone. Globalization brought us this epidemic for which we were stunned to find, no one had prepared us to face. No, that’s not quite right – nation states all over the developed world have deliberately stripped civil society of protections in the race to provide billionaires with tax breaks. Government after government has for decades sacrificed investment in health care, in housing, in protective equipment, in supplies, sacrificed the welfare of the 80% of their citizens that don’t profit from the “boom” of vast income inequality. They left us unprepared and for many, this will mean death. Unprepared today and unprepared tomorrow. They praise “industrial growth” but have not even the glimmer of a thought to find a way out of fossil fuel dependency, climate crisis, and global warming. Communication and transportation have made us one world but capitalism will make it a graveyard.
TWO
The second lesson of this crisis is the reappearance of the working class.
Supposedly gone from “late-stage capitalism” but there among us all the time — the “essential workers!” Those who tend to us in hospitals, those who nurse us, wash the floors, give “care,” those who work on the food chain, those our leaders hypocritically laud and praise while paying them a pittance, not even able or willing to provide protection because they have consistently decimated stockpiles and protective gear and basically everything that helps people and their communities in favor of profits. Those who deliver food and packages and necessities, those who keep the electricity going even though their children may not have the internet devices to use the electricity to stay in school, those who keep mass transit moving and the city and our buildings clean – their neighborhoods and towns have been left to fester. Those who are getting nothing from the “stimulus packages” because they are undocumented, those who line up at the food banks, those who are dying in disproportionate numbers. Yes, that is the black community and immigrants of all sorts, but making it merely a racial question obscures the reality of the class question. This, all colors, is the working class here and abroad.
Behind the Joker’s smile of “thanks” to our essential workers, our leaders refuse them a living wage, our billionaires deny them effective protection or meaningful hazard pay, and our politicians refuse to give them more relief because “that would encourage laziness” and “give no incentive to work” as if those sanctimonious bastards ever saw a real day of work in their lives.
What will capitalism bring to the workers? Tens of thousands of workers are working in meat plants that never close even to decontaminate when workers die of the virus. These are workers who are used to living in fear – of starvation from drought in Guatemala, or death squads in El Salvador, or drug cartels in Mexico. But now the choice is clear: your money or your life. Take a hint from the governor of Iowa in the midst of an epidemic: if the meatpackers don’t show up at the plant, unemployment benefits cease. Show up for work and risk your life and your family’s life for nickels and dimes or lose everything and starve or get deported.
Tens of thousands are working in warehouses and groceries and some have gone out on strike to protest the cavalier way their billionaire employers, Amazon, Instacart, Target, and others, are sacrificing them for “the greater good” (meaning their profits). Some IT engineers have left their jobs protesting the “toxic climate” of the tech giants but so far so few. There are a lot of crocodile tears but where is the solidarity?
The working class is and always has been the force around the world that can stop this system in its tracks: stop the rails, the electricity, the plants, the machines, the “essential” work. Do we have to do it?
It seems that this is becoming a question of life and death. And then we have to. When fear turns to anger, we have to act.
QUO VADIS?
The third lesson of the pandemic is the need to find the answer to the question: what comes next?
Capitalism is going to take us down to darkness. But where is the working class going? How can we act together in mass strikes? Where are the places in which workers can gather? How shall we organize?
Human ingenuity is not in question. Solutions can be found to give people a way out of poverty, to bring well-being to human communities, to stop the degradation of the earth, to find new ways to live and prosper, to experiment and change. The working class has the ability to change; capitalism lacks the will to change. Until the last robber baron and his paid politicians are breathing their last breath in some desert island bunker, capitalism will hold on to the “known” with the dead hand of short-term profits. Knowledge and expertise can be harnessed but only in the service of life, in the service of the fairness and equity that the working-class movement can bring. If capitalism is a world-wide system, our movement must also be worldwide. Is the world ready for unity? Ready or not.
This lesson is yet to be learned.
JA
6 May 2020
The writer is a sympathizer of Internationalist Perspective
EL VIRUS Y EL ÁRBOL DE DINERO
La crisis viral se ha transformado en una crisis global de reproducción social sin un fin a la vista. Con el cierre de fábricas, oficinas, escuelas e innumerables otras instituciones, muchos millones de personas en todo el mundo se enfrentan a la pérdida de ingresos, vivienda y acceso a recursos básicos de supervivencia. Mientras tanto, la pandemia mortal continúa, extendiéndose a los países más pobres del mundo que están aún menos preparados para contenerla. Todo el mundo está conmocionado. La confianza en la sabiduría de nuestros amos capitalistas, y en su capacidad para lidiar con los peligros actuales, está sufriendo un gran daño. Las imponentes columnas de mármol de los templos del gobierno y las finanzas, ya no se ven tan robustas. Crece la sensación de que todo esto podría estar al borde del colapso. Muchos tienen miedo. Muchos recurrieron a la compra-pánico (en particular a la acumulación de papel higiénico, lo que sugiere que el papel higiénico podría convertirse en la moneda post-apocalíptica :). Algunos, buscando un objetivo por su miedo, maltrataron a los asiáticos. Muchos más cuidaron a los más vulnerables, se ayudaron mutuamente, se solidarizaron con los trabajadores de la salud y los enfermos. Estas reacciones espontáneas indican las direcciones opuestas en las que podría ir el mundo.
Esta es una crisis del capitalismo.
El capitalismo no ha creado este virus. No fue inventado como un arma biológica, no escapó de un laboratorio secreto. No hay necesidad de fantasías, la realidad es lo suficientemente delirante de por sí. No es la primera transferencia zoonótica (enfermedad que salta de animales no humanos a humanos). Existen numerosas zoonosis; algunas, pero no la mayoría, causan epidemias. Ha habido varias pandemias zoonóticas en las últimas dos décadas (las principales SARS, MERS y ahora Covid-19). Estas cosas simplemente suceden, nos aseguran nuestros maestros, nadie tiene la culpa. La pandemia y todas sus consecuencias son “un acto de Dios”, como un huracán. Todos tenemos que refugiarnos hasta que la tormenta acampe.
Pero si bien el capitalismo no es responsable de la existencia del virus, ha creado condiciones que favorecen la aparición de zoonosis y su rápida propagación.
Su compulsión por crecer, buscar ganancias donde sea que pueda encontrarlas, convertir todos los recursos de la tierra en mercancías y destruir lo que no puede ser mercantilizado en el proceso, no sólo está causando un cambio climático catastrófico sino que también aumenta las posibilidades de infección viral proveniente de animales salvajes tropicales, como lo han advertido los epidemiólogos durante años. La deforestación es un factor importante. Reduce el hábitat de especies que nunca antes habían entrado en contacto con los humanos y que portan virus para los cuales no hemos desarrollado inmunidad. Los nuevos caminos a través de los bosques restantes aumentan tanto la tala de árboles como la muerte de la vida silvestre para la alimentación. Parte de la vida silvestre se consume localmente y reemplaza las fuentes de alimentos perdidas a medida que avanza la deforestación; algunos cazadores aprovechan los nuevos caminos y transportan la comida a los mercados urbanos. Es más barato que la carne normal y muchas personas son pobres, así que ahí lo tienes. La pérdida de hábitat también diezma muchas especies de animales y lleva a algunos a la extinción. Con sus depredadores desaparecidos, muchas plagas mortales se descontrolan. El cambio climático y las pandemias no son dos cuestiones separadas; son el mismo problema, tienen la misma causa, la implacable compulsión del capitalismo para explotar más, acumular más valor. El “más” nunca puede parar. La pandemia actual disminuirá eventualmente. Se desarrollará una vacuna y mejores tratamientos. Pero nuevas pandemias la seguirán. Al igual que los desastres recurrentes de inundaciones e incendios, se convertirán en parte de la “nueva normalidad”, aunque no hay nada normal en ellos.
Como se observa a menudo, la rápida expansión de Covi-19 fue posible gracias a la globalización de la economía que tanto se aceleró en las últimas décadas. El capitalismo ha creado un mundo global. La conectividad global no desaparecerá. Vivimos en ella, tenemos que lidiar con los desafíos y peligros globales que conlleva. La pandemia actual lo muestra claramente. Pero el capitalismo es intrínsecamente incapaz de abordar una crisis global. Basado como lo está en la competencia, no puede llegar a una solución global ante la propagación de la enfermedad. Cada nación trata de proteger su propio territorio, cerrando sus fronteras, compitiendo por recursos médicos y (si bien existe cierta cooperación internacional en la investigación) compitiendo por las riquezas que traerá el descubrimiento de una vacuna.
La pandemia también pone intensamente en foco a la naturaleza de clase de la sociedad capitalista. Cuanto más rico seas, mejor podrás protegerte. Los gerentes trabajan desde casa. Aquellos que son considerados trabajadores esenciales todavía tienen que ir a trabajar, a pesar de los riesgos para su salud, a menudo carecen de equipos de protección adecuados y les pagan salarios mínimos. Otros muchos millones son despedidos. Mientras que en los países más ricos obtienen beneficios de desempleo, en los países más pobres, generalmente no obtienen nada. Incluso en los Estados Unidos, muchos trabajadores despedidos pierden su seguro de salud. Muchos millones no podrán pagar sus hipotecas, alquileres y otras facturas. Los trabajadores con salarios más bajos también son los más vulnerables al virus en sí, debido a la mayor incidencia de enfermedades respiratorias. Los más vulnerables son los millones de personas sin hogar y las masas en los campos de refugiados, que sólo pueden responder a la directiva de quedarse en casa: “Ojalá pudiera …
Mientras escribimos esto, todavía no está claro cuan profundamente llegará la pandemia a las partes más pobres del mundo, pero parece probable que sea allí donde la enfermedad va a ser más destructiva. No sólo sus sistemas de atención de salud son lamentablemente insuficientes y completamente incapaces de lidiar con una avalancha de pacientes, no sólo muchos carecen de servicios básicos como agua corriente, por lo que la directiva del lavado frecuente de manos es imposible de seguir, no sólo es imposible un ‘distanciamiento social ‘ en las villa miseria ó favelas superpobladas de las ciudades, también la interrupción del trabajo priva a millones de personas de sus ingresos lo cual hace que el hambre y la desnutrición, que reprimen la reacción del sistema inmunológico ante la infección, se sumen a la pandemia. Va a ser una carnicería. Millones morirán. Los gobernantes del mundo derramarán una o dos lágrimas por ellos y enviarán un poco de ayuda, sin sentirse demasiado tristes por “el entresacado en la manada”.
¿Fracasos u opciones?
Mucho se ha escrito y dicho sobre los fracasos de varios gobiernos en esta crisis. Y, de hecho, han habido muchos. Pero lo que se describe como “un fracaso” es a menudo una opción tomada. La eliminación de los presupuestos para la investigación de epidemias, la falta de fondos para la atención médica, la disminución de la cantidad de camas en los hospitales, la falta de material para testeo, respiradores, máscaras, etc., el rechazo a las advertencias de los expertos, la falta general de planificación y preparación, serían un fracaso colosal si asegurar el bienestar de la población fuera la prioridad de la clase dominante. Pero, de hecho, esto está muy debajo en su lista de tareas. Los gobiernos de todo el mundo han desbastado la atención médica y otros gastos sociales en las últimas décadas. Eso incluye gobiernos de izquierda y de derecha, demócratas y republicanos, laboristas y conservadores. Lo hicieron para reducir costos a fin de hacer que el capital nacional sea más rentable. Esa es su prioridad. Que los recortes en la atención médica ahora parecen ser un asunto costoso, que socava en gran medida las ganancias, de ninguna manera alterará esa prioridad. Ya, algunos en la clase dominante, incluido Trump, claman por la reanudación de la producción, independientemente de las consecuencias para la salud. El teniente gobernador de Texas fue quizás un poco demasiado honesto cuando, en su apuro por hacer que la máquina de ganancias volviera a funcionar, hizo un llamado a las personas mayores para que se sacrifiquen por la economía.
Del mismo modo, la prioridad de la industria privada no es el bienestar de la población. La industria hospitalaria y las grandes compañías farmacéuticas han demostrado esto muy claramente. Lo que la Gran Industria Farmacéutica (Big Pharma) contribuye al bienestar humano es simplemente un subproducto de lo que realmente produce: ganancias. Y han habido pocas ganancias en la investigación y el desarrollo de nuevos antibióticos y antivirales. De las 18 compañías farmacéuticas más grandes, 15 han abandonado totalmente ese campo. En su lugar, se centraron en las enfermedades de los ricos, los tranquilizantes adictivos y las drogas para la impotencia masculina, descuidando las defensas contra las infecciones hospitalarias, las enfermedades emergentes y las mortíferas plagas tropicales.
No fue diferente en el pasado. La peor pandemia en la historia moderna, la “gripe española” de 1918-1919 (que debería llamarse “la gripe de Kansas”, ya que es ahí donde comenzó) mató al menos a 50 millones de personas debido a opciones tomadas, no por fracasos. Cuando comenzó el brote, ambas partes en la guerra inter-imperialista decidieron que la protección de la población no fuera su prioridad, y en su lugar centraron sus recursos, incluidos los recursos médicos, en la continuación de la guerra. Finalmente, más de la mitad de las muertes ocurrieron en la India, donde la brutal requisición de granos para exportar a Gran Bretaña, combinada con la sequía, crearon escasez de alimentos. La siniestra relación sinérgica entre la desnutrición y la pandemia viral significó la muerte en masa. Podría pasar de nuevo. Al enfrentar el sufrimiento humano en gran escala, nuestros gobernantes capitalistas muestran una crueldad inimaginable.
Una recesión que ya iba a suceder
Así que ahora estamos en una profunda recesión. Los economistas afirman que será en forma de V, lo que significa que la recuperación será rápida. En cuanto la enfermedad esté bajo control y podamos salir de nuestras casas, la demanda acumulada volverá a poner en marcha el tren del dinero en muy poco tiempo. Eso supone que la economía global estaba en buenas condiciones antes del brote y simplemente puede continuar desde donde se quedó. Pero esto no era así. Grandes países como Alemania y Japón ya estaban entrando en el terreno de la recesión. La tendencia era a la baja en todas partes. La curva ascendente de la carga de la deuda y la curva descendiente de la caída de la tasa general de ganancia se cruzaron nuevamente. La pandemia fue el alfiler que hizo estallar el globo. Hizo que el regreso a la recesión fuera mucho más brutal y agudo, pero no lo causó.
La deuda vencida (que ya no genera pagos de intereses) desencadenó la crisis financiera en el 2008. Los bancos en los Estados Unidos y Europa se tambalearon al borde de la quiebra. Sólo los rescates masivos de los gobiernos los salvaron. Para sacar a la economía global del abismo, los gobiernos tomaron grandes préstamos del futuro. La economía global sufrió una década difícil: una ‘Gran Recesión’ global seguida de un estancamiento persistente en Europa occidental, un crecimiento lento y una desigualdad cada vez mayor en los EE. UU. Podría haber sido mucho peor sin las medidas desesperadas de los bancos centrales y el gasto de derroche de China, impulsado por la deuda.
En esta década, la deuda global aumentó a 250 billones de dólares (de 84 billones en el 2000 y 173 billones en el 2008). Eso es el 320% del PIB mundial, 50% más que 10 años antes. La deuda de gobierno global ha aumentado con un 77%, la deuda corporativa global con un 51%. Nadie en su sano juicio cree que esta deuda será pagada alguna vez. Por el contrario, seguirá creciendo, ya que muchas empresas y gobiernos deben pedir prestado para pagar los intereses sobre su antigua deuda. Por eso es imperativo que las tasas de interés se mantengan lo más bajas posible. Pero incluso las tasas más bajas no pudieron evitar que la carga de la deuda aumente y que reduzca las ganancias. “El pasado devora al futuro”, como escribió Thomas Piketty. Veamos el estado de las dos economías más grandes en vísperas de la recesión actual.
Hace diez años, China había estado disfrutando de un fuerte crecimiento económico durante dos décadas, y evitó en gran medida la deuda para financiarlo. Desde entonces, la deuda total de China se ha multiplicado por siete. Representa más de la mitad de la deuda pendiente de todo el mundo emergente, mientras que su sector privado ha representado el 70 por ciento de todas las deudas nuevas contraídas en el mundo entero desde la crisis del 2008. La deuda de los hogares era sólo el 18.8 por ciento del PIB de la China. Ese número casi se ha triplicado, al 51%. La deuda corporativa aumentó al 65% del PIB, el aumento más rápido de todas las grandes economías. Mientras tanto, las ganancias se derrumbaron. En el año anterior a la crisis, la ganancia total neta de la economía china fue de 726 mil millones de dólares. Diez años después, su balance mostró una pérdida de 34 mil millones. Entonces, incluso antes de que la pandemia levantara su fea cabeza, una ola de bancarrotas parecía inevitable en China.
La imagen se veía algo diferente en los Estados Unidos. Aquí también, tanto la deuda del gobierno como la deuda de las corporaciones no financieras se duplicaron. Sin embargo, la tasa de ganancia aumentó en esta década en los Estados Unidos, en parte debido al estancamiento de los salarios. Pero este aumento se debió casi exclusivamente al éxito del 10 % de las compañías más grandes, mientras que los márgenes de ganancia de las empresas en la mitad inferior se mantuvieron principalmente en territorio negativo. Las empresas del décimo superior tienden a dominar a los sectores en los que operan. Protegidas en gran medida de la competencia, podían permitirse gastar relativamente poco en inversión productiva, lo que reducía sus costos y aumentaba sus ganancias (y el bajo gasto en tecnología para aumentar la productividad también aumentó el empleo). Otras empresas invirtieron más. Sus cargas de deuda han aumentado abruptamente, mientras que las del 10 por ciento superior se han mantenido casi plano.
Un gran número de compañías de la mitad inferior en los Estados Unidos y China se ganaron el apodo de “compañías zombis”. Son muertas vivas, no festejan con carne humana, excepto de una manera metafórica, pero están sostenidas por dinero barato, por más deuda. Y así el pasado se sigue devorando al futuro.
Examinar a otros países llevaría a la misma conclusión: una recesión estaba destinada a ocurrir, con o sin pandemia.
Sacude ese árbol
Pero la pandemia lo empeoró. Una pausa general de toda la producción, excepto de lo esencial, podría parecer no tan perjudicial en una economía donde hay sobreproducción en casi todos los sectores. Tomemos un descanso, consumamos nuestros productos acumulados para después recomenzar nuevamente. Y, para restablecer las condiciones para un crecimiento rentable, sería útil que todas las empresas no rentables, y la deuda que tienen, desaparecieran de la escena. Excepto que esto conduciría a un gran desmoronamiento. La cadena de pagos que une a todos los capitales, se rompería en millones de partes. La pandemia se convertiría en un pandemonio. La clase dominante nunca permitirá que suceda esto, por supuesto. Mientras pueda.
Pero no tiene nuevas soluciones. Entonces, ¿qué más puede hacer que lo que hizo en la recesión anterior? Sacudir el árbol de dinero, incluso más vigorosamente que en aquel entonces porque el peligro es aún mayor. Billones y billones son echados como una ducha sobre el Capital y, en mucho menor medida, sobre la población en general. Los bancos centrales reanudan sus operaciones de compra de deuda. Los límites al gasto deficitario se quedan en el camino. De esta forma se evita una depresión, por ahora. Pero a pesar de lo alucinantes que son las cantidades de dinero nuevo, no serán suficientes para salvar a muchas de las empresas que se tambalean al borde del abismo, ni los cheques de desempleo y las bonificaciones únicas evitarán un empobrecimiento de la clase trabajadora.
Esto en cuanto a la forma de V de esta recesión. Será una forma de L en el mejor de los casos. O de una letra aún por inventar. En gran medida, las consecuencias se pueden parecer a lo que sucedió después de la recesión anterior, sólo que peores. La brecha entre ricos y pobres se ampliará aún más, ya que los grandes capitales obtienen la mayor parte del dinero nuevo y el crédito más barato. El hecho de que sean ricos los hace más ricos, más confiables y seguros para el valor. Mientras tanto, toda la nueva deuda obligará a los gobiernos a imponer una austeridad severa a la clase trabajadora ya empobrecida. Los agujeros en la llamada red de seguridad serán cada vez más grandes. Para los militares y la policía no habrá austeridad, por supuesto, ya que los conflictos internacionales y las tensiones sociales aumentarán.
Este árbol no es para tí ni para mí.
“No hay ningún árbol mágico de dinero”, dijo la primera ministra del Reino Unido, Theresa May, al justificar sus recortes en el cuidado de la salud y la educación. Ahora resulta que sí hay un árbol así, solo que tú no puedes sacudirlo.
¡No es justo!, dicen las voces de la izquierda, si se puede crear tanto dinero de la nada, ¿por qué se necesita la austeridad? ¿Por qué el capital obtiene la mayor parte y el resto de nosotros una miseria? ¿Por qué no crear dinero para gastar en atención médica y educación, vivienda, salarios y medio ambiente?
La respuesta de la mayoría de los economistas es que una creación masiva de dinero para satisfacer las necesidades de la población en general, para aumentar su consumo, lo cual llevaría ese dinero a la circulación general, desataría la inflación y elevaría las tasas de interés a niveles paralizantes. El mágico árbol de dinero puede ser sacudido, es lo que dicen, pero tiene que ser sacudido de la manera correcta.
Entonces, ¿cuál es la manera “correcta”? El objetivo debe ser mantener el incentivo para producir, para crear valor. Eso es lo que exige el sistema, que el proceso de acumulación continúe. Si el incentivo cae, ya nada se mueve. Dado que el incentivo es la ganancia, se debe dirigir el dinero del árbol mágico a la restauración de la rentabilidad del capital. La creencia en que la producción convierte el dinero en más dinero, en que el dinero aumenta de valor cuando se presta, debe ser mantenida a toda costa. Todas las medidas tomadas ahora, las donaciones y préstamos masivos y la compra de deudas, sirven a ese propósito. Los recortes de impuestos, recortes salariales y la eliminación de las regulaciones ambientales también son útiles. Cualquier excedente que esta estrategia dé como rendimiento, puede gastarse en beneficio de la población ó no y, por lo tanto, ser objeto de debate público.
Sin duda, la codicia, el interés propio, la solidaridad de la clase dominante consigo misma, la corrupción y la crueldad juegan un papel en como se distribuye la enorme cantidad de dinero que ahora se está creando. Pero al final, mientras el contexto sea el capitalismo, el argumento de la derecha es más correcto que el de la izquierda. De hecho, para mantenerse en la cima del despiadado mundo capitalista en crisis, la rentabilidad del capital nacional debe defenderse a expensas de la población. De lo contrario, el capital huirá o perderá su incentivo para producir. En este mundo, donde la falta de vivienda crece por minuto, donde un niño muere de hambre cada 10 segundos, tiene sentido dar dinero a los ricos. Sí, esto es absurdo. Pero eso se debe a que el capitalismo se ha convertido en un absurdo.
Eso es lo que la izquierda capitalista no ve o no quiere ver. La izquierda capitalista denuncia los excesos del capitalismo, quiere cambiar al sistema para hacerlo más justo, quiere que el Estado cree dinero para satisfacer las necesidades de la población, detener el cambio climático y mucho más. Ve en la crisis actual un momento de enseñanza, una oportunidad para luchar contra el “neoliberalismo”. ¡Mira lo que el Estado puede hacer! ¡Imagina lo que podría hacer bajo un liderazgo progresista! No quieren ver que cambiar al sistema no altera su curso mientras siga siendo capitalista. La base subyacente sobre la cual opera el capitalismo implica políticas que son compartidas por la izquierda y la derecha en cualquier país dado, al menos en la práctica. No importa cuanto dinero se cree para ayudar a los pobres, este modo de funcionamiento continuará creando más y más desastres. Más pobreza, más personas huyendo del hambre y la guerra, más ansiedad y desesperación, más pandemias y calamidades ambientales, más crisis. No cambiar al sistema sino abolirlo debe ser el objetivo.
Resistencia
A medida que se extendió la pandemia, los Estados de todo el mundo demostraron y aumentaron su capacidad para dirigir y controlar los movimientos de toda la población. Comparando la situación con el tiempo de guerra, han desplegado al ejército, otorgando a la policía poderes radicales para detener a las personas indefinidamente, intensificando la vigilancia (trabajando con empresas de telecomunicaciones y compañías de plataformas como Google y Facebook para ese propósito), suspendieron derechos constitucionales como la libertad de expresión y reunión. Muchos de estos pasos draconianos no tienen nada que ver con la crisis de la salud. Uno tiene que preguntarse si todo esto desaparecerá una vez que termine la emergencia. No existen “condiciones de extinción” para garantizar que estas medidas sean temporarias. La tendencia hacia la creación de poderes represivos y un mayor control biológico sobre cada individuo es anterior a la pandemia y sin duda continuará.
Dejando de lado la emergencia de la salud, la clase dominante tiene buenas razones para hacerlo. La pandemia bien puede ser seguida por una ola de lucha de clases. Muchos millones de personas ahora se preguntan como van a llegar a fin de mes. Ven que los Estados se hacen cargo del Capital a sus expensas, ven a los especuladores haciendo miles de millones acortando el mercado de valores, ven a las compañías despedir a los trabajadores sin paga, ven a los hospitales obligados a asignar grados de prioridad a los enfermos y a racionar recursos, ven a los pacientes de hogares de ancianos abandonados como blanco fácil para el virus, ven a los pobres abandonados, ven a los trabajadores obligados a trabajar sin protección. El descontento social se está gestando.
De hecho, los conflictos de clase ya se multiplicaron en marzo, a pesar de que la necesidad de distanciamiento social es un gran obstáculo para la acción colectiva. Hubo protestas dentro y fuera de las cárceles y centros de detención de inmigrantes en Italia, Irán, Canadá y los Estados Unidos, contra las peligrosas condiciones de salud. Hubo muchas huelgas de trabajadores “no esenciales” que se vieron obligados a ir a trabajar a pesar del peligro. Al grito de “Non siamo carne da macello” – “No somos carne de matanza” – los trabajadores obligaron a cerrar fábricas en toda Italia. Por la misma razón, muchas huelgas salvajes estallaron en América del Norte. Los trabajadores en fábricas de automóviles, astilleros y centros de atención telefónica, entre otros lugares, se negaron a trabajar, organizaron sentadas, salida colectiva por enfermedad, etc. También han habido muchos actos de resistencia por parte de los trabajadores que se consideran esenciales, pero que no cuentan con la protección adecuada (máscaras, desinfectante, etc.) ni están recibiendo pago de riesgo. En los EE. UU., esto ha llevado a huelgas y protestas de los trabajadores de la salud en la primera línea de la pandemia, de los trabajadores del transporte público, los trabajadores de comida rápida, los empaquetadores de carne, los trabajadores de saneamiento, el personal de atención domiciliaria y los cajeros de supermercados. En el momento en que escribimos esto, estalló una huelga en Amazon en Nueva York y en Instacart, una empresa de entrega de compras que ahora está obteniendo ganancias fabulosas, mientras que la mayoría de sus trabajadores ganan menos de 9 dólares por hora. 1Los trabajadores de correos en el Reino Unido y los conductores de autobuses en Francia abandonaron el trabajo por las mismas razones. Seguramente hay muchos más ejemplos de resistencia colectiva en todo el mundo. No es sorprendente que los medios de comunicación no informen acerca de esto.
Se está organizando una huelga de alquileres. Incluso se habla de una huelga general. Es poco probable que suceda pronto, pero el hecho de que la idea esté dando vueltas es significativo. Es conmovedor presenciar esta voluntad de resistir, esta negativa a ser corderos para la matanza en el altar del Capital.
Un colapso en cámara lenta
A pesar de la velocidad de la pandemia y su impacto económico, la crisis estructural del capitalismo está tomando la forma de una depresión en cámara lenta. Cada vez que la economía mundial se acerca al abismo, una infusión masiva de dinero la hace retroceder, restaura una normalidad que con cada nueva ronda de este carrusel dislocado se vuelve más absurda, más contraria a la satisfacción de las necesidades humanas. Con cada nueva ronda, la muerte masiva por el bien de la economía se vuelve más aceptable en la mente de la clase dominante. Trump, cuando expresó su deseo de que las cosas volvieran a la “normalidad” en Semana Santa, una medida que podría haber llevado a la muerte a millones de personas, ó Boris Johnson, cuando consideró permitir que la población británica adquiriera “inmunidad colectiva” ( matando así a todos los débiles), tal vez estén un poco adelantados a su tiempo.
Con cada nueva ronda, el Capital intenta perder más lastre. Es un retiro en cámara lenta de todo lo que no sea rentable, de la responsabilidad de dispensar el salario social (atención médica, pensiones, etc.); un abandono de las masas que ya no pueden ser rentablemente empleadas. Intenta hacerlo de manera tan gradual para que la rana no salte fuera del agua que se está calentando; para que la clase obrera no se rebele.
Está abandonando el espacio social, tanto literal como figurativamente. Pero esta es también una oportunidad para ocupar ese espacio. De nuevo, tanto literal como figurativamente. Literalmente: mientras escribimos esto, algunas viviendas vacantes en Los Ángeles están siendo tomadas por personas sin hogar. Muchos otros espacios se están convirtiendo en cascarones vacíos, pidiendo ser utilizados para vivir, reunirse, jugar y trabajar. Serán ocupados, aunque la ley no lo permita. La retirada del Estado y sus instituciones de la responsabilidad de la reproducción social nos urge a autoorganizarnos. En esta emergencia de salud, vemos el gran potencial de solidaridad del que surge la autoorganización. Tanta gente ha asumido espontáneamente el desafío. Vemos a médicos y enfermeras jubilados que se ofrecen como voluntarios, a pesar de los riesgos para su propia seguridad, personas que se encargan de coser máscaras, comprar para sus vecinos, organizar asistencia alimentaria y diferentes formas de ayuda mutua, organizar la resistencia colectiva.
A medida que el sistema continúa en su marcha hacia el colapso, la necesidad de solidaridad y resistencia sólo aumentará. No sólo se ocupará el espacio social desocupado por el Capital, el control de los puntos de producción tendrá que ser tomado por los trabajadores para que sean utilizados para satisfacer las necesidades humanas. Existe en la clase trabajadora, la gran mayoría de la población, una enorme reserva de talento y creatividad para construir un mundo nuevo. Las habilidades, el conocimiento y los recursos están ahí, más de lo que creemos. Las redes sociales para activar estos poderes aún no están allí, ó son aún incipientes ó latentes. La necesidad misma las despertará.
Sanderr
3/31/2020
The Virus and the Money Tree




Deforestation


LA CRISIS DEL VALOR
Un texto de 2009, aún relevante
No hay necesidad de repetir que nos encontramos en el medio de la peor crisis del capitalismo desde 1930: inclusive en los medios de comunicación masivos esto se ha convertido en un mantra. Pero ¿por qué estamos en este lío? Las medidas a tomar (o a no tomar) que son recomendadas dependen de la respuesta a esta pregunta. En si, la forma en la que la crisis es representada implica una respuesta. Los medios de comunicación nos han inundado con historias de avaricia, historias de mala administración y sobre la falta de regulación. El modelo “Anglosajón”, “neo-liberal” de mercados libres desenfrenados ha sido rigurosamente desacreditado, los héroes económicos de la derecha han caído de sus pedestales, y el buen viejo Keynes está de moda nuevamente. El nuevo consenso favorece más regulación, más intervención del Estado, y más creación de endeudamiento por parte del Estado para contrarrestar el arrastre deflacionario que esta comprimiendo la economía. El debate es solo acerca de cuanto. Ese es un debate que, por su naturaleza, es asumido dentro de la izquierda del espectro político capitalista. Enfrenta a quienes creen que afinando la simbiosis entre el Estado y el capital privado se llegará al mejor de los mundos posibles, contra quienes alucinan que, a través de la estatificación gradual de la economía, se introducirá la sociedad capitalista al socialismo. Pero estos últimos apoyan a los primeros en su discurso sobre la crisis como resultado de la avaricia, mala gestión y desregulación. Ambos critican al capitalismo, en varios sentidos, pero su crítica es una crítica positiva. Ellos comparten y propagan la idea de que el capitalismo puede ser mejorado. Eso los hace los defensores más cruciales del capitalismo de hoy.
Hay otra respuesta a la pregunta de “?Por qué estamos en este lío?” Una respuesta que estuvo implícita en las recientes protestas griegas, en el rechazo de los trabajadores en Francia a compartir la responsabilidad de la crisis, en el rechazo de los trabajadores en China a obedecer la ley, en la determinación de los trabajadores desempleados de la construcción en EEUU a organizarse espontáneamente para devolver la propiedad desocupada a las personas sin hogar… una respuesta que dice: el capitalismo es obsoleto. Es hora de algo nuevo.
Si el tiempo llega para que esta respuesta madure en luchas de masa, habrá necesidad de un fuerte movimiento político pro-revolucionario que articule claramente lo que es sentido intuitivamente en ese momento y, a través de su claridad, ayude a sacar el polvo del tiempo, la pérdida de la memoria y todas las telarañas ideológicas del espejo, con el fin de que el trabajador colectivo pueda reconocerse así mismo. Hoy en día, lo que estos pro-revolucionarios tienen que decir no es tan popular. Una y otra vez, ellos echan agua fría a las propuestas de la izquierda (o de la derecha) de hacer mejoras en el actual sistema. Al reproche: “Pero entonces, ¿qué propones concretamente?” ellos sólo pueden responder: resistencia intransigente contra la miseria que el capitalismo en crisis está infligiendo sobre la clase trabajadora. Solo pueden ofrecer la esperanza de que, en esta resistencia, la clase trabajadora se transformará en clase para sí, y por lo tanto humanidad liberada; que en su auto-organización, la sociedad post-capitalista comenzará a tomar forma. A raíz de esto, los pro-revolucionarios son denominados utopistas por quienes no se atreven a mirar de frente a la realidad, y se enganchan a ilusiones en nombre del “realismo.”
En contraste a la izquierda, la crítica pro-revolucionaria al capitalismo es una crítica negativa. Afirma que la actual crisis empeorará, sean cuales fueren las medidas tomadas. A lo mucho, estas medidas frenarán su aceleración, pero cualquier reflación será una reflación de la burbuja; porque la burbuja no sólo se haya en inmobiliarias y en las finanzas. La economía mundial como un todo es una burbuja que debe explotar o desinflarse, con terribles consecuencias para la gran mayoría de la humanidad, sin importar como y por quien está siendo manejada. En su primera fase, esta presión deflacionaria se manifiesta logicamente en una crisis de confianza en el sistema bancario, la cual, por ahora, puede ser frenada por la intervención estatal. La fuerza de la tendencia deflacionaria, y el grado hasta el cual el Estado la puede resistir, determinará que tan rápidamente esto se convertirá en una crisis de confianza en el Estado, el dólar, el euro, etc. Cuando se llegue a ese punto, no habrá otro poder superior que pueda ir en su rescate. El capitalismo se vuelve más peligroso cuando la huida hacia adelante es la única alternativa que queda.
La crítica negativa del capitalismo afirma que no puede ser reparado porque la crisis es el resultado directo del anacronismo histórico de su propia base: la forma del valor.
Un mundo del valor
El valor es el dios más poderoso de la tierra, adorado y obedecido como ningún otro. Nosotros los humanos lo inventamos, pero servimos sus necesidades y no a la inversa. Nosotros sufrimos y morimos, para que su acumulación continúe. A pesar de ser una construcción humana, se ha autonomizado y nos parece una fuerza externa como el clima, que podemos tratar de manipular, pero al cual finalmente debemos adaptarnos y sufrir sus consecuencias, aunque sean terribles.
Aún a pesar de que se ha convertido en un hecho completamente irracional el que la sociedad continúe basando sus interacciones en la forma del valor, el valor no puede existir sin el pensar racional y es totalmente lógico. Su lógica se ha vuelto cada vez más compleja con el desarrollo de la sociedad capitalista e implica ahora, la necesidad de dinero, bancos, estados, fronteras , ejércitos, policías, sindicatos, iglesias, pornografía y muchas, muchas prisiones, algunas denominadas “prisiones”, otras “escuelas”, “fábricas”, “oficinas” o “cuarteles”. De acuerdo a la lógica del valor, nada de eso puede ser prescindible. Aunque esto comienza en una forma simple.
Es muy lógico que las sociedades que producen un excedente, más allá de sus propias necesidades de reproducción, se dediquen al intercambio. Es lógico que tal intercambio cree un mercado, donde todos quieren vender lo más caro posible y todos quieren comprar lo más barato posible. Es lógico entonces que el intercambio de mercancías ocurra en base a la cantidad de tiempo promedio de trabajo necesario para producirlos. Si una mercancía obtiene un precio más alto que otras requiriendo la misma cantidad de tiempo de trabajo socialmente necesario (ttsn), la fuerza de trabajo fluirá a su producción para aprovecharse del alto rendimiento, hasta que la sobreproducción lo haga disminuir para que su valor (ttsn) sea intercambiado por una cantidad igual de valor (ttsn). De esta manera, cuanto más orientada esté hacia el mercado la producción de una sociedad, más determinará la ley del valor donde será situada su fuerza de trabajo. El valor es el arquitecto de la sociedad capitalista.
Mercado, dinero y por lo tanto el valor existían antes del modo de producción capitalista. Pero la ley de valor sólo puede operar al grado en que el trabajo concreto, específico, se vuelva abstracto, trabajo indiferenciado. Esto supone una igualdad de trabajo de diferentes tipos con el fin de que sea intercambiable y de que constantemente haya posibilidad de cambiar la fuerza de trabajo de un área de producción a otra. Por lo tanto, la expansión del Mercado condujo lógicamente a la siguiente etapa: la misma fuerza de trabajo se convirtió en una mercancía, libremente comprada y vendida. Ese fue el nacimiento del capitalismo, el cual está basado en el hecho de que esta mercancía crea valor, mientras que su propio valor, al igual que el de otras mercancías, es determinado por el ttsn requerido para su producción. El trabajador trabaja 10 horas, pero la producción de bienes y servicios que él necesita para poder seguir vendiendo su fuerza de trabajo requiere sólo 5 horas de ttsn. 5 horas son el equivalente de la fuerza de trabajo que el vendió pero él trabaja 10 horas. El valor de las otras 5 horas va al capitalista que es dueño del producto de su trabajo.
El valor de una mercancía en el capitalismo se vuelve: c + v + p, en el cual c (capital constante) es el valor del trabajo anterior (maquinaria, infraestructura, materias primas) que es consumido en su producción, v (capital variable) es el valor de la nueva fuerza de trabajo que es usada en su producción, y p (plusvalía) es el ttsn que la fuerza de trabajo gastó en su producción menos el ttsn necesario para reproducir su propio valor (v).
El dinero hacer girar el mundo
Mientras que las clases dominantes previas habían exprimido a la sociedad para acumular riqueza y poder, con el advenimiento del capitalismo, la acumulación del valor abstracto a través de la producción de p se volvió la meta de la sociedad, la fuerza motriz de la economía. Eso requería otro invento precapitalista sin el cual el capitalismo no puede existir: dinero. El valor de esa mercancía muy peculiar, con su habilidad excepcional de representar el valor abstracto y por ende de ser intercambiable por cualquier otra mercancía, y por lo tanto haciendo su intercambio posible, era originalmente, como las otras mercancías, el ttsn necesario para producirlo. El dinero ya existía como una mercancía particular antes de que se convirtiese en la mercancía universal que hace posible el intercambio de todas las demás. Lo que lo hacía dinero, era el hecho de que las características de esta mercancía particular (usualmente metales preciosos), lo convertían en lo más adecuado para medir el valor (ttsn) de las otras mercancías y, de esta manera dando la posibilidad de expresar sus valores en precios (en una cantidad de dinero). Pero tan pronto como el Mercado surgió, hubo una necesidad de un intermediario en el intercambio de mercancías. Para que intercambios complejos pudieran tener lugar, tenía que ser posible el vender sin tener que comprar y el comprar sin tener que vender, para intercambiar mercancías por un medio general de intercambio, representando el valor de cambio en general.
Mientras que esta segunda función del dinero es hecha posible gracias a la primera, también está en contradicción con ella. Como medida del valor (como mercancía particular) no importaba cuanto de este estaba presente (el dinero no necesitaba estar ahí para que los valores de otras mercancías estén expresadas en él, como lo decía Marx, solo tenían que ser “idealmente transformadas” en dinero para ser comparadas), pero el valor de su sustancia material, por supuesto que importaba mucho. Como un medio de cambio (como la mercancía general), la sustancia material del dinero no importaba: ya que sólo es un símbolo del valor de cambio en general, cualquier símbolo aceptado como tal lo haría. Pero puesto que representa valor de cambio ante todas las mercancías, su cantidad ahora tiene gran importancia y debe crecer (o decrecer) en proporción a la cantidad de mercancías cuya circulación el dinero hace posible. Como medio de cambio, a primera vista no altera mucho al proceso de intercambio, sino que simplemente lo hace más complejo: en vez del intercambio directo de mercancías (M-M), ahora tenemos el intercambio de una mercancía particular por la mercancía universal dinero (M-D) y otro intercambio de dinero por mercancía particular (D-M). Pero el proceso es fundamentalmente alterado porque ahora: “las acciones de compra y venta… aparecen como dos actos mutualmente indiferentes, separados en el tiempo y espacio… Su indiferencia puede desarrollarse en la fortificación y aparente independencia del uno al otro. Pero en la medida en que ambos son momentos esenciales de un todo único, debe haber un momento en que la forma independiente es violentamente quebrada y cuando la unidad interna es establecida externamente a través de una explosión violenta. De esta manera ya… en la ruptura del intercambio en dos actos, ahí residen los gérmenes de las crisis, o al menos su posibilidad.”1
La ruptura del intercambio en dos actos es lo que permitió al dinero adquirir también una tercera función, esencial para el capitalismo. Presupone las dos primeras funciones y las une.
Desde que el dinero es una mercancía particular que mide el valor de cambio y una mercancía general que media, y por lo tanto separa al intercambio, se vuelve el material universal representativo de la riqueza, una mercancía en la cual el valor de cambio puede ser almacenado y acumulado. De esta manera la acumulación del dinero se convirtió en el alfa y omega de la reproducción de la sociedad. “El dinero hace girar al mundo”, como dice la canción: es anticipo para comprar capital constante y fuerza de trabajo (c+v), cuyo consumo productivo crea más valor (c+v+s) y así más dinero. Y así sucesivamente, hasta el infinito. La ganancia muestra el camino. Como el deseo de más dinero es interminable, la capacidad de expansión del capitalismo también parece interminable.
Parece casi un sistema perfecto, con excepción de una cosa: el valor no es estable. No es permanente. Eso está lo suficientemente claro para la mayoría de las mercancías: si se mantienen sin ser vendidas, pierden su valor. Pero el dinero parece ser diferente. Otras mercancías son “dinero perecedero” como Marx escribió, deben ser transformadas en dinero o perderán su valor. Pero el dinero “la mercancía imperecedera”, puede almacenar su valor y no necesita ser transformado.
Pero sólo parece que es así. El dinero es el representante universal de la riqueza sólo porque es intercambiable. Esto significa que su capacidad de almacenar valor sigue siendo real en la medida en que su intercambiabilidad sigue siendo real, en la medida en que “el valor de cambio real se halla constantemente en el lugar de su representativo, constantemente cambia de lugar con él, constantemente se intercambia a sí mismo por él.” 2 Esto no significa que el valor del dinero es igual al valor de los bienes que circulan. La acumulación requiere ahorro; el valor debe tener la capacidad de salir del ciclo reproductivo y regresar a él. Debe haber una “reserva” de dinero-capital que funciona como capital productivo latente que fluye a la esfera de la producción cuando la acumulación lo requiere, que mientras no funciona como medio de circulación, mantiene un potencial de medio de pago. Pero el grado en que esta reserva, este dinero capital, representa el valor real y no sólo capital ficticio, no es simplemente determinado por el valor que representaba cuando fue retraído del ciclo reproductivo. Todo el dinero es por definición un reclamo sobre el valor futuro y, por lo tanto, sólo puede expandirse al grado en que la creación de valor se expande. El dinero capital es sólo una afirmación de la posesión de una parte del valor total. Si ese valor total se reduce, o se expande más lentamente que el dinero capital, este último representa menos valor y por esto debe ser desvalorizado.
La inestabilidad del valor también explica porque la acumulación es una necesidad en el capitalismo. Sólo poniendo en movimiento la fuerzas productivas y, de ese modo, produciendo plusvalía, y así expandiendo el valor (o robándolo de quienes lo hacen), los capitales existentes pueden prevenir su propia desvalorización.
La doble naturaleza de la mercancía
Antes de que los productos del trabajo humano fueran mercancías, hechas para un mercado, también tenían por supuesto un valor. El valor del pan por ejemplo, era el ser nutritivo y tener buen gusto. Las personas lo querían. Tenía un valor de uso.
Para tener valor de cambio, una mercancía necesita tener valor de uso. Esto no significa que tiene que ser objetivamente útil, sólo que tiene que tomar una forma concreta que la haga deseable para alguien que tenga el dinero para comprarla. Este es el elemento que evita que la acumulación de valor se convierta en algo completamente autónomo de las necesidades reales de la sociedad. Esta acumulación necesita tomar la forma de una expansión de valores de uso, aunque esto sólo sea una manera de expandir el valor de cambio abstracto, lo cual es la verdadera meta y función del capitalista.
Entonces la expansión de los valores de uso y del valor de cambio deben desarrollarse en tándem, como un proceso unificado. Pero son muy diferentes. Como valor de uso, una mercancía tiene características específicas que la definen. Pero su valor de cambio no es una cualidad inherente del objeto. Mejor dicho, es el valor del capital adelantado para su producción más la plusvalía. Es una relación social, capital – trabajo. Mientras que, conquistando el mundo y eliminando o marginalizando todos los otros modos de producción, la producción capitalista de mercancías reproduce y extiende esta relación social continuamente.
La naturaleza dual de la mercancía, valor de cambio y valor de uso, explica su éxito en llevarlo a cabo. La búsqueda de plusvalía dió lugar a un continuo crecimiento del producto excedente, y esta productividad superior fue “la artillería pesada con la que derrumbó todas la murallas chinas” (El Manifiesto Comunista). Si vemos a la historia como una lucha incesante para superar las condiciones de escasez en las cuales surgió la humanidad, y a esta lucha, como una progresión de productividad laboral, el capitalismo aparece como una fase necesaria e inevitable. El que sea una fase transitoria se debe también a la naturaleza dual de la mercancía.
La crisis reside en la misma mercancía, en su naturaleza dual. Hoy en día es bastante obvio que el valor de uso y el valor de cambio están trastornados. Nunca la productividad, y por lo tanto la capacidad de expandir valores de uso, ha sido tan grande. Al mismo tiempo, la creciente incapacidad de expandir el valor de cambio nunca se ha manifestado tan claramente como en el mundo de hoy, ahogándose en la sobrecapacidad, mientras que más y más necesidades humanas permanecen insatisfechas. La expansión de valores de uso y del valor de cambio ya no funciona en tándem. La ganancia determina donde y cuando la fuerza de trabajo es situada. Dos billones de personas están desempleadas porque el capital no los puede emplear para expandir el valor de cambio. La expansión del valor de cambio tiene problemas y es la expansión de la capacidad para producir valores de uso, la que cavó la fosa de la cual no puede salir sin causar una destrucción masiva.
El valor de cambio se ha vuelto una ridícula vara de medir en una sociedad cuya verdadera riqueza ya no está basada en el tiempo de trabajo.
Como Marx señalaba: “La creación de riqueza real pasa a depender menos del tiempo de trabajo y de la cantidad de trabajo empleado, que del poder de las agencias puestas en movimiento durante el tiempo de trabajo, cuya “poderosa efectividad” es a su vez , en sí misma, totalmente desproporcionada al tiempo de trabajo directo gastado en su producción, pero depende más bien del estado general de la ciencia y del progreso de la tecnología… El ser humano pasa a relacionarse como vigilante y regulador del proceso de producción en sí… Se hace a un lado del proceso de producción en lugar de ser su protagonista. En esta transformación, no es ni el tiempo de trabajo directo que él mismo realiza, ni el tiempo durante el cual él trabaja, sino la apropiación de su misma fuerza productiva, su entendimiento de la naturaleza y su dominio de ella en virtud de su presencia como un cuerpo social – es, en una palabra, el desarrollo del individuo social lo que aparece como la gran piedra fundamental de la producción y de la riqueza”. 3
Pero durante la mayor parte del período ascendente del capitalismo, este conflicto entre la verdadera riqueza y la riqueza capitalista todavía no surgía. Los valores de uso y el valor de cambio se expandieron en tándem. Gradualmente, el capitalismo tomó a su cargo todas las formas de producción de mercancías, y extendió la producción de mercancías a ámbitos donde nunca había existido anteriormente. Esta reorganización de la producción significó una socialización del proceso laboral. Uniendo a los trabajadores en un lugar de trabajo colectivo, dándoles tareas especializadas, haciendo su trabajo intercambiable, todo esto trajo grandes ahorros en costos y crecimiento en la productividad. Esta creciente productividad significó que la diferencia entre el ttsn que realizaban los trabajadores y el ttsn necesario para producir para sus necesidades aumentó, aunque este último se expandió también como resultado de la lucha de los trabajadores y de los cambios sociales. Cuanto más proletarios eran contratados, más tiempo estaban obligados a trabajar y menos era el valor de su reproducción, cuanto más se acumulaba el tiempo de trabajo no remunerado, más plusvalía se creaba. El empleo, la productividad y la ganancia, crecían mano a mano. Cuanto más proletarios surgían por el desarrollo de las fuerzas productivas, más se incrementaba la productividad y la creación de valor. Por lo tanto parecían tener sinonimia. Cuanto más riqueza material, más ganancia. Había un equilibrio entre el crecimiento del valor de cambio y el de los valores de uso. La fuente de ambos era la misma: la plusvalía. La ley del valor estaba en armonía con las fuerzas productivas en ese período.
La transición a la dominación real del capital
Hay dos maneras de producir plusvalía. Por siglos, el foco del capitalismo se hallaba en la más obvia: el alargamiento de la jornada de trabajo. El capitalismo aún no desarrollaba un nuevo método de producción intrínsecamente capitalista. El tejedor hacía telas como siempre, pero ahora lo hacía en una fábrica por un salario. Obviamente, cuanto más trabajaba por ese salario, más plusvalía obtenía el dueño del producto de su trabajo.
Hay otra manera de producir plusvalía. En vez de incrementar la duración absoluta de la jornada de trabajo (la cual tiene sus límites naturales), se incrementa la parte relativa de la jornada en la cual el trabajador realiza el trabajo sin costo para el capitalista, disminuyendo la otra parte, el ttsn que es equivalente a lo que él compra con su salario. En otras palabras, cuanto más disminuya el valor del salario del trabajador, en relación al valor de lo que él produce, más plusvalía generará.
Pero el valor del salario de sus trabajadores es algo sobre lo cual el capitalista no tiene control directo, no más que tratando de intensificar el proceso laboral sobre la norma social. Por supuesto que siempre trata de presionar el salario para que sea más bajo que el valor de la fuerza de trabajo y frecuentemente lo consigue, gracias a una sobreoferta de trabajadores o al fructuoso uso de la violencia y la ideología en contra de ellos. Sin embargo, en condiciones normales, la ley del valor regula el mercado laboral como cualquier otro, lo cual significa que al menos hay una tendencia a que la fuerza de trabajo sea comprada por su valor. Generalmente, la disminución del valor relativo de los salarios, no es el resultado de lo que haga algún capitalista en particular, sino del aumento de la productividad general de la sociedad, lo que hace que las mercancías que necesita el trabajador sean cada vez más baratas.
Lo que el trabajador necesita es una cantidad limitada de valores de uso, que le permiten estar sano, formar una familia, tener un hogar y suficiente alimento para el cuerpo y la mente… valores de uso que se extienden con los cambios de la sociedad pero que siguen siendo reflejo de lo que, en una sociedad dada, es necesario para la reproducción de fuerza de trabajo. Cuanto más productiva sea una sociedad, menos será el ttsn requerido para producir esos valores de uso y, en consecuencia, la plusvalía relativa para el capitalista será mayor.
Marx vió que la fuente principal de ganancia del capitalismo estaba cambiando de plusvalía absoluta a relativa. Pero incrementando la productividad del trabajo, el capitalista no obtiene directamente más valor. “Una jornada laboral de cierta duración crea la misma cantidad de valor de cambio, sin importar como puede variar la productividad “4. El incremento en la productividad sólo significa que este “valor dado es extendido a una mayor cantidad de productos.” Su mayor productividad no reduce el valor de los salarios de los trabajadores, al menos que el capitalista venda mercancías destinadas a ellos. Entonces ¿cuál es su motivación para invertir en esto?
Su incentivo proviene no tanto de la oportunidad de crear más valor como de la oportunidad de arrebatar más valor generado en otro lugar. De la posibilidad de una ganancia excedente. Surge “tan pronto como el valor individual de su producto cae por debajo su valor social y puede ser vendido, en consecuencia, por encima de su valor individual”. 5 El valor social es la cantidad de ttsn que, en una economía dada, es requerido para la producción de una mercancía específica y por lo tanto tiende a ser determinado por el promedio, los métodos predominantes de producción. Entonces quienes necesitan más ttsn para producir esa mercancía hacen una ganancia menor que la ganancia media y los que necesitan menos ttsn, obtienen una ganancia excedente . Es importante notar que esa ganancia excedente, resultado de un incremento de la productividad laboral, no es necesariamente una ganancia extra para el capital como un todo. El valor total, y por ende el poder adquisitivo total, no aumenta con este. Partiendo del supuesto de que la duración de la jornada laboral, el valor de la fuerza trabajo y la intensidad del proceso laboral se mantengan iguales, la tasa de producción de plusvalía se mantiene igual también. Como Marx lo veía, partiendo del supuesto de un sistema capitalista cerrado, toda pv = ttsn no remunerado y la ganancia total = la pv total. Por lo tanto, si el capitalista con la más alta productividad laboral no produce más pv pero recibe una ganancia mayor, ¿cuál es la fuente de su ganancia excedente?
Para Marx, por definición, ningún valor es creado fuera del proceso de producción6. Ninguna pv se origina en la fase de circulación, en la que las mercancías resultantes de la producción son compradas y vendidas, para ser improductivamente consumidas o empleadas como nuevas fuerzas productivas. Pero mientras que en la circulación no se crea pv, esta es redistribuida. El Mercado premia al capitalista que empuja el valor de la mercancía por debajo de la norma social. Pero lo premia con valor que proviene de otro lado, ya sea de competidores que están forzados a aceptar menos por el ttsn que usó para su propia producción, o de compradores que obtienen menos valor a cambio.
Esa recompensa era tan preciada que la búsqueda de ganancia excedente se volvió la fuerza motriz dominante de la acumulación capitalista. Como resultado, el capitalismo se convirtió en el terreno más fértil que haya habido para el desarrollo de la ciencia y la tecnología. Cada capitalista no sólo tiene a las innovaciones tecnológicas (ganancia excedente) como un fuerte incentivo, también es forzado a adoptarlas. Los que fracasan en hacerlo, producen mercancías con un contenido de valor que es mayor al promedio social del valor de Mercado en el que son vendidas. Ellos por lo tanto hacen una ganancia menor al promedio y, cuando la diferencia crece, se van a la ruina. La ganancia excedente desaparece cuando la innovación tecnológica incrementadora de la productividad se generaliza y se vuelve norma social. Pero la búsqueda de la ganancia exedente continúa. Los capitalistas que consiguen mantener continuamente una tasa de crecimiento de la productividad más alta que la promedio, al igual que enteros sectores y países, obtienen continuamente ganancias excedentes, las cuales se originan como plusvalía producida en otro lugar.
El enfoque en la ganancia excedente a través de la innovación tecnológica, y su subproducto, el descenso resultante del valor de la fuerza de trabajo, y así, el incremento de la plusvalía relativa, cambiaron a la sociedad desde su raíz. Un nuevo, proceso específico de producción capitalista comenzó a tomar forma. Marx lo llamó “la transición a la supeditación real del trabajo” (o “dominación real del capital”) porque la tecnología permitió que la ley del valor penetrase profundamente en el proceso de trabajo. El capitalismo ahora no sólo dominaba los procesos de producción heredados del pasado sino que los reestructuró completamente. La ciencia y la tecnología lo hicieron posible pero su propio desarrollo, en consiguiente, fue más y más moldeado por la ley del valor, con el propósito de reducir el ttsn, para obtener ganancia excedente.
Gradualmente, el proceso de producción se volvió completamente diferente. El trabajador solía estar su centro, sus herramientas eran apéndices de sus brazos. Pero ahora la relación estaba invertida: el trabajador se volvió un apéndice de la máquina, que dictaba su ritmo de trabajo y todas sus acciones, que hacía a cada gesto medible como una cantidad de ttsn.
A primera vista, esta evolución sólo tiene beneficios para el capitalismo. Hace posible avances gigantescos en la productividad, en la capacidad de crear riqueza real. Esto a su vez permite reducir la parte de la jornada laboral empleada en trabajo necesario (para la reproducción de la fuerza de trabajo) y por lo tanto incrementa la parte que es el excedente de trabajo, que genera plusvalía. Además da al capitalismo el poder de extender su esfera, tanto internamente como externamente; para transformar a todo el mundo a su imagen.
Mientras que la transición a la dominación real es un largo proceso histórico que continúa hasta nuestros días, su punto final teórico se acerca escalofriantemente a lo que estamos viviendo, un mundo en el cual la ley del valor penetra todas las partes del planeta, todos los aspectos de sociedad civil, transforma cada objeto, cada actividad en una mercancía, absorbe cada emanación de la vida social, política y cultural en la tela del Mercado.
Aunque esta transición fue tan beneficiosa para la extensión de la ley del valor, también rompió la armonía dentro del valor mismo.
“Por un lado, despierta todos los poderes de la ciencia y de la naturaleza… con tal de realizar la creación de riqueza (relativamente) independiente del tiempo de trabajo empleado en ello. Por otro lado [la ley del valor dicta] usar el tiempo de trabajo como el medidor de las gigantes fuerzas creadas de ese modo, y de encerrarlas dentro de los límites requeridos para mantener el valor ya creado como valor.” 7
El valor de uso y valor de cambio, los dos aspectos de la mercancía, se trastornan. Los valores de uso crecen en forma exponencial a través de la tecnificación, proceso en el que el trabajo vivo es substraído, reemplazado por la tecnología. Pero el crecimiento del valor de cambio requiere que fuerza de trabajo viva sea adicionada. La tasa de crecimiento exponencial de los valores de uso también entró en colisión con la estrecha base sobre la que se apoyan las condiciones de consumo en el capitalismo.
El capitalismo surge de las condiciones de escasez y las presupone. La abundancia lo enferma, porque la abundancia en el capitalismo sólo puede significar sobreproducción. Sin escasez, no puede “mantener al valor ya creado como valor”.
La caída inevitable de la tasa de ganancia
Las semillas de la autodestrucción periódica del capital ya estaban contenidas en la misma forma del valor pero brotaron como resultado de la transición a la dominación real del capital. La productividad es ahora determinada, no por la cantidad de tiempo de trabajo empleado en la producción sino por la aplicación de la ciencia y la tecnología, puesta en movimiento y conducida por el trabajador colectivo. El crecimiento productivo crea una tensión en direcciones opuestas. Por un lado, incrementa la parte no remunerada de la jornada de trabajo (plusvalía relativa), y por otro lado, disminuye el trabajo vivo en la producción, del cual la plusvalía nunca puede ser más que una parte. Entonces, mientras que algunas veces la primera presión es más fuerte y la tasa de ganancia asciende, a la larga, la tendencia a la caída de la tasa de ganancia domina, porque no hay un límite inmanente con el grado hasta donde puede caer el valor de una mercancía, donde el proceso de producción puede continuar en base al trabajo pasado con cada vez menos trabajo vivo; mientras que para la plusvalía relativa, “su barrera siempre sigue siendo la relación entre la parte fraccional de la jornada que expresa el trabajo necesario y la jornada de trabajo entera. Sólo puede moverse dentro de esos límites.” 8
Por lo tanto a la larga, el aumento de la tasa de plusvalía no puede detener la tendencia a la caída de la tasa de ganancia. Lo que al capitalista le parece ser la cura, hace enfermar al capitalismo. Confrontado con una tasa de ganancia en descenso, el incentivo del capitalista para disminuir el valor individual de su producto debajo del valor social, se vuelve más grande. Al realizarlo, reduce aún más el trabajo vivo en la producción, del cual la pv no es más que una parte.
La disminución del trabajo vivo en la producción significa que cuanto menos trabajo vivo es puesto en movimiento, tanto más trabajo pasado. La mercancía contiene cada vez menos valor, y la parte de ese valor que representa el consumo de trabajo pasado continuamente tiende a aumentar en relación al nuevo, trabajo vivo. Eso también significa que más y más trabajo pasado es requerido para adicionar trabajo vivo, la fuente de la plusvalía. Cada vez más capital es necesario para poner en movimiento a las fuerzas productivas; el umbral para la formación de capital es continuamente elevado. Donde el umbral no es alcanzado, las fuerzas productivas que podían ser empleadas cuando este umbral era más bajo, permanecen paralizadas.
Pero mientras la tecnificación (o el alza en la “composición orgánica del capital”- coc -, la proporción entre trabajo pasado/ trabajo vivo) en la producción frena la creación de valor de cambio, también abarata las mercancías necesarias para el siguiente ciclo de producción, como todos los demás. Entonces este ciclo siguiente requerirá relativamente menos valor que el anterior. Ya hemos visto que el abaratamiento de los bienes de consumo disminuye el valor relativo de salarios (aunque compren más valores de uso) y así incrementa la plusvalía relativa. El abaratamiento de los bienes de producción (o capital constante) no crea directamente más valor para el capital pero, reduciendo la necesidad de valor también contrarresta el impacto de la creciente coc sobre la tasa ganancia. Sin embargo, el valor de cambio debe crecer, aunque los costos de producción caigan. El capitalismo es producción para ganancia y la ganancia “expresa el incremento de valor que el capital total recibe al final de los procesos de producción y circulación por encima del valor que poseía antes de ese proceso de producción, cuando entró en el” 9 El valor del capital adelantado debe aumentar, esa es la meta de todo el esfuerzo. La devaluación del capital constante es un ahorro de costos para los capitalistas que deben comprarlo, pero para quienes lo tienen que vender esto significa que la fuente de su ganancia se ha reducido, ya que esta devaluación expresa el hecho de que su producción requirió menos trabajo vivo.
El capital adelantado para su producción sufre una perdida, su tasa de ganancia cae y, por lógica del Mercado, la igualación tendencial de la tasa de ganancia extiende su perdida sobre toda la economía 10.
La dominación real significa crecimiento productivo basado en la reducción de ttsn en la producción, en una reducción relativa de la creación del nuevo valor. El mismo proceso explica porque, para poner en movimiento fuerza de trabajo adicional, más trabajo pasado es requerido; porque el umbral del capital es continuamente elevado. En el capitalismo actual, los “costos de empeine” no sólo implican costos de producción – en realidad, estos disminuyen tendencialmente en relación a los otros costos. Para los automóviles, estos han disminuido a menos del 60% del costo total del producto (comparado con el 85% en 1925), para los semi-conductores al 14%. Gastos enormes en márketing son necesarios para competir en el mundo de hoy. Una compañía como Nike paga sumas considerablemente mayores a las celebridades que aparecen en sus comerciales que a los trabajadores que hacen los zapatos. Estos costos de empeine improductivos también incluyen – mediante impuestos – una parte de los muchos costos imprevistos (faux frais) que el capitalismo tiene que cubrir para mantener el control de la sociedad. De esta manera el alza del umbral implica una tendencia al crecimiento de la concentración del capital.
La caída de la tasa de ganancia por un lado, y el alza del umbral para la formación de capital por el otro, hacen de las crisis una necesidad para la continuación de la acumulación capitalista. Las crisis hacen que los capitales existentes pierdan su valor y mientras que esto es desastroso para ellos, esta desvalorización también significa que el valor de las fuerzas productivas, especialmente el capital constante, cae en relación al valor creado por su consumo productivo. Las crisis por lo tanto restauran la tasa de ganancia y así, las condiciones para una nuevo ciclo de acumulación.
Es por eso que la tendencia a la caída de la tasa de ganancia toma una forma cíclica, en vez de ser una progresión lineal que lleva al capitalismo a un punto crítico x, donde la acumulación se vuelve imposible. Por eso, esto no explica porque la crisis en algún punto debe volverse un colapso mundial para la economía capitalista, tanto más cuanto que no afecta a todos los capitales por igual. La competencia en el Mercado afecta a la redistribución de la plusvalía, la cual premia a los competidores más fuertes, quienes tienen una mayor capacidad que el promedio para llevar al valor individual de su producto por debajo del valor del mercado, con ganancias excedentes. Las crisis por lo tanto afectan a los competidores débiles primero y su colapso fortalece a los más fuertes quienes los engullen a un bajo precio y se apoderan de su parte del mercado.
Pero el declive tendencial de la creación de plusvalía en la producción no es la única forma en la cual el conflicto dentro de la forma de valor, entre el valor de cambio y el valor de uso, crea obstáculos para la acumulación de capital.
Como la contradicción afecta la realización del valor
La acumulación del capital es un proceso de autoexpansión en el cual la plusvalía es producida, y por tanto realizada, de tal manera que produce más plusvalía. Marx analizó, principalmente en el segundo volumen del Capital, como funciona este ciclo de autoexpansión. No es sorprendente que sea la única parte de esta teoría que recibió elogio de los economistas burgueses 11 quienes vieron en ella una demostración de que un capitalismo bien administrado puede crecer para siempre. Pero no todos los Marxistas estuvieron de acuerdo con él. Rosa Luxemburgo afirmó que el capitalismo sólo podía expandirse si realizaba la plusvalía destinada a la expansión fuera del capitalismo, en un mercado extracapitalista. Su confusión básica era que transpuso el problema de la realización del capitalista individual al capital como un todo. Para poder utilizar su plusvalía para expandir su producción, el capitalista individual no puede consumirlo todo el mismo; debe venderlo para transformarlo en dinero para comprar nuevos bienes de producción y nueva fuerza de trabajo. Necesita un comprador externo. Ese no sería el caso sin embargo, si hubiera producido el mismo todos los bienes de producción y consumo que necesitó para su reproducción expandida. Ese es el caso para el capital total. Su plusvalía contiene todos los elementos que necesita para expandirse. Los posee desde un comienzo y por ende no necesita un comprador externo de por sí; lo que necesita es su circulación fluida dentro del capitalismo. Necesita dinero para crecer a un ritmo que lo mantenga en equilibrio con el crecimiento del valor que circula.
Sin embargo, el análisis de Marx de la reproducción expandida, en vez de comprobar que el capitalismo puede crecer indefinidamente, lleva a la conclusión de que esta expansión es dependiente del establecimiento de varios equilibrios, proporcionalidades en la producción y circulación, cuya interrupción impide la acumulación. Estos mantenimientos de equilibrio son obtenidos a través de la ejecución de la ley del valor, a través de la determinación mutua de la producción y del mercado 12. Su interrupción es una posibilidad constante aunque la tendencia al equilibrio es constante también, mientras que el desarrollo capitalista y la ley del valor estén en armonía, mientras que el valor de cambio y el valor de uso funcionen en tándem. Cuanto más se desarrolla la dominación real, menos se da ese caso. El crecimiento exponencial de valores de uso hace que la realización del valor de cambio que contienen sea cada vez más problemática. “La autorrealización del capital se vuelve más difícil en la medida en que ya ha sido realizado”. 13
Examinaré brevemente los tres equilibrios que son cruciales para la acumulación del capital:
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entre sectores de producción
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entre el consumo productivo e improductivo
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entre el dinero y todas las otras mercancía
1.Entre sectores de producción
Hay un equilibrio necesario entre todo sector de la producción y el resto de la economía, pero el desarrollo simbiótico puede ser examinado con más claridad cuando dividimos la producción capitalista en un Departamento I (la producción de bienes de producción) y Departamento II (la producción de bienes de consumo ). Para el crecimiento del capital total, un equilibrio entre estos es necesario, no sólo en el valor de cambio, sino también en valores de uso: “La transformación de una porción del valor del producto de nuevo en capital, la entrada de otra parte en el consumo individual de las clases capitalista y trabajadora, forma un movimiento en el valor del producto, del que el capital total ha resultado, y este movimiento no es sólo una sustitución de valores, sino una sustitución de materiales, y por lo tanto está condicionado no sólo por las relaciones mutuas de los componentes de valor del producto social, sino también por sus valores de uso, su forma material “. 14
Si el Dep.I produce más capital constante de lo que este y el Dep.II necesitan para su reproducción extendida, queda atascado con un residuo invendible. El valor que entró en su producción se desperdicia, para el capitalista, así como para el capital total. Asimismo, la expansión del Dep. II está confinada por la demanda del Dep. I. Esto no quiere decir que deben crecer al mismo ritmo. Teniendo en cuenta la tecnificación (el crecimiento de la COC), en la dominación real, el Dep.I debe crecer más rápidamente que el Dep. II, y la parte relativa de su plusvalía que se realiza dentro de ese mismo departamento, crece así igualmente. El Mercado se hace cargo de este equilibrio dinámico, castigando la sobreproducción con desvalorización, y premiando la inversión en los mercados descapitalizados. Trasladando el capital, situando la fuerza de trabajo.
Pero en la dominación real, con la búsqueda de la ganancia excedente a través de la tecnificación como conductor del proceso, se produce una distorsión. Los capitalistas comienzan a expandirse como si no hubiera ningún límite para su mercado. Es cierto que la tendencia a hacerlo ya existía bajo la dominación formal. “Hace su aparición tan pronto como el objetivo inmediato de la producción es producir tanta plusvalía como sea posible, tan pronto como el valor de cambio del producto se convierte en el factor decisivo. Sin embargo, esta tendencia inherente de la producción capitalista no se realiza en forma adecuada – no se convierte en algo indispensable, y esto también significa tecnológicamente indispensable, hasta que el modo específico de producción capitalista y por lo tanto, la subsunción real del trabajo al capital, se ha convertido en una realidad. ” Ahora, “en lugar de que el nivel de producción este controlado por las necesidades existentes, la cantidad de productos elaborados está determinada por el nivel de producción, en constante aumento, dictado por el modo de producción mismo.” 15
Cuanto más se desarrolla el capitalismo, más derrochador se vuelve. ¿Cómo y por qué los capitalistas pasan por alto lo que les indica el Mercado? Ellos sólo pueden hacer esto, por supuesto, dentro de los límites que están proscriptos por la cantidad de sus ganancias excedentes. Los capitalistas elevan su coc y con ello, su capacidad productiva, por la ganancia excedente que obtienen cuando reducen el valor individual de su producto por debajo del valor del Mercado. Ellos pueden absorber cierta sobreproducción y aún mantenerse al frente. Y sus competidores se ven obligados a hacer lo mismo por mera auto-consevación.
¿Cómo afecta esto el equilibrio entre los departamentos? Las ganancias excedentes son obtenidas mediante la tecnificación. Su mayor capacidad inherente para el cambio tecnológico ofrece una ventaja al Dep.I. Las innovaciones tienden a fluir del Dep.I al Dep.II. Ya este margen es una fuente de ganancia excedente y por lo tanto una causa de sobre-acumulación en el Dep. I. Pero la razón principal por la que el Dep.I es llevado a la sobre-acumulación durante el dominio real, es que la competencia obliga a los capitalistas a comprar nueva tecnología que aumenta la productividad, incluso si las máquinas que están utilizando están lejos de ser obsoletas. Estas máquinas han transferido sólo una parte de su valor a los nuevos productos pero pierden todo su valor restante. Marx llamó a esto “depreciación moral”. Para el capital como un todo, esto no es realmente diferente a la sobreproducción. Cuanto más avanzaba la transición a la dominación real, más se convertía esa depreciación moral en un fenómeno masivo, acelerado en tiempos de rápido cambio tecnológico.Por ejemplo, en las últimas décadas, la capacidad de los chips de las computadoras se ha cuadruplicado cada 3 años aproximadamente, lo que significa que las empresas, para mantener su competitividad, tienen que reemplazar sus sistemas informáticos regularmente, mucho antes de que estén desgastados. El equilibrio establecido por el Mercado entre los departamentos de producción viola cada vez más el equilibrio requerido para su sano desarrollo simbiótico.
2.Entre el consumo productivo e improductivo.
La demanda productiva tiene límites. No crece automáticamente porque aumenta la capacidad productiva. Si, por ejemplo, la capacidad productiva de un productor de cuchillos aumenta, mientras que todos los demás permanecen igual, el productor de cuchillos, o bien sobre-produce, o se hace de nuevos clientes a expensas de los otros productores, o encuentra nuevos mercados, pero ninguna de las dos últimas alternativas “depende de su buena voluntad, ni de la mera existencia de una mayor cantidad de cuchillos”. Y si todos los otros capitales acumulan en la misma proporción que el productor de cuchillos, “esto no tendrá como consecuencia que ellos necesiten ni un uno por ciento más de cuchillos, debido a que su demanda de cuchillos no está ligada en absoluto a la expansión de su propio producto, ni a su mayor capacidad para comprar cuchillos. “16
La demanda productiva es la demanda de bienes de producción (capital constante) y de bienes de consumo que los trabajadores necesitan para mantener su fuerza de trabajo. La finalidad de esta última es la más clara. La continua disminución del valor de los productos que definen el valor de la fuerza de trabajo ha permitido aumentar la masa de estos productos, y el modo en que la dominación real cambió la sociedad y por lo tanto las necesidades, hace que esto también sea necesario. Sin embargo, siguen teniendo una cantidad limitada, que no se define tanto por la capacidad productiva como por las que siguen siendo necesidades humanas básicas: vivienda, alimentación, cuidado de la salud, etc. No hay ninguna razón para el capitalista para que él pague al trabajador más que eso, mientras pueda encontrar otro trabajador dispuesto a trabajar por no más que el valor de la fuerza laboral. A los capitalistas que fabrican bienes de consumo les gustaría que la demanda de todos los trabajadores aumente por sobre el valor de su fuerza de trabajo, pero ninguno de ellos está dispuesto a dar el buen ejemplo a expensas de su propia ganancia. Todo lo contrario. Su impulso es disminuir el salario dejándolo por debajo del valor de la fuerza de trabajo. Su impulso es aumentar su productividad, hacer más con menos trabajo vivo,y de este modo, retringiendo el crecimiento de la demanda productiva de bienes de consumo.
Al mismo tiempo, esto aumenta el crecimiento de la demanda de capital constante. Esto implica también un creciente número de transacciones dentro del Dep.I, haciéndolo menos dependiente de la demanda del Dep.II para la realización de su plusvalía. Sin embargo, esto no significa que no hay límites para el crecimiento de la demanda de capital constante. El valor de cambio permanece vinculado al valor de uso, y por lo tanto al consumidor final, sin importar cuantos pasos se haya alejado de este, en un sistema de producción cada vez más complejo. “El capital constante no se produce nunca para sí mismo, sino sólo porque más de este es necesario en las esferas de producción cuyos productos entran en el consumo individual.” 17. Así, a pesar de la depreciación moral, el crecimiento exponencial de los valores de uso se convierte también en un obstáculo para la realización del valor de cambio producido en Dep.I. “Cuanto más se desarrolla la productividad, más queda reñido [el capitalismo] con la estrecha base sobre la que se apoyan las condiciones del consumo”. 18
Sin embargo, la demanda potencial de productos que son improductivamente consumidos, es infinita. Sólo la imaginación pone límites a la mercantilización de los deseos y siempre hay un deseo de más armas y más lujo, de más símbolos de estatus. Además, cuanto más se desarrolla la sociedad capitalista, más desarrolla esta una necesidad de todo tipo de trabajo improductivo y por lo tanto un mercado en expansión para el consumo improductivo. Pero nadie negaría que el capital desembolsado para producir los bienes para satisfacer las necesidades de los burócratas, policías y los pobres, que siguen sin ser empleados pero siguen exigiendo sobrevivir, proviene de la tributación del resto de la economía. Del total de la plusvalía. Por lo tanto, difícilmente puede ser visto como una contribución a la acumulación del capital total. Para la determinación del valor de cambio de una mercancía, las preguntas: ¿cuál es su valor de uso específico?, ¿por quién es consumido? y ¿con qué fin? son irrelevantes. Pero cuando se observa la acumulación del capital total, son cruciales. “Si la acumulación va a ser llevada a cabo, parte del producto excedente debe ser transformado en capital. Pero, a menos que se dé un milagro, sólo aquellas cosas que son utilizables en el proceso de trabajo, (es decir, los medios de producción), pueden ser transformadas en capital, y además los artículos que son adecuados para el mantenimiento del trabajador (es decir, los medios de subsistencia). (…) En una palabra, la plusvalía sólo es convertible en capital, porque el producto excedente, del cual es su valor, ya contiene los componentes del nuevo capital. “19
Sin embargo, el consumo improductivo es “absolutamente necesario para un modo de producción que genera riqueza para el no-productor y que, por lo tanto, debe suministrar esa riqueza en formas que permiten la adquisición, sólo para aquellos que disfrutan.”20 No todo el valor puede ser reinvertido , teniendo en cuenta la finalidad de la demanda productiva. La acumulación requiere que una porción del valor creado tome forma de valores de uso específicamente diseñados para el disfrute de los ricos. Con el aumento continuo de la productividad, el producto excedente crece continuamente, y la parte de ese producto excedente que es consumida improductivamente, también puede crecer. Y debe hacerlo, para que la plusvalía creada en su producción se realice y pueda volver a entrar, como dinero que puede ser productivamente invertido, en la corriente sanguínea del capital. Pero una vez más, se requiere un equilibrio, tanto en el valor de cambio como en valores de uso. El crecimiento del consumo improductivo está ligado al crecimiento de la producción de plusvalía y por lo tanto al crecimiento del consumo productivo. Por eso, no puede compensar una disminución de este último. Menor consumo productivo significa menor producción de plusvalía y por tanto menos plusvalía disponible para el consumo improductivo.
En teoría es posible alcanzar un equilibrio ideal entre el consumo productivo y el improductivo, así como entre el Dep.I y el Dep.II. Las fuerzas del Mercado lo establecen tendencialmente, pero en ambos casos, la dominación real conduce a un desequilibrio que tiende a ir en aumento. Hemos visto anteriormente como la búsqueda de la ganancia excedente crea una sobre-acumulación estructural de bienes de producción, una creciente pérdida de valor. Hoy en día, los cadáveres industriales a nuestro alrededor nos muestran la realidad de la depreciación moral, de la inestabilidad del valor.
La sobre-expansión del consumo improductivo es también un sello distintivo de la dominación real. Desde que comenzó la transición hacia la dominación real, hemos visto una expansión constante del “sector público” (no sólo en términos absolutos sino también como parte de la economía nacional), que es, no enteramente pero en gran medida, improductivo. Consume una parte creciente del valor total pero, en su mayor parte, no crea ninguno. Lo que también vemos es que los capitalistas deben dedicar una parte cada vez mayor de su presupuesto a gastos (márketing, seguros, etc), que no agregan valor al producto, pero que deben ser calculados en su precio. La dominación real requiere costos cada vez más improductivos, para manejar los obstáculos que esta misma crea.
La transición a la dominación real no es sólo una expansión, que extiende el campo del valor y absorbe a todo el mundo en el, es también un proceso de expulsión del trabajo vivo de la producción. A medida que integra, despide. Hoy se ha expulsado a más de dos billones de trabajadores potenciales del mercado de trabajo. El costo improductivo que surge para manejar este exceso de población, para prevenir explosiones sociales, pandemias etc, crece constantemente. Y eso es sólo una pequeña parte del costo improductivo total que el capitalismo debe dedicar para controlar, castigar, aislar, aletargar, engañar, vigilar, tirotear, destruir, etc. Cuanto más se agraba la contradicción entre valor de cambio y valor de uso, cuanto más pasa a primer plano la caída tendencial de la tasa de ganancia y la finalidad del consumo productivo, tanto más el capitalismo tiene que gastar improductivamente, para mantener su control sobre la sociedad.
3. Entre el dinero y todas las demás mercancías.
“Una mercancía oculta la contradicción entre el valor de uso y el valor de cambio. La contradicción se desarrolla más (..) y se manifiesta en la duplicación de la mercancía en mercancía y dinero. “21
Esta duplicación se inició cuando el dinero se convirtió en el intermediario de la circulación de bienes, cuando el intercambio de mercancías M-M se convirtió en M-D-M. El valor total de la producción tomó ahora la forma de mercancías y dinero, la mercancía general, universal, que representa el valor de cambio ante todos los otros productos. Esta duplicación no significa una duplicación del valor. El dinero no es una fuente de valor, sino su representación. El valor del dinero en circulación es idéntico al valor de las mercancías en circulación, como lo muestra el hecho de que, cuando su cantidad aumenta más rapidamente que el segundo, el dinero se devalúa y da lugar a la inflación.
La sociedad se reproduce a través de un ciclo de M-D-M, que también es, cuando tomamos otro punto de partida, un ciclo de D-M-D. De eso se trata la acumulación: el dinero es transformado en mercancías productivas, a fin de convertirse en (más) dinero nuevamente. En M-D-M el dinero sólo sirve de agente de cambio y permanece constantemente cercado por la circulación de mercancías, mientras que las mercancías han sido retiradas de la misma y son consumidas. Pero en D-M-D el dinero ya no es un medio sino un fin en sí mismo. Se hace evidente que es algo más que un instrumento de la circulación, que puede salir de ella y adquirir una existencia aparentemente independiente como reserva de valor. El dinero no es sólo una mercancía general, mediadora en el intercambio, sino también una mercancía particular que puede ser extraída de la circulación como cualquier otra.
Pero ¿por qué no pierde su valor cuando es desconectado de su circulación, ya que, como simple papel, y hoy por hoy ni siquiera eso, no tiene ningún valor en sí mismo? La respuesta es que el valor total de una economía capitalista no sólo consiste en el valor en circulación, sino también en el capital financiero que es, en esencia, el capital productivo latente que en algún momento posterior se transforma nuevamente en bienes productivos. Porque, visto a largo término, es formativo de nuevo valor, sigue representando un valor real a pesar de que ha dejado momentaneamente la circulación del valor. Este capital productivo latente es absolutamente necesario para la reproducción expandida – ¡imagina un capitalismo sin ahorro o sin crédito! – y su tamaño debe ser cada vez mayor bajo la dominación real, dado el incremento de la COC, del nivel de producción y del nivel del umbral de la formación de capital.
En teoría,nuevamente, hay un equilibrio ideal posible entre el dinero por un lado y, por otro lado, el valor en circulación más el valor del capital productivo latente. En la práctica, raramente se ha conseguido. Su forma original, el metal precioso, restringía el crecimiento desequilibrado del dinero, a pesar de que hacía que su cantidad dependiera del volumen de producción de las minas de oro y plata, en lugar de depender de las necesidades de circulación del valor. El dinero-autorizado, con un “valor” establecido por el Estado, eliminó esta disciplina externa impuesta sobre la creación de dinero, pero también hizo casi inevitable que creciera en forma desequilibrada, que el Estado tratase de resolver sus problemas tirándoles dinero . Pero, el Mercado castiga esto desvalorizando el dinero. El potencial de la inflación para arruinar una economía ya ha sido experimentado tantas veces que casi no necesita ser explicado en detalle.
Pero el desequilibrio no sólo es creado por un crecimiento excesivo del dinero en circulación. El dinero en el Tesoro también puede crecer mucho más allá del valor real de la capacidad productiva latente de la economía. Eso es lo que sucede cuando la caída de la tasa de ganancia, la sobreproducción estructural de tecnología, el agotamiento de la demanda productiva y el peso creciente del consumo improductivo, establecen las condiciones para ‘una perfecta tormenta’.
La primera fase de la tormenta es una creación masiva de capital ficticio. En el ciclo del capital, la fase M-D, la transformación de mercancía en dinero, siempre debe continuar. El propietario de las mercancías, ya sea la tecnología, los bienes de consumo o la fuerza de trabajo, no puede optar por no vender este año. Pero en ese mismo ciclo, la fase D-M, la transformación de dinero en mercancía, no tiene que continuar. El dinero puede seguir siendo dinero. Estacionando su valor en el Tesoro. Parece que “la mercancía imperecedera”, y más aún los otros productos, muestra cuan perecedero es su valor, cuanto más deseable se vuelve.
Como mercancía particular, en competencia con todas las demás por la demanda total, el dinero tiene una ventaja inherente, ya que “satisface todas las necesidades, en la medida en que puede ser cambiado por el objeto deseado de cada una de las necesidades, independientemente de cualquier particularidad. La mercancía posee esta propiedad sólo a través de la mediación del dinero. El dinero la posee directamente en relación con todas las otras mercancías, por lo tanto, en relación con todo el mundo de la riqueza, la riqueza como tal. ” 22
Cuanto más se combina una caída de la tasa general de ganancia con un agotamiento de la demanda productiva, menos son las posibilidades de transformar el dinero en mercancías y el resultado es más dinero. Por lo tanto cae el incentivo para llevar a cabo D-M. Más D permanece D. El incentivo para convertir mercancías en puro valor de cambio es más fuerte que el incentivo para reconvertir el valor de cambio en valores de uso, y de este modo, deprime además la demanda productiva. La creciente demanda de activos financieros eleva sus precios, lo que parece confirmar no sólo que el dinero es un bien imperecedero, sino también que su valor puede crecer por sí mismo, lo que aumenta su demanda.
Los primeros en ser afectados por esto son los competidores más débiles, por lo tanto, el dinero fluye de ellos hacia el centro del sistema económico. La creciente naturaleza global de este último acelera esta tendencia. Stephen Roach, el economista-jefe de Morgan Stanley estimó en el 2004 que el 80% de los ahorros netos del mundo fluyeron a los EE.UU. 23. Donde fueron más que bienvenidos. La forma en que el sector financiero estadounidense y británico en particular, inventaron nuevas ‘mercancías’ financieras e inflaron sus precios, acomodando así la demanda de refugio del capital global, ha sido suficientemente documentada en otros sitios24. Esto ha sido muy rentable para ellos. Pero uno no tiene que ser marxista para observar que el crecimiento vertiginoso del “valor” del capital financiero, a un ritmo muy por encima de la expansión de la economía real, se debió a una verificación de la realidad.
Así comienza la segunda fase de la tormenta, la implosión de la burbuja. El valor en el Tesoro parece no ser tan imperecedero, después de todo. La falta de producción y realización de nuevo valor expone su disfuncionalidad como capital productivo latente.Cuanto más se desarrolla la contradicción, tanto más debe devalorizarse. El valor existente “estacionado” en el Tesoro, no puede mantenerse a sí mismo como valor. La clase capitalista de hoy está teniendo el mismo tipo de debates que en la década de 1930. “Tenemos que nadar contra la corriente deflacionaria y apuntalar la demanda para que el crecimiento de la economía real restaure la confianza en el Tesoro! Pero sólo podemos hacer esto mediante la creación de deudas que van a aplastarnos! “Ambos aspectos de ese argumento son verdaderos. Y no hay solución. Debido a que el incentivo para llevar a cabo D-M no puede ser forzado. El gasto del gobierno no puede hacer aumentar la tasa de ganancia, no puede inventar la demanda productiva. El incentivo para buscar refugio de la inversión productiva en el Tesoro, no puede ser detenido. Cualquier reflación económica, en la medida que tiene éxito, es una reflación de la burbuja.
Esto nos lleva a la tercera fase de la tormenta.
El metabolismo entre el capitalismo desarrollado y su entorno
El capitalismo no ha crecido en un laboratorio. Ninguna imagen clara de su desarrollo y su estado actual puede ser extraída sin tener en cuenta el metabolismo del capitalismo con el mundo no-capitalista en el cual surgió, así como el metabolismo entre el capitalismo desarrollado y las regiones subdesarrolladas del mundo.
La relación inicial puede resumirse en una palabra: la expropiación. Con el fin de producir plusvalía, el capital necesitaba recursos. Para tener libre acceso a ellos, estos tuvieron que ser mercantilizados, tuvieron que ser convertidos en capital constante y capital variable. La matriz feudal de la que proviene el capitalismo, tuvo que ser destruida. Este proceso fue muy brutal. Las materias primas fueron saqueadas. Los productores independientes fueron despojados de sus medios de producción para obligarlos a convertirse en proletarios. La historia de este proceso, señaló Marx, “está escrita en los anales de la humanidad con letras de sangre y fuego” 25. Él la llamó “la acumulación primitiva”, porque, lógicamente, y más o menos también históricamente, precede a la acumulación capitalista real, basada en la producción de plusvalía, y hace que esta última sea posible. La vió como una muleta que el capitalismo necesitaba para poder ponerse en pie, tras lo cual podría prescindir de ella.
Sin embargo, la acumulación primitiva, en el sentido de obtener valor a partir de otras fuentes distintas de la plusvalía, nunca terminó. El saqueo no pasó de moda por la autoexpansión del capitalismo, ya que es un excelente tónico contra la caída tendencial de la tasa de ganancia. La moral del capitalismo no ha cambiado. Se ha estimado que el saqueo de caucho y de recursos humanos en el Congo, organizado por el rey Leopoldo II de Bélgica a fines del siglo XIX, costó la vida de 10 millones de personas. Hoy en día, no se extrae más caucho en el Congo, pero sigue habiendo importantes recursos minerales, cuyo saqueo y las guerras que engendra, otra vez cobra la vida de millones de personas.
El capitalismo interactuó con el mundo no-capitalista, no sólo a través de expropiación, sino también a través del intercambio. Debido a su mayor productividad, el intercambio fue siempre a su favor. Esto también es válido para el intercambio entre el capitalismo desarrollado y sus partes subdesarrolladas, entre el capital con una alta COC y de alto crecimiento de la productuvidad y el capital con una baja COC y de bajo crecimiento de la productividad. El intercambio rinde una ganancia excedente para el primero porque “hay competencia con las mercancías producidas en los países con menos facilidades de producción, por lo que el país más avanzado vende sus mercancías por encima de su valor (..) Al igual que un fabricante que cuenta con un nuevo invento antes de que se generalice su utilización, vende más barato que sus competidores y, a pesar de esto, vende su mercancía por encima de su valor individual (..). Se asegura así una ganancia excedente “. 26
Pero la dominación real, y la tecnificación de la sociedad que conlleva, inevitablemente crea una tendencia al aumento del intercambio entre los capitales desarrollados. Cuanto más tecnificada se vuelve la sociedad, más tecnificados se vuelven los valores de uso que esta necesita, los productos de un complejo proceso de producción, y en consecuencia, en este mercado encajan menos los productos, de los productores no-capitalistas en primer lugar, y posteriormente, de la producción capitalista con baja COC.
Así que bajo la dominación real, el metabolismo entre el capitalismo desarrollado y la producción no-capitalista/de baja COC, cae tendencialmente y, por tanto, se vuelve menos eficaz para contrarestar la caída de la tasa de ganancia, mientras que también pierde importancia como fuente de demanda.
Pero la dominación real, también causa otra tendencia ineludible que tiene el efecto contrario. Esto implica una extensión cada vez mayor del nivel de producción que trae consigo un alcance cada vez mayor de la ley del valor. El alcance fue hacia el interior, mercantilizándolo todo, encontrando una fuente de producción de valor en todo tipo de prácticas sociales, y fue hacia el exterior, a los rincones más alejados del mundo. Este movimiento de extensión contraresta, en sí mismo, las contradicciones del capitalismo, porque el esfuerzo compromete al capitalismo desarrollado con su entorno, incrementando el metabolismo.
Pero aunque ineluctable como tendencia, la extensión del nivel del capitalismo se encontró con varios obstáculos. En primer lugar, lógica e históricamente, fue la falta de desarrollo de la producción capitalista misma y, en particular, de sus medios de transporte y comunicación (MTC). El desarrollo de estos últimos (del ferrocarril a Internet) siempre ha sido un factor decisivo en las fases extensión de nivel aceleradas y, por tanto, de un incremento del metabolismo. En segundo lugar, está la intervención del poder del Estado, obstruyendo la ley del valor. Mientras que el nivel de extensión era tal que la gran mayoría de la producción era destinada al mercado interno, el proteccionismo tenía mucho sentido en aquellos países donde las condiciones para un despegue industrial estaban dadas. Sin duda, ayuda a entender como los EE.UU. y Alemania pudieron convertirse en los principales países industriales a finales del siglo XIX. Pero una vez que el nivel de la mejora ha alcanzado el punto en que el mercado interno es insuficiente para el capital nacional , el punto en el que las empresas llegan a ser tan grandes y productivas que necesitan un mercado internacional más amplio para realizar su plusvalía, el proteccionismo se vuelve contraproductivo (aún así, después de toda su experiencia negativa con este, el capitalismo no está inmunizado contra su sigiloso retorno. Cuando este se lleva acabo, señalara una huida, un paso hacia la guerra). En tercer lugar, el nivel de extensión requiere dinero para expanderse con el, que sea capaz de funcionar a escala internacional: una moneda internacional. En varios puntos de la historia del capitalismo, la estrecha base del dinero (los metales preciosos) o su crecimiento arbitrario y por lo tanto su inestabilidad (moneda fiduciaria) impidieron que fuera realizado el potencial tecnológico del nivel de extensión. En cuarto lugar, están los límites físicos del planeta. Estos límites no son completamente rígidos: el progreso tecnológico permite el uso más eficiente de los recursos finitos existentes. Pero cuanto más se expanden, más difícil se hace ampliarlos aún más, su expansión es más marginal en relación con las necesidades del sistema. Cuando todo el mundo funciona sobre la base de la ley del valor, no hay territorio virgen que pueda ser inventado para el saqueo del capital y para que la ley del valor penetre y establezca el metabolismo que contraresta las contradicciones del capitalismo.
Al final, no hay nada que el capitalismo pueda hacer contra este cuarto obstáculo, aunque en varios períodos de su historia haya sido capaz de hacer considerables progresos para superar los tres primeros. Esto fue muy notable en el caso del período posterior a la Segunda Guerra Mundial. Con el dólar, como moneda internacional expansiva, todavía estable, con la fuerte reducción del proteccionismo en la vasta economía del dólar, y con los costos de los MTC que cayeron abruptamente cuando las nuevas aplicaciones tecnológicas, frenadas por la guerra, fluyeron en la economía, una extensión del nivel se llevó a cabo, lo que activó los factores que contrarestan las contradicciones del capitalismo y por lo tanto produjeron, durante más de un cuarto de siglo, las cifras de mayor crecimiento que el capitalismo haya conocido jamás.
Lo que ha dado en llamarse “globalización” fue otro ejemplo de la confluencia de factores políticos y tecnológicos, que ampliaron el terreno para el capital desarrollado y, de este modo, suavizaron sus contradicciones. El colapso del bloque ruso y la eliminación de otros obstáculos al libre comercio por un lado y, por otro, la difusión de la tecnología informática y la caída de los costos de los MTC que esta tecnología ayudó a provocar, reavivó el metabolismo. Así lo hizo, principalmente, con la creación de un potencial sin precedentes para combinar la tecnología y los métodos de producción del capitalismo desarrollado con la fuerza de trabajo, cuyo valor está determinado por las condiciones de vida en los países subdesarrollados. Esto elevó la tasa de plusvalía de otros capitales tanto directa- como indirectamente, mediante la reducción del valor de las mercancías que sus trabajadores necesitan, elevando así la pv relativa y, de ese modo, contrarestando de la caída tendencial de la tasa de ganancia. Así, una gran parte de la producción Fordista (el trabajo en línea de montaje) se trasladó a lugares del mundo anteriormente subdesarrollados. La industria que se mantuvo en los países desarrollados se orientó hacia el “post-Fordismo” (con la automatización, en lugar de la tecnología mecánica, en el núcleo de la producción). Dado el exceso de capacidad crónico de la economía mundial desde el final del boom posterior a la Segunda Guerra Mundial, y su arrastre en la tasa de ganancia, la búsqueda de ganancia excedente dirigió al capital fuera de foco de atención del Fordismo, del aumento del volumen de la producción, hacia la búsqueda de una nueva escasez relativa mediante la producción de nuevos productos (bienes de producción y de consumo) que le dan una posición monopólica o semi-monopolica en el Mercado y, por lo tanto, una ganancia excedente. El capital desarrollado depende cada vez más de esta forma de obtención de plusvalía. A pesar de que estas posiciones en el mercado son temporarias, un ritmo acelerado de la innovación tecnológica, o las campañas de mercado que transforman un zapato en “Air Jordan”, aseguran la continuidad de la ventaja competitiva.
Anteriormente han habido momentos en los que el mismo enfoque en la conquista de posiciones semi-monopólicas en el Mercado ha sido sorprendente, sobre todo alrededor del inicio del siglo XX y en la década los años 20, dos períodos en los que las contradicciones del capital también fueron madurando. Al igual que en la última década, fue posible, por un rápido ritmo de innovación tecnológica y de concentración de capital, y fue necesaria, por la amenaza de sobre-capacidad y de una caída de la tasa de ganancia.
Estos fueron también tiempos en los que el cambio tecnológico proporcionó el impulso para una extensión del nivel. Cada uno de estos períodos atraviesa dos fases: la primera, en la cual la propagación de nuevos métodos de producción reaviva el metabolismo y crea amplias oportunidades de ganancias excedentes, cuyo origen radica en el crecimiento de la producción de la plusvalía que el metabolismo hace posible, y la segunda, en la que se homogeniza el uso de los nuevos métodos de producción y el metabolismo en consecuencia se reduce. Fue por ejemplo, la homogenización del proceso de producción Fordista en el capitalismo desarrollado, lo que paralizó el boom posterior a la Segunda Guerra Mundial e hizo resurgir la sobre-capacidad y la caída de la tasa de de ganancia.
El mismo cambio tecnológico que creó las oportunidades de ganancia excedente en la era de la “globalización”, exacerbó las contradicciones del capitalismo. En la fábrica automatizada, el trabajo vivo, la fuente de la plusvalía, se reduce considerablemente. El rápido ritmo de innovación acelera la depreciación moral, la encubierta sobreproducción del capital constante. En ninguna parte son estas tendencias tan notables como en el sector más emblemático de la producción postFordista: los productos digitales. No hay duda de que los programas de computadoras y los demás productos de informática desempeñan, en la actualidad, un papel fundamental y creciente en la creación de valores de uso. Pero, a pesar de que pueden producir altos beneficios para los capitales que los producen, estos crean muy poco valor de cambio para el capital total. Lo que Marx escribió acerca de las máquinas: “Por más que la máquina pueda ser nueva y esté llena de vida, su valor ya no está determinado por el tiempo de trabajo necesario objetivado de hecho en ella, sino por el tiempo de trabajo necesario para reproducir, ya sea esa misma máquina o una mejor “27 también es cierto para estos productos. Ya que el ttsn requerido para su reproducción (para copiarlos) es casi nada, estos tienden a devalorizarse rápidamente y por lo tanto contienen muy poca plusvalía. Los beneficios obtenidos con su venta son las ganancias excedentes, que son resultado de posiciones de monopolio, protegidas por patentes y derechos de autor, que han sido considerablemente ampliados en las últimas décadas (Microsoft saca cerca de 3.000 patentes al año) y que son impuestas en el Mercado por el poder del Estado.
Por lo tanto, los programas de informática expresan claramente lo absurdo de la perpetuación de la forma-valor. Por un lado, estos aumentan potencialmente, a niveles hasta ahora inimaginables, la productividad y la versatibilidad de la producción y por lo tanto la riqueza real, por otro lado, hacen que disminuya el valor de cambio, la riqueza capitalista. Por un lado, son un medio para obtener ganancias excedentes, impuestos por el Estado más que por el Mercado, y por el otro, debido a su naturaleza social y su reproducibilidad casi sin valor, se resisten a la mercantilización e invitan a compartir, a la difusión ya no basada en la forma de valor.
En los últimos años, hemos visto una generalización de una miríada de aplicaciones de la tecnología informática en toda la cadena de producción globalizada. Así que también en este período de expansión, posiblemente el último importante en la historia del capitalismo, la fase de homogenización se ha iniciado, enfrentando al capitalismo una vez más con sus contradicciones insolubles.
Crisis, guerra y revolución
Ningún capitalista quiere ver a su capital perder su valor. Pero al tratar de evitar ese destino, mediante la reducción del valor individual de su producto por debajo de su valor social, más se acerca a esto. Hemos visto que el capital total sólo puede mantener su valor por la valorización. No puede dejar de acumular. Necesita reproducirse a sí mismo y crecer en el proceso … o desvalorizarse. Inevitablemente, la curva ascendente del crecimiento del capital existente se encuentra con la curva descendiente del desarrrollo de la creación y la realización productiva del nuevo valor. Entonces la crisis se hace necesaria para restablecer las condiciones de acumulación. Cuanto mayor sea el tamaño del capital existente en relación a la creación de nuevo valor, tanto más desvalorización se requiere y, por lo tanto, más profunda debe ser la crisis. La dominación real, inevitablemente, lleva a un punto en que el tamaño del capital existente es tan grande que la crisis por sí misma no puede lograr la desvalorización necesaria.
Teóricamente, siempre puede, ya que, en teoría, no hay un fondo por debajo del cual el valor del capital constante y variable, no puede caer, mientras que sea superior a cero. Por lo tanto, debe ser capaz de hundirse a un punto donde la reproducción expandida se vuelva rentable nuevamente. Pero en el mundo real, no puede. Las necesidades mínimas de la clase trabajadora para seguir siendo viable como capital variable y las necesidades mínimas de la sociedad para seguir siendo viable, son un fondo que se resiste a más desvalorización. Cuanto más profunda es la crisis, más sufren los capitalistas, más sufre la clase trabajadora, más aumentan las tensiones sociales. La inestabilidad del valor se traduce en la inestabilidad de la sociedad. La urgencia por detener la hemorragia, por romper el espiral y comenzar una dinámica inversa, se hace irresistible. En la medida en que todavía pueda, el Estado capitalista tiende a actuar en contra de la tendencia deflacionista bombeando dinero en la economía con el fin de estimular la demanda y apuntalar las tasas de ganancia.
En la medida en que tenga éxito, sabotea el mecanismo de la crisis que el proceso de acumulación necesita para curarse a sí mismo. O más bien, lo extiende, lo empuja hacia el futuro. El capital ficticio es utilizado para detener la desvalorización, pero todo ese nuevo capital ficticio, a su vez reclama beneficios futuros. Si la economía no los puede proporcionar, crece la inclinación a usar el poder industrial para objetivos militares, a tomar por la fuerza, en otras partes, la plusvalía que no puede crear, con el fin de satisfacer los reclamos de su capital y evitar su colapso.Esto encaja muy bien con la necesidad de controlar la turbulencia en la sociedad con el nacionalismo y la fijación de la ira social en un enemigo común.
Por lo tanto el desarrollo de la dominación real, en algún momento muy “naturalmente” conduce a la guerra, si el capitalismo está en condiciones de imponerla en la sociedad. Esta guerra es librada, en primer lugar por el botín, pero al mismo tiempo, se vuelve funcionalmente necesaria para la continuación de la economía basada en el valor. Tiene que terminar lo que comenzó la crisis. Por lo tanto, se convierte en una parte integral del ciclo de acumulación. Esto no significa que la guerra es una respuesta mecánica a la necesidad de desvalorización, que esta última por sí misma determina cuando y donde estallará la guerra, cuanto durará o cuan devastadora será. La historia no es un mecanismo de relojería. Las guerras no son monocausales, pero el presente artículo no es el sitio para examinar su complejidad. Sin embargo, la conclusión teórica de que el desarrollo de la dominación real conduce a un punto donde la crisis por sí misma no puede restablecer las condiciones para la acumulación, corresponde a la realidad de las guerras mundiales del siglo XX.
Las guerras, por supuesto, no eran nada nuevo. El capitalismo libró guerras revolucionarias y guerras de conquista, a veces ambas al mismo tiempo. Pero nunca habían sido tales orgías de autodestrucción. Nunca el capitalismo se había canibalizado a sí mismo, a nivel mundial y con una eficacia industrial. Nunca hubo tanto valor destruido. Al márgen de las intenciones y patologías de los belicistas, esta fue la función que cumplieron las guerras en el proceso de acumulación. Cientos de millones de personas murieron, para que el valor pudiera vivir.
La Primera Guerra Mundial, por lo tanto, puede ser considerada como la manifestación de un nuevo marco histórico para la reproducción de la sociedad. Un marco en el cual, en intervalos irregulares, una combinación de crisis y guerra es necesaria para limpiar el sistema. Este nuevo período se ha denominado “la decadencia” 28. Para la clase trabajadora significa que elegir el capitalismo (confiar en el, aliándose con el, integrándose en el) a final significa elegir el suicidio. Con el inicio de la decadencia, la brecha entre la crítica positiva y la crítica negativa del capitalismo se hace insalvable.
Por definición, las guerras son una enorme pérdida de valor para el capital total. Pero eso es lo que es necesario para el proceso de acumulación. Esto no quiere decir que cualquier guerra necesariamente restablece las condiciones para la acumulación. Lo hace sólo en la medida que tiene el mismo efecto que la crisis, sólo que mayor medida. La guerra desvaloriza al capital destruyéndolo, eliminando así, su reclamo de beneficios futuros, restaurando el equilibrio entre las exigencias de capital existente y la creación de valor real. A este respecto, la Segunda Guerra Mundial fue mucho más eficaz que la Primera Guerra Mundial, lo cual fue una de las razones por las que el boom posterior a la Segunda Guerra Mundial duró tanto tiempo. El que su fin no haya desencadenado de inmediato un colapso económico mundial, no se puede explicar sólo por la intervención del Estado capitalista y la creación masiva de capital ficticio, aunque esto haya contribuido a postponer la hora del ajuste de cuentas. Pero la razón principal por la que pudo ser postpuesto, fue la “globalización” y su impacto beneficioso sobre la tasa de ganancia y el crecimiento de la demanda productiva. Esto no fue suficiente, sin embargo, para restaurar la tasa de crecimiento mundial, la cual se desplomó a principios de la década de 1970 y nunca se ha vuelto a recuperar 29. Mientras tanto, el crecimiento del capital ficticio se ha acelerado desde entonces. En esta década, el desequilibrio entre el dinero como mercancía general, para la circulación de otros productos, y el dinero como mercancía particular, acumulado por su reclamo de valor futuro, ha crecido hasta alcanzar proporciones grotescas. Se ha estimado que el primero representa sólo el 2% de las transacciones monetarias de un día cualquiera. 30 Todo el resto es el dinero cambiado por sí mismo, es decir, por su esperada capacidad de crecimiento en valor, reclamando su parte de la plusvalía que aún no ha sido producida. Por lo tanto, los pocos trillones de dólares, euros y otras monedas que se evaporaron desde el colapso de la burbuja inmobiliaria estadounidense que desencadenó el retorno de la crisis, representan sólo una pequeña fracción de la riqueza capitalista que todavía tiene que desaparecer para el restablecimiento de las condiciones de acumulación.
Así que, una vez más, el capitalismo está en camino hacia el colapso y / o la guerra. Pero el futuro no va a recrear el pasado. No estoy prediciendo la Tercera Guerra Mundial. Lo que sí predigo es que la desvalorización continuará y empeorará. No está dado como va a reaccionar ante esto la clase capitalista, y más importante aún, como va a reaccionar ante esto la clase trabajadora. Pero la clase capitalista en realidad no tiene muchas opciones, salvo las formas y medios que esta emplea para tratar de mantener su control sobre la sociedad. La clase trabajadora tiene una alternativa. Puede no hacer nada y aferrarse a la esperanza irracional de que al final las cosas de alguna manera se resolverán por sí mismas. O puede tomar su futuro en sus propias manos y, finalmente, terminar con el dominio de la forma-valor sobre la sociedad.
El tiempo para pensar en la revolución es ahora.
SANDERR
Junio 2009
1 Marx, Grundrisse (Edición Penguin), p.197-198
2 Ídem, p.212
3 Ídem, p.704-705
4 Marx, Capital vol.1, (edición Penguin) p. 656
5 Marx, Results of the immediate production, apéndice de Capital, vol.1, p.1024
6 Marx consideró a la fuerza de trabajo necesaria para que la mercancía llegue al alcance del consumidor como una extensión de la producción en la fase de circulación, y por lo tanto que adiciona valor a la mercancía y crea plusvalía para el capital.
7 Marx, Grundrisse, p.706
8 Ídem, p.340
9 Marx, Economic Manuscripts of 1861-63, tercer capítulo. Capital y Ganancia, parte 6
10 O, en otras palabras, la ganancia excedente. Más información acerca del proceso de igualación de la tasa de ganancia en “Las raíces de la crisis capitalista, parte 3: De la caída al colapso”, Internationalist
Perspective 32-33. La caída tendencial de la tasa de ganancia es uno de los análisis de Marx más impugnados. Parece ir contra lo intuitivo: El incremento de la productividad mediante la innovación tecnológica significa más beneficios para el capitalista, por consiguiente ?por qué no debe significar lo mismo para el capitalismo? La respuesta es que los intereses de los capitalistas individuales y los del capital total, el sistema del valor, frecuentemente entran en conflicto. La irracionalidad del capitalismo es la suma de un sinnúmero de decisiones racionales de los capitalistas. La “prueba”de la caída tendencial de la tasa de ganancia, una mera cortina de humo, que supuestamente fue dada por el teorema de Okishio, quien llegó a la conclusión opuesta a la de Marx. Sé poco de matemáticas, pero sé que cualquier esquema de este tipo sólo puede ser tan bueno como sus supuestos. Okishio parte del supuesto de que las mercancías mismas tienen igual precio antes y después de la producción. El dió por supuesto que su valor es estable mientras que la cuestión para Marx era precisamente, que cae. Así que la conclusión de Okishio y su punto de partida eran lo mismo. Más sobre esto en: Kliman: Reclaiming Marx´s Capital, capítulo 7, Lexington Books 2007.
11 Según Paul Samuelson, ”los economistas de todas las escuelas pueden estar de acuerdo en que Karl Marx hizo una contribución estelar” (con su análisis de la reproducción expandida). (Samuelson, Economics (McGraw Hill, décima edición), p.865.
12 Ver Marx, Capital, vol.3, (New World Paperbacks), capítulo 10, p.191.
13 Marx, Grundrisse, p.340.
14 Marx, Capital, vol.2 (Penguin) p. 470.
15 Marx, Results…op.cit. p.1037
16 Marx, Theories of Surplus-Value, vol.3, (ed. Progress) p.118
17 Marx, Capital, vol.3, p.245.
18 Marx, Capital, vol.3, p.305.
19 Marx, Capital, vol.1, p.726-727.
20 Marx, Results…, p.1046.
21 Marx, Theories…, vol.3, p.88.
22 Marx, Grundrisse, p.218.
23 Stephen Roach: Economic Armageddon Predicted. Boston Herald, 23 de nov., 2004.
24 Entre otros, por: Peter Gowan, ”Crisis in the Heartland”, en New left Review 55.
25 Capital, vol.1, p. 875.
26 Capital, vol.3, p. 238.
27 Capital, vol. 1, p. 528.
28 Este no es un término perfecto, ya que generalmente se asocia con la inmoralidad y, en la política marxista, con la posición de que el capitalismo llega a un punto en el que ya no puede desarrollar sus fuerzas productivas. Nosotros, por el contrario, pensamos que estas se han desarrollado considerablemente durante la decadencia del capitalismo, ya que lo que hace que se desarrollen, la búsqueda de la ganancia excedente, se ha intensificado. Para dar nombre a este nuevo marco, algunos prefieren el término ”era de retrogresión”, otros ”crisis permanente”. Este último término no es, en mi opinión, una buena opción, ya que, por su propia naturaleza, ninguna crisis es permanente. Pero, más importante que la elección de un nombre es el reconocimiento de que se ha iniciado una nueva fase, para el mundo, y para la lucha de la clase trabajadora en particular.
29 El promedio per cápita de la tasa de crecimiento a nivel mundial fue 2,9 % de 1951-1973 y 1,6 % de 1974-2003. (Datos anuales de Angus Maddison)
30 Ver: Bernard Lietaer, The Future of Money, Random House 2002.
DEFORESTACIÓN
Presentamos este texto de la publicación ”La Oveja Negra” que formula una importante contribución al debate crítico sobre la destrucción del medio ambiente.
Los incendios en la selva amazónica comenzaron la primera semana del mes de julio de 2019. Estos incendios, sumados a los anteriores del mismo año, conforman la mayor cantidad de fuegos registrados en la región desde que se comenzó a llevar registro en 2013 y un 80% más respecto al año pasado. Cuando hablamos de deforestación nos referimos también a las más de 40.000 especies de plantas, 1.300 tipos de aves, 426 diferentes de mamíferos que viven en la selva tropical del Amazonas, la más grande del mundo, con 6,7 millones de kilómetros cuadrados. A aquella cantidad de mamíferos que intentan ilustrar un “santuario natural” hay que agregarle uno más: las personas que habitan allí, y no solo comunidades indígenas.
La magnitud de las miles y miles de hectáreas quemadas es tal que el humo cubrió el cielo de la ciudad de São Paulo provocando una oscuridad general en plena tarde. Por aquellos días las cenizas se vieron incluso en la ciudad de Rosario al amanecer. Desde la percepción urbana el humo y las cenizas son un indicador de una gravedad que no alcanzamos a dimensionar.
Salir a rebatir que la destrucción del área selvática más importante del planeta no es consecuencia del gobierno de Bolsonaro, sino del capitalismo, parecería a estas alturas cuanto menos ridículo. Cualquiera que lea un par de noticias despegando los ojos de la televisión o de los memes que llegan a la pantalla del celular podría sacar esta conclusión, pero no. Resulta que la ideología dominante no es dominante por que sí. Lo que se nos aparece abiertamente como la mayor destrucción de la naturaleza de estos tiempos no es sino un episodio más en la relación que este sistema de producción tiene con el mundo, su forma de concebirlo: como un recurso de donde extraer más y más valor, más ganancia, más capital. El pulmón de la Tierra está ardiendo y no podemos revertirlo. Quizás por eso, los primeros días del incendio, desde la impotencia llamaron a rezar por la Amazonía.
Está claro que a los políticos en oposición, en pleno o futuro mandato, no les importa la selva, ni su deforestación. La tierra es mercancía tanto para quienes la deforestan como para quienes operan políticamente con el discurso sobre la irresponsabilidad de la deforestación. El señalamiento del criminal sirve para ganar la próxima elección, la “preocupación por la Amazonía”, también. Pero hay un “pequeño problema”: el discurso se puede seguir reinventando, sin embargo, el bosque arrasado no regresa por incluirlo en un nuevo discurso.
Desde el progresismo, el populismo o la izquierda del capital, reducen la catástrofe a una oposición política, a un “fuera Bolsonaro”. Y desde el ecologismo posmoderno nos incitan a aportar individualmente, votando mejor, no comprando a grandes empresas, modificando el consumo. «Los consumidores deben reducir sus posibilidades humanas de protesta colectiva y lucha social a una actitud individual: consumir o no consumir, consumir más o menos. En ambos casos el problema que se desprende es uno y el mismo: cuando se habla con el lenguaje del amo necesariamente se defienden sus reglas… En perfecta igualdad democrática un proletario cualquiera y un burgués de la industria química tienen la misma responsabilidad según la visión de quienes destruyen el planeta y de los ecologistas que administran la catástrofe.» (La Oveja Negra nro. 41, Ahorro energético y disciplinamiento)
Sin entrar en un análisis pormenorizado, una vez más vemos cómo se desvanece la “oposición” entre los distintos gobiernos que se presentan como progresistas o de izquierda, por un lado, y de derecha o fascistas, por el otro. Uno de los focos del actual incendio afecta la zona del Bosque Seco Chiquitano, en la región dominada por el Estado de Bolivia, cuyo presidente Evo Morales aprobó un decreto supremo el 10 de julio pasado autorizado en los departamentos de Santa Cruz y Beni el desmonte para actividades agropecuarias, el que se suma a una ley de 2016 que permite la quema de hasta veinte hectáreas de pastizales para pequeñas propiedades y propiedades comunitarias.
En el año 2009 el gobierno de Lula Da Silva privatizó 670.000 km cuadrados de la selva amazónica. El mecanismo progresista de entregarles gratuitamente parte de estas tierras a pequeños productores (y vender el resto) hoy muestra los resultados reales. El objetivo es ampliar las fronteras agrícolas, ampliar la zona explotable para el Capital. Bien aclaró el propio Bolsonaro frente a los intentos de “proteger” la Amazonía por parte de Europa, y especialmente del gobierno francés: «si seguimos con áreas protegidas y regiones indígenas se termina el agronegocio en Brasil y si se acaba el agronegocio se acaba nuestra economía».
Sin ir más lejos, durante toda la “década ganada” nuestra región sufrió el récord de desmonte por motivos agropecuarios, mientras se daba la bienvenida a nuevas inversiones de Monsanto y la minera Barrick Gold. Pero esto tampoco es propio de un gobierno en particular. En la Provincia de Santa Fe, por ejemplo, se pasó de tener casi 6.000.000 de hectáreas de bosques en 1935 a 840.000 en 2002, es decir, en ochenta años se “perdió” un 82% de bosques nativos. «Nada se pierde todo se transforma» dirán los eslóganes apaciguadores de la autoayuda, y en algo tienen razón, bajo la lógica de este sistema no se pierde nada mientras se transforme en valor: esos bosques fueron sistemáticamente destruidos para la ganancia.
Remarcar lo mismo a veces es necesario frente a lo invariable del Capital. En marzo de 2012, en el segundo número de este boletín, podíamos leer: «La producción capitalista es intrínsecamente depredatoria con el medio en que se desarrolla. Desde la génesis misma de este sistema perverso, la explotación de elementos naturales tenidos en cuenta como meros “recursos” (carbón, caucho, petróleo, entre los primeros) es una constante que arrasa la biodiversidad por doquier. En la región argentina, como país casi exclusivamente agroexportador, la modificación del bioma ha sido constante desde finales del siglo XIX. La región pampeana ha sido modificada en más de un 90% como causa de la explotación agropecuaria.»
Cuando se nos incita a echarle la culpa a Bolsonaro lo que se está haciendo es invisibilizar esta parte del problema, que la productividad del Capital se basa en este tipo de desposesiones y destrucciones, que todos los gobiernos son capitalistas, y que esto significa más desalojos, más asesinados, más desaparecidos. Nos llevaría varias páginas recordar todos los militantes, activistas y comunidades hostigadas y perseguidas por la defensa de la tierra. Por no hablar de los asesinados que hoy no están para defender la selva de las garras de la ganancia, desde la región mexicana hasta la Patagonia a ambos lados de las fronteras, pasando por Colombia con el triste récord de tener la mayor cantidad de referentes sociales asesinados en este continente durante los últimos años.
Hacia fines del año pasado advertíamos, como adelantándonos a estos tristes días de destrucción y de renovada indignación: «Fue bajo los gobiernos del PT, y no bajo gobiernos fascistas, que la deforestación de la Amazonía alcanzó el “punto de no retorno”. Bolsonaro ha llegado a poner orden luego de que la socialdemocracia progresista trabajó duramente justamente para el progreso ¡del Capital! Que la próxima vez no nos sorprenda tanto. No se trata de sabérselas todas ni de extremismos, sino de la posibilidad de hacer algo a tiempo y no lamentarse cuando ya es demasiado tarde» (La Oveja Negra nro. 59, Brasil: Progreso y orden). Lo que nos seguimos preguntando es ¿cuándo será demasiado tarde? Porque así como la indignación y la sorpresa se renuevan también lo hace nuestro margen de soportar lo insoportable.
«Los últimos años de gobiernos progresistas en la región latinoamericana han demostrado la profunda implicación de la izquierda y el progresismo en el desarrollo capitalista. No solo no han cuestionado los modelos productivos heredados, sino que los han profundizado enormemente. El extractivismo con monocultivos transgénicos y agrotóxicos, la carrera energética que desconoce todo tipo de límites e impulsa proyectos como el de Vaca Muerta en la cuenca Neuquina, y planes megalómanos de infraestructura para el transporte como el IIRSA,(1) son algunos de los principales ejemplos… La huida desbocada y hacia adelante que nos presenta el capitalismo, no es obra de la mente de unos pocos millonarios de derecha o de izquierda. Ellos mismos están subidos a un caballo incontrolable con sed de ganancias. Controlarlo tirando las riendas más a la derecha o más a la izquierda, es una fantasía. El Capital se dirige hacia nuestra ruina en su carrera por multiplicarse, porque si deja de crecer muere.
La raíz de los problemas no es cuestionada y nuestra imaginación es destruida. Nos llaman a opinar sobre cada detalle, para que así no tengamos una noción de la totalidad. Nuestros enemigos más evidentes y nuestras acciones más directas se diluyen en problemas de expertos.» (Estos párrafos son extractos de un folleto que repartimos en la ciudad de Rosario durante el acto del 1° de Mayo del 2017).
Lo más aterrador de estos momentos no es ver arder la selva, es que el fuego no se prenda en barricadas que hagan frente a la destrucción, es seguir aguantando lo inaguantable, es seguir eligiendo el mal menor. Lo más preocupante es la incapacidad de los seres humanos de imaginar algo distinto a la vida en el capitalismo, justo en el momento en que esta forma de vida se está cayendo a pedazos. La deforestación de la imaginación es tan peligrosa como la deforestación de la Amazonía, porque la deforestación de la imaginación significa la deforestación de una imaginación antagonista. Solo es posible una deforestación de la Amazonía sobre una avanzada deforestación de la rebeldía, de la imaginación en acción.
Hope or Hoax?
Reflections on the Green New Deal
Finally, the climate change deniers have about as much credibility left as the flat earth society. The evidence is too overwhelming. The scientific data is clear: if man continues to produce and consume in a way that releases massive amounts of greenhouse gasses into the air, we are headed for a catastrophe that might be more destructive than all the wars of past centuries combined. Already, we see rising seawater levels threatening low lying areas, more devastating storms, more giant floods here and monster fires there; mass extinction of animals, spread of tropical diseases, a mounting drinking water crisis, drought that turns fertile areas into wasteland and provokes mass migration, microplastics in the ocean, in our food, in the rain that falls on our head…the list of disasters goes on and on. No wonder that this trend worries more and more people. Especially young people, who will inherit a planet that may become to a large extent uninhabitable. The movement of school kids striking for climate which began in Sweden and spread all over the world is thus a welcome sign. It expresses a rising sense of urgency of fundamental change. But what must change? The goal, to stop the poisoning of the world, may be clear but the road to achieve it is not. “Act now!” and “Do something!” were the slogans that expressed the prevailing sentiment. As I write this, the movement is still going on. It’s great that school kids keep shouting that this can’t go on, but after all the demonstrations the question comes, what now?

Greta Thunberg, the eloquent 16 year-old girl who became the most visible spokesperson for the school kids movement, sailed in a carbon-neutral boat to New York to speak at the UN. She scolded the powerful for their inaction, warning: “We will not forgive you”. They didn’t seem to care very much. All Greta got was polite applause (heck, maybe she’ll get a Nobel prize) but in terms of measures, the nations promised next to nothing. Meanwhile, according to climate scientist James Hansen, the accumulation of greenhouse gasses is already trapping as much energy as half a million Hiroshima-bombs every day.

What now? The left pins its hopes on the Green New Deal, which would solve the climate crisis like FDR’s New Deal supposedly solved the crisis in the 1930’s. Actually, the New Deal didn’t. The crisis lasted until the war began. Then it transformed into something even worse. Fundamentally, the New Deal measures changed nothing. Capital continued on its course which had to end in mass destruction. What the New Deal did was to create a false hope, which tied the exploited to their masters. Will the Green New Deal (GND from now on) lead us to a happier outcome?
An historic opportunity?
The GND concept floated around for some years, then, in February of this year, it was codified in a 14-page non-binding resolution introduced in the US Congress by left-wing Democrats Alexandria Ocasio-Cortez and Ed Markey. It was rejected in the US Senate with no debate allowed, but it became a rallying point for the left, not only in the US but also in Europe and beyond. And of course, Naomi Klein jumped on the bandwagon with a new bestseller: On Fire: The (Burning) Case for a Green New Deal.
The GND proposes to convert the US economy to zero emissions in ten years time. It would completely eliminate fossil fuels, invest heavily in renewable energy sources, rebuild the power grid, upgrade all buildings to the highest environmental standards, develop a low-carbon transportation infrastructure based on electric vehicles and high-speed rail, build schools and hospitals to assure universal health care and free education, spur massive growth of clean manufacturing, eliminate greenhouse gasses from agriculture, guarantee a job with a family-sustaining wage, adequate family and medical leave, paid vacations, and retirement security to all people of the United States.
The GND sees the climate crisis as “an historic opportunity… (1) to create millions of good, high-wage jobs in the United States; (2) to provide unprecedented levels of prosperity and economic security for all people of the United States; and (3) to counteract systemic injustices.”
It’s a bountiful menu. Who wouldn’t like that? It has FDR’s promise of prosperity for all, plus a clean environment. All that, while leaving the capitalist foundation intact. How can this be done? The same way as the Republican ‘increase tax income by lowering taxes’ scheme. With smoke and mirrors…
Indeed, it requires magic tricks to make the GND credible. This was pointed out by critics of all colors. Critics of the right, predictably, but also radical critics such as Jasper Bernes. In a previous post on this site, we reviewed his essay “Between the Devil and the Green New Deal” In it, he writes: “The problem with the Green New Deal is that it promises to change everything while keeping everything the same.The world of the Green New Deal is this world but better—this world but with zero emissions, universal health care, and free college. The appeal is obvious but the combination impossible.”
The strategy of the GND is to generate public support, win elections, and get Congress to adopt the plan. Good luck with that. US capital has invested heavily in fossil fuel production in the last decades. It is now the world’s biggest producer. Trillions of dollars are sunk into fossil energy infrastructure. Many industries and financial corporations are tied to coal, oil and gas. To eliminate them, as the GND proposes, if they’re not made outright illegal, they would have to be driven out of business through taxation so crushing that they would become uncompetitive. Bernes gives figures which throw a light on the magnitude of the shock this would create: The proven oil reserves on the planet are valued at around $50 trillion (assuming a low average cost of $35 per barrel) which represents one-sixth of the total value of the planet. Wipe that out and see if increased investment in sun farms, windmills and electric cars can compensate for the financial tsunami that this devalorization would set in motion. Obviously, capital would never accept this. So to think that Congress could approve the GND, you have to think of Congress as “the house of the people”, and not as an instrument of the capitalist state. I’ll come back to this point later because it is a crucial one.
But wouldn’t it be possible that the old fossil energy technology simply would be superseded by new, more efficient technology, like the automobile superseded the cart and carriage industry? Capital had vested interests in the latter too. The main difference is that no taxation or subsidies were necessary to drive horse-based industry out of business. It disappeared because it couldn’t compete against the motor industry. This is not the case for fossil energy. It remains relatively plentiful and thus cheap to produce. And the money to build its infrastructure is already spent, while new money would have to be found to build a whole new infrastructure based on renewables. Renewable energy would have to bear that cost, pass it on to the consumer, making it less competitive. Unless the cost is covered by state subsidies.
Where’s the money coming from?
According to some estimates the GND would cost more than $90 trillion over the next decade. Other estimates are lower but still humongous. The GND resolution is rather vague on how the plan would be financed. Taxing the rich would be one way but it has its obvious limits in the risk that capital would just go elsewhere. Except for fixed capital, the escape routes are many. Billionaires, with their armies of lawyers and accountants, are experts in gaming the system. Governments all over the world have followed the opposite route lately, lowering taxes to attract capital and stimulate investment. Those who failed to do so dropped further behind. Bernie Sanders’ wealth tax proposal, which is the most radical of the plans of the Democrat presidential candidates (most of whom support the GND), is estimated by UCLA-economists Saez and Zucman to generate $4.35 trillion over the next decade. Barely more than a drop in the bucket that must be filled to meet the financial needs of the GND.
Increased deficit spending would be the only option to finance the plan. Supporters of the GND refer to the neo-Keynesian “Modern Monetary Theory” (MMT), which is popular in the capitalist left today. It claims that, since a state cannot default on debt in its own currency – since it can always create more of it – there is no limit to its ability to increase deficit spending. Except inflationary pressure, but according to the MMT, that could only occur if there is already full employment and the economy overheats (in that case, MMT recommends raising taxes, selling bonds and decreasing spending). The latter claim is demonstrably false, since there are several historical examples of stagnation and rising inflation occurring simultaneously (like the ‘stagflation’ of the 1970’s). Inflation occurs when the pace of money creation outruns the pace of value creation and realization. But only when that new money goes into general circulation. In response to the crisis of 2008, the central banks of the US, the EU, China and Japan created, with their Quantitative Easing policies, out of nothing many trillions of dollars, euros etc, to buy stocks and bonds and generally underpin the value of capital. Most of this money went into capital’s reserves and didn’t enter into the general circulation and therefore did not cause inflationary pressure (which was also checked by the underlying deflationary trend of the world economy). With the growth of money thus directly going to capital, its share of the total wealth increased. So the gap between the rich and the rest of us inevitably grew. It is now the highest since records were kept. Governments did this, not only out of loyalty to their own, but to protect the credibility of money itself. Paradoxically, to prevent its collapse, to keep the incentive to accumulate value alive, the imbalance between money- and value-creation/realization which triggered the crisis, was accelerated.
The absence of inflation does not indicate that the imbalance between money- and value-creation/realization is no problem. Instead of leading to a price-inflation of commodities in general circulation, it artificially props up the price of capital in general, thus causing financial bubble-formation in the general economy, which, in the strongest countries, the US in the first place, is further stimulated by being seen as safe havens for capital worldwide.
The can has been kicked down the road.
Accelerating the pace of money-creation without inviting a collapse sooner or later, can only be done if there is a corresponding increase of value-creation and -realization. Otherwise the widening gap between them causes either inflation or debt-accumulation. In this respect, the GND is a mixed bag. Many of the investments it plans, would be conducive to value creation and realization, but many others might be useful for people but not for capital. They would be faux frais (unproductive costs) that cut into its profit.The tens of trillions of new money created out of thin air to finance the GND would diminish the value of existing capitals because their share of the total quantity of money (the total purchasing power) would fall. Add to this the fact that the GND would devalorize a crucial sector of the economy (fossil energy with its myriad connections) and it becomes clear that the implementation of the GND would trigger a deep financial crisis.
It may be true that the technology needed for carbon-neutral production already exists, or is in the works. All the resources to stop the madness may be there. But in capitalism, the requirement to generate profit never ceases: It’s do or die. That, in the first place, is what makes the GND an impossible goal.

How green is the GND?
Technology in itself will not save us. It is shaped by its function, to cut labor-time and other costs, to increase control and efficiency. It will need a drastic overhaul and repurposing to unleash its now severely restrained potential to meet human needs. A repurposing, which can only be the result of a fundamental overhaul of society itself, of revolution.
Meanwhile, let’s not overestimate what technology can do for the world now, in the present global context of crisis-ridden capitalism.
It’s time to debunk some green myths. Even if the political obstacles mentioned above did not exist, and financial/economic crisis by some miracle could be avoided, how much cleaner would the GND make our planet?
“Energy is never clean”, Bernes reminds us. Just because the use of renewable energy is carbon-neutral doesn’t mean that its production is carbon-neutral. Solar panels, wind turbines, electrical vehicles require non-renewable and frequently hard-to-access minerals. Bernes writes: “It takes energy to get those minerals out of the ground, energy to shape them into batteries and photovoltaic solar panels and giant rotors for windmills, energy to dispose of them when they wear out. Mines are worked, primarily, by gas-burning vehicles. The container ships that cross the world’s seas bearing the good freight of renewables burn so much fuel they are responsible for 3 percent of planetary emissions.” It is hard to see how the GND’s promise of carbon neutrality could be kept since the construction of the new infrastructure, of all the electrical trains and cars, schools etc.,could not be done without massive use of fossil fuel and carbon-intensive materials like concrete and steel. Biofuel would help, but it is among the least dense of power sources. To meet the needs it would require a vast land mass, crowding out other uses.
Solar panels, wind turbines and electric cars may not be polluting but the production of their components do. Not only the steel, glass and plastic but also the mining of the specific minerals they require. Turbines and solar panels use rare earth minerals. The battery of an electric car needs 140 pounds of lithium and 33 pounds of cobalt. Bernes paints a vivid picture of the environmental destruction the mining of these minerals has caused in China. As for the working conditions in these mines, they’re worse than in Dickens’ time. The Daily Mail writes about cobalt-mining in Congo , which employs 40.000 children : No one knows quite how many children have died mining cobalt in the Katanga region in the south-east of the country. The UN estimates 80 a year, but many more deaths go unregistered, with the bodies buried in the rubble of collapsed tunnels. Others survive but with chronic diseases which destroy their young lives. 1Meanwhile, according to Forbes, capitalists worry about cobalt’s geological scarcity which would throw up another obstacle to the GND, since it would steeply increase the demand.

Nationalism
But those dead villages in China and dead children in Congo are far away. The GND resolution says nothing about them. That shouldn’t surprise us. The resolution, after all, is written by politicians of the Democratic party, one of the main pillars of US capitalism. The nation is their framework, the interests of the national economy their horizon. The goal is a carbon-neutral USA, regardless of the implications elsewhere.
And those implications could have a perverse pollution-accelerating effect on the world. If the US would reduce its fossil fuel consumption enough to achieve carbon neutrality, that would create an enormous glut on the fossil fuel market. The price of coal, gas and oil would fall so low that other countries would have a strong incentive to use more of it and forego investment in renewables, so that the global climate would worsen even faster.
Pretending to have a solution to climate change while thinking only within one’s borders is fundamentally dishonest. As Bernes writes : “Counting emissions within national boundaries is like counting calories but only during breakfast and lunch. If going clean in the US makes other places dirtier, then you’ve got to add that to the ledger.”
Even if carbon neutrality could be achieved in the richest countries, the rest of the world would and could not follow. The solution to a problem that is global by its nature can only be global itself. And that means it cannot come from within a system that is, by its nature, based on competition.
Decoupling?
The GND counts on robust economic growth to create full employment and general prosperity and to finance the new green infrastructure. But the goals of growth and carbon-neutrality are irreconcilable. There have been serious studies done on this subject, by the World Bank, the OECD and UNEP. Their findings are summarized by Jason Hickel and Giorgos Kallis in a detailed overview, titled: “Is green growth possible?”
Their answer is no. They write:
“The notion of green growth has emerged as a dominant policy response to climate change and ecological breakdown. Green growth theory asserts that continued economic expansion is compatible with our planet’s ecology, as technological change and substitution will allow us to absolutely decouple GDP growth from resource use and carbon emissions. This claim is now assumed in national and international policy, including in the Sustainable Development Goals. But empirical evidence on resource use and carbon emissions does not support green growth theory. Examining relevant studies on historical trends and model-based projections, we find that: (1) there is no empirical evidence that absolute decoupling from resource use can be achieved on a global scale against a background of continued economic growth, and (2) absolute decoupling from carbon emissions is highly unlikely to be achieved at a rate rapid enough to prevent global warming over 1.5°C or 2°C, even under optimistic policy conditions. We conclude that green growth is likely to be a misguided objective, and that policymakers need to look toward alternative strategies.”
And:
“The empirical data suggest that absolute decoupling of GDP from resource use (a) may be possible in the short term in some rich nations with strong abatement policy, but only assuming theoretical efficiency gains that may be impossible to achieve in reality; (b) is not feasible on a global scale, even under best-case scenario policy conditions; and (c) is physically impossible to maintain in the longer term. In light of this data, we can conclude that green growth theory – in terms of resource use – lacks empirical support. We are not aware of any credible empirical models that contradict this conclusion.”
So they conclude:
“It seems likely that the insistence on green growth is politically motivated. The assumption is that it is not politically acceptable to question economic growth and that no nation would voluntarily limit growth in the name of the climate or environment; therefore green growth must be true, since the alternative is disaster. But it might well be the case that, as Wackernagel and Rees put it, ‘the politically acceptable is ecologically disastrous while the ecologically necessary is politically impossible’. As scientists we should not let political expediency shape our view of facts. We should assess the facts and then draw conclusions, rather than start with palatable conclusions and ignore inconvenient facts.”
But the political facts can’t be ignored either. After all, in their introduction the authors stated “that policymakers need to look toward alternative strategies”. But they are rather vague on what these are. Nothing suggests that they are thinking outside the capitalist box. But they want capitalism to scale down aggregate economic activity, to shrink production and consumption in high-consuming nations, to shift from carbon-intensive to low or zero carbon sectors and to provide a basic income for everyone.
Addicted to growth
Why not? Why can’t there be a scaled-down capitalism that produces less and consumes less, in which we all work less and live healthier and better?
Marx’s value-theory explains why this is impossible, why capitalists cannot choose whether to grow or not, why they are compelled to do so by the inner workings of their system.
Capitalism, unwittingly, trades in labor-time. The quantity of socially necessary labor time spent on production of commodities determines the quantity of money they can become, and that quantity in turn determines the quantity of labor time or its products that it can return into. Through countless transactions, the market-value of commodities is thus established on the basis of average social labor-time, notwithstanding other factors (over/underproduction, level of taxation, monopolism) that influence their market-price. By using less than average labor-time, a capitalist makes a higher than average profit. That is the driving force behind capitalism’s prodigious technological development. That and the fact that technological development can yield new commodities over which their owners have monopolistic control, another source of surplus profit. But the lower than average cost of innovating capitalists drives the market-value of commodities down; their competitors have to follow suit or perish. So the technological innovation spreads and with it capitalism expands, because there is a tight link between efficiency and scale-enhancement, the latter compensating for the decline of the value of commodities. Since they contain ever less labor time, the unpaid part of that labor time also shrinks. That part, the surplus value, is the source of profit. The tendential decline of the profit-rate forces the capitalist forward, whether he wants it or not.
Value is not stable. It demands valorization. If it doesn’t expand, it devalorizes. Money sniffs around the world, always in search of the highest yield. It rewards the strong and punishes the weak. The capitalist has no choice but to grow. Capitalism can’t stop, can’t slow down, without sinking in crisis. It has to transform more of the planet into commodities, use up more and more of its resources, worsen the climate crisis.

As Joshua Clover, another radical critic of the GND writes: “Even if these owners [of capital] wanted to spare us the drowned cities and billion migrants of 2070, they could not. They would be undersold and bankrupted by others. Their hands are tied, their choices constrained by the fact that they must sell at the prevailing rate or perish. The will towards relentless growth, and with it increasing energy use, is not chosen, it is compelled, a requirement of profitability where profitability is a requirement of existence.”
There’s no way out of it, even if the greens would come to power. As Jasper Bernes writes: “If you tax oil, capital will sell it elsewhere. If you increase demand for raw materials, capital will bid up the prices of commodities, and rush materials to market in the most wasteful, energy-intensive way. If you require millions of square miles for solar panels, wind farms, and biofuel crops, capital will bid up the price of real estate. If you slap tariffs on necessary imports, capital will leave for better markets. If you try to set a maximum price that doesn’t allow profit, capital will simply stop investing. Lop off one head of the hydra, face another.”

Does the contradiction between growth and decarbonization mean that greater poverty is unavoidable if the earth is to remain livable? Only if the concepts of rich and poor keep the meaning they have now.
In a post-capitalist communizing world, production, use of energy and raw materials would shrink on aggregate considerably, the greedy accumulation of goods would no longer make sense or be possible, nor would be military and so many other useless things. Bernes writes: “ We can easily have enough of what matters—conserving energy and other resources for food, shelter, and medicine. As is obvious to anyone who spends a good thirty seconds really looking, half of what surrounds us in capitalism is needless waste. Beyond our foundational needs, the most important abundance is an abundance of time, and time is, thankfully, carbon-zero, and even perhaps carbon-negative.”
An anti-critique
A reply to Bernes and others was written by Thea Riofrancos. She is a member of the Democratic Socialists of America, the fast growing left-wing organization that “critically” supports Bernie Sanders, the left-wing of the Democrats, and the GND, and serves on the Steering Committee of DSA’s Ecosocialist Working Group. In her article, “Plan, Mood, Battlefield – Reflections on the Green New Deal,” she writes:
“The central ambivalence running through left critiques of the Green New Deal is whether it is too radical or, on the contrary, not radical enough.” In her opinion, it can’t be both at the same time. On the one hand, the critics claim that the GND is politically unachievable because capitalism would never accept it, on the other they say, it doesn’t threaten capitalism, therefore it’s too modest to achieve its goals. But, Riofrancos objects, if it is so weak, “ it’s hard to imagine why the political system would object to such mild reformism, especially given the tremendous legitimation effects to be gained from the appearance of taking serious action on climate.”
But the contradiction is real. The GNP is unacceptable for capitalism because it implies too much devalorization, and at the same time it is too limited, too growth-oriented to stop the warming of the planet. The reality of this contradiction is what the ‘socialist’ supporters of the GNP refuse to face.
Although she is more optimistic than Bernes on the current state of the eco-friendly technology and on the quantity of landmass that renewables would require, Riofrancos recognizes many of the obstacles that Bernes and others point to, and is critical of the GND’s productivism and nationalism. She never states whether she thinks the goals of the GND are actually achievable.
It appears that she doesn’t. She writes “the root causes of climate crisis—profit-seeking competition, endless growth, exploitation of humans and nature, and imperial expansion—can’t also be the solution to climate crisis” and it’s clear that the GND does nothing about these root-causes. But in her view the politics of the Green New Deal can be radicalized beyond its current limitations. Therefore anti-capitalists should give it “critical support, embracing the political opening afforded by the Green New Deal while at the same time contesting some of its specific elements, thus pushing up against and expanding the horizon of political possibility.” And “… through the vehicle of the amorphous Green New Deal, left forces might achieve these three tasks” (…) “shifting the discussion, gathering political will, and underscoring the urgency of the climate crisis.” But it’s the facts that shift the discussion and underscore the urgency of the climate crisis. What the GND does is direct that urgency to a capitalist solution that cannot work. It says, yes, technology and good government, egged on by activism, can save us.
Why does Riofrancos think that the GND can be expanded beyond its current framework and address the root-cause of the climate crisis? Because she believes that “creative experimentation with policies and institutions”, combined with extra-parliamentary pressure such as the school kids strike for climate, can achieve this bit by bit. The examples she gives of the steps in that direction are rather meager. New York, arguably the richest city on earth, adopted a plan to limit emissions from buildings. The CP-government in Kerala and municipalists in Spain tinkered with institutions. That’s it. But the fundamental disagreement here is not about her shortage of examples of creative government. It is about the very nature of the state.
Whose state?
“The state is not a unitary monolith; neither is capital”, Riofrancos writes, “And these two facts are related.” Capitalists compete with each other, they have conflicting interests. They also compete over the state and its policies. “Understanding the stances of specific firms and distinct fractions of capital is a prerequisite for developing a strategic orientation that poses a credible threat to profit-making ”, she thinks. “One can easily imagine some sectors favoring aspects of the Green New Deal (“clean tech”), with others working in lockstep against it (the fossil fuel industry).”
Yes, we can imagine that, but we can’t imagine that the specific interests of the former could have more sway over the state than those of the latter. More importantly, all sectors have more in common than what divides them. They have their specific interests, but their common interest in the preservation of capitalism overrides those. Riofrancos argues that “competition between fractions of the ruling class at times [is] providing strategic openings to exert popular power”. Yes, but only if that exertion does not threaten the global interests of the ruling class. If “popular power” would threaten what Riofrancos recognizes is the root-cause of climate change, capitalism itself, the ruling class as a whole, including “clean tech”, would unite to fight it.
But can the state only be capitalist? To this question, Riofrancos’s implicit answer is no. For her, it can be a battle-ground, where the interests of different classes face off, where anti-capitalist policies can win, provided that there is enough pressure from radical democratic grassroots movements.
According to Bernes, socialists who support the GND like Riofrancos, follow the recipe of Trotsky’s “Transitional Program”, i.e. to make demands on the capitalist system that it can not meet, so that the movement for these demands turns against capitalism. Bernes rejects this strategy, arguing that institutions that are geared towards working within the system to improve it cannot become instruments to overthrow it because “institutions are tremendously inertial structures”. That is a weak argument. The problem with these institutions (political parties, unions, etc.) is not their inertia per se but that, by participating in the politics of the state, directly or indirectly, they themselves become part of the state, of the political infrastructure of capitalism. Riofrancos on the other hand sees institutions “ always as crystallizations or resolutions to class conflict”.
Bernes himself is not too clear on the nature of the state. Writing about the original New Deal, he writes: “The state was necessary as a catalyst and a mediator, setting the right balance between profit and wages, chiefly by strengthening the hand of labor and weakening that of business.” Apart from the fact that he seems to think that the Great Depression was merely a problem of underconsumption, he paints a picture of a state standing above the economy, mediating between divergent class interests. Like Riofrancos, he separates the political realm from the economic one. In the latter, capital rules, but the former, the democratic state, is a neutral vehicle. Its steering wheel is now in the hands of capital but, in Riofrancos’s vision, it could be wrestled away, or at least shared enough to force capital to deviate from its immanent course.
The democratic state in this view is a supra-historical ideal form into which competing social relations can be inserted. The reformist strategy is to fill the form with the content of a true majority without the distorting influences of money and class and freed from the prejudices of race, gender, etc. But the state is not merely a form whose content is filled by those who control it, it is capital in its political mode of being. It is an essential part of the mode of production and thus internal to the capitalist exploitation and accumulation process.
As a soon to be published International Perspective article on Democracy puts it:
“The modern state is not capitalist because the capitalist class occupies its ruling positions, it is capitalist because it very form is integral to the reproduction of capital, including the form and function of its principal institutions and the forms of subjectivity through which capital is politically deployed–fundamentally the forms of democracy.”
Therefore, it can’t be captured and used for divergent purposes, regardless of the amount of pressure from grass roots movements.
The state’s function is to assure that the conditions for exploitation and accumulation, including the rule of law, are being met. It may well act against the interests of certain capitalists or even industries, but it always is geared towards the defense of the national interest, that is, the interest of the national capital. Since the climate crisis is certain to worsen, it’s not impossible that the US Congress would adopt some of the measures proposed in the GND which would benefit clean tech at the expense of fossil fuels. For Riofrancos that would presumably represent a great victory, a step towards socialism. It would not. It wouldn’t bring us any closer to ending capitalism, to overthrowing the rule of the value-form that forces this mad, destructive accumulation process upon humanity. But it would reinforce the illusion that the system can auto-correct and solve our problems, that exploiters and exploited are in the same boat, share the same national interest.
“The Green New Deal doesn’t offer a prepackaged solution,” Riofrancos concludes her article, “it opens up a new terrain of politics. Let’s seize it.”
Let’s not. That terrain is not, and can never become, ours.

Do nothing?
According to Riofrancos, if you reject her strategy, you resign yourself to the existing power relations, while waiting for the revolution to fall from the sky. You’re a do-nothing, a demobilizing fatalist. She writes: “We don’t yet know how the politics of the Green New Deal will play out. We can be certain, however, that resignation cloaked in realism is the best way to ensure the least transformative outcome. Waiting for ever-deferred moment of revolutionary rupture is functionally tantamount to quiescence.”
Riofrancos’ approach reminds me of the joke of the guy who’s looking for his keys under a street light, not because that’s where he lost his keys, but because he can see there.. Likewise, Riofrancos is looking for the end of capitalism, but she can’t see anything where it is – in the potential of global revolution – so she looks under the bright light of reformist promises. There she can do “something”.
And indeed, “a revolution is not on the horizon” as she quotes Bernes. Yet the cracks are multiplying. Everywhere, governments are acting to support capital and impose austerity on the rest of us, because they must. While I’m writing this, street revolts against austerity are raging in Chile, Bolivia, Lebanon, Iraq, Ecuador, Honduras; Hong Kongers are rebelling against state repression; climate protests are becoming more radical. There was the movement of the “yellow Vests” in France and beyond, the courageous revolts in Sudan and Nicaragua, the spreading teachers strike in the US, to name but a few of the cracks that appeared this year. To contain such movements, states use reformist promises and violent repression, in various combinations (it was no different during the New Deal by the way, nor would it be under a Green New Deal). Repression does not always work, it can be oil on a fire. But reformist promises are oil on stormy water. They are more effective to end a movement or absorb its energy into the fabric of capitalist society. But only if they are believed. Helping to make them believable is what ‘ecosocialists’ do with their critical support.
Climate change is not the only challenge the capitalist world is facing. Its economy is in crisis; the risk of a breakdown is real. (See IP’s text A Crisis of Value) Massive money creation can’t endlessly postpone the hour of reckoning. In fact, in capitalism, a full fledged global depression would be the best thing that could happen for the environment.
For humans, that depends. We can only hope that the hardship it would cause would be the birthing pains of a new world. But the crucial obstacle to that would be the nationalism and belief in the democratic state that all factions of capital, including the ‘progressive’ ones, continue to peddle.
Some propose less noxious laws than others, but in the end, there is no camp to choose in the battles on how to manage the system. The pressing need is not its improved management, but its replacement by a social order based on completely different foundations. A human community instead of a cut-throat society.
If the GND would become the law, the climate crisis might slow down, at least in the US, but at the expense of an acceleration of the economic crisis. If its political opponents would prevail, an economic/financial breakdown may be postponed for longer, but at the expense of the climate. More probable are various compromises of these policies and thus combinations of those scenarios. But none that would spare us a deepening of the crisis in one form or another.
Given that context, it is not unreasonable to expect the cracks in the system to multiply and widen. Cracks in the capacity of the rulers to rule, and in the willingness of the ruled to be ruled. Cracks that open space for revolts that grow in size and number, that influence and inspire each other to become more daring and move the goalposts. Movements that break with capitalist law and order, that occupy the social space that capital abandons or is driven from. Movements in which proletarians discover, in the unity of the struggle, their capacity to organize, to create non-exploitative social relations. Then, the place where we lost our keys might not be so hard to see anymore.

In this dynamic, those who understand the connection between the climate crisis, the economic crisis, all the other crises that go with it (including mental health) and the ground rules of capitalism, have a role to play. Instead of advocating to do nothing and wait for revolution, we urge them to speak out, even if their voice trembles, to participate in the movements with an implicit anti-capitalist dynamic which arise, with or without the GND. Their voice must be heard, especially because the voices of the reformists will be loud, those who claim that the cracks can be glued, that they have the solutions that meet the demands of the exploited while leaving the system of exploitation intact.
But yes, the place where our keys are, is still quite dark. We understand why many see in the left a counter-force to the climate change denying, hate-mongering politics of the right, and why many see in the populist right a counter-force to the globalist establishment that tramples and despises Joe Sixpack. The myth of the democratic state embodying the will of the people imprisons both sides, makes it seem that nothing is possible outside that box. That is the myth’s power, that it can absorb all these tensions and reduce them to internal management struggles, as we witness in the US today, with impeachment and the election campaigns.
We look outside that box, so people call us utopians. But isn’t is rather utopian to think that the cracks can always be glued, that this insane system with its unstoppable drive to accumulate can go on forever?
Sanderr
October 11.2019
1See also: Inside the Congo cobalt mines (youtube)
¿Esperanza ó Trampa?
Reflexiones sobre el New Deal Verde
Finalmente, quienes niegan el cambio climático tienen tanta credibilidad como la Sociedad de la Tierra Plana. La evidencia es demasiado abrumadora. Los datos científicos son claros: si los seres humanos continúan produciendo y consumiendo, de una manera que suelta al aire cantidades masivas de gases de efecto invernadero, nos dirigimos a una catástrofe que podría ser más destructiva que todas las guerras de los siglos pasados juntas. Ya vemos niveles crecientes de agua de mar que amenazan las zona bajas, tormentas más devastadoras, más inundaciones gigantes aquí e incendios monstruosos allí; extinción masiva de animales, propagación de enfermedades tropicales, una creciente crisis de agua potable, sequía que convierte las áreas fértiles en páramos y provoca migración masiva, microplásticos en el océano, en nuestros alimentos, en la lluvia que cae sobre nuestras cabezas … la lista de desastres sigue y sigue. No es de extrañar que esta tendencia preocupe a más y más personas. Especialmente a los jóvenes, que heredarán un planeta que puede volverse en gran medida inhabitable.
El movimiento de niños y jóvenes escolares en huelga por el clima que comenzó en Suecia y se extendió por todo el mundo es, por lo tanto, una buena señal. Expresa una creciente sensación de urgencia de un cambio fundamental. ¿Pero qué debe cambiar? El objetivo, detener el envenenamiento del mundo, puede ser claro, pero el camino para lograrlo no lo es. “¡Actúa ahora!” y“¡Haz algo!” fueron los lemas que expresaron el sentimiento predominante. Mientras escribo esto, el movimiento aún continúa. Es genial que los niños y jóvenes escolares sigan gritando que esto no puede continuar, pero después de todas las manifestaciones surge la pregunta, ¿qué pasa ahora?
Greta Thunberg, la elocuente niña de 16 años que se convirtió en la portavoz más visible del movimiento de los niños y jóvenes en edad escolar, navegó en un bote neutral en carbono a Nueva York para hablar en la ONU. Ella regañó a los poderosos por su inacción, advirtiendo: “No los perdonaremos”. No pareció importarles mucho. Todo lo que Greta recibió fue un aplauso cortés (diablos, tal vez recibirá un premio Nobel), pero en términos de medidas, las naciones no prometieron casi nada. Mientras tanto, según el climatólogo James Hansen, la acumulación de gases de efecto invernadero ya está atrapando tanta energía como medio millón de bombas de Hiroshima cada día.
¿Y ahora qué? La izquierda pone sus esperanzas en el New Deal Verde, que resolvería la crisis climática como el New Deal de F.D. Roosevelt supuestamente resolvió la crisis en la década de 1930. En realidad, el New Deal no lo hizo. La crisis duró hasta que comenzó la guerra. Luego se transformó en algo aún peor. Básicamente, las medidas del New Deal no cambiaron nada. El capital continuó su curso que tuvo que terminar en una destrucción masiva. Lo que hizo el New Deal fue crear una falsa esperanza, que unía a los explotados con sus amos. El New Deal Verde (NDV de ahora en adelante) ¿nos llevará a un resultado más feliz?
¿Una oportunidad histórica?
El concepto NDV flotó durante algunos años, luego, en febrero de este año, fue codificado en una resolución, no obligatoria, de 14 páginas presentada en el Congreso de los Estados Unidos por los demócratas de izquierda Alexandria Ocasio-Cortez y Ed Markey. Fue rechazada en el Senado de los EE. UU., sin ser permitido el debate, pero se convirtió en un punto de encuentro para la izquierda, no solo en los EE. UU. sino también en Europa y otras partes del mundo. Y, por supuesto, Naomi Klein se subió al carro con un nuevo éxito de ventas: En llamas: El caso (candente) de un Nuevo Acuerdo Verde (NDV).
El NDV propone convertir la economía de los Estados Unidos en emisiones cero, en diez años. Eliminaría por completo los combustibles fósiles, invertiría mucho en fuentes de energía renovables, reconstruiría la red eléctrica, mejoraría todos los edificios a los más altos estándares ambientales, desarrollaría una infraestructura de transporte baja en carbono basada en vehículos eléctricos y ferrocarriles de alta velocidad, construiría escuelas y hospitales para asegurar la atención médica universal y la educación gratuita, estimularía el crecimiento masivo de la fabricación limpia, eliminaría los gases de efecto invernadero en la agricultura, garantizaría un trabajo con un salario familiar sostenible, licencia familiar y médica adecuada, vacaciones pagadas y seguridad de jubilación para todas las personas de los Estados Unidos. .
El NDV ve la crisis climática como “una oportunidad histórica … (1) para crear millones de buenos empleos de altos salarios en los Estados Unidos; (2) proporcionar niveles sin precedentes de prosperidad y seguridad económica para todas las personas de los Estados Unidos; y (3) para contrarrestar las injusticias estructurales. Es un menú abundante. ¿A quién no le gustaría eso? Tiene la promesa de F.D. Roosevelt de prosperidad para todos, además de un ambiente limpio. Todo eso, dejando intacta la base capitalista. ¿Cómo se puede hacer esto? De la misma manera que los republicanos “aumentan los ingresos fiscales al reducir los impuestos”. Con humo y espejos …
De hecho, se requieren trucos de magia para que el NDV sea creíble. Esto fue señalado por críticos de todos los colores. Críticos de la derecha, como se podía preveer, pero también críticos radicales como Jasper Bernes. En una publicación anterior en este sitio web, revisamos su ensayo “Entre el diablo y el New Deal Verde”. En él, escribe: “El problema con el New Deal Verde es que promete cambiar todo mientras mantiene todo igual. El mundo del New Deal Verde es este mundo pero mejor: este mundo pero con emisiones cero, atención médica universal y universidad gratuita. El atractivo es obvio pero la combinación es imposible ”.
La estrategia del NDV es generar apoyo público, ganar elecciones y lograr que el Congreso adopte el plan. Buena suerte con eso. El capital estadounidense ha invertido mucho en la producción de combustibles fósiles en las últimas décadas. Ahora es el mayor productor mundial. Trillones de dólares están hundidos en la infraestructura de la energía fósil. Muchas industrias y corporaciones financieras están vinculadas al carbón, al petróleo y al gas. Para eliminarlas, como lo propone NDV, si no se las declara ilegales, tendrían que ser expulsadas del negocio a través de impuestos tan abrumadores que no serían competitivas. Bernes da cifras que arrojan luz sobre la magnitud del choque que esto provocaría: las reservas probadas de petróleo en el planeta están valoradas en alrededor de 50 trillones de dólares (suponiendo un bajo costo promedio de 35 dólares por barril) que representa una sexta parte del valor total del planeta. Elimina eso y vamos a ver si el aumento de la inversión en parques solares, molinos de viento y automóviles eléctricos puede compensar el tsunami financiero que esta desvalorización pondría en marcha. Obviamente, el capital nunca aceptaría esto. Entonces, para pensar que el Congreso podría aprobar el NDV, hay que pensar en el Congreso como “la casa del pueblo”, y no como un instrumento del Estado capitalista. Volveré a este punto más adelante porque es crucial.
Pero, ¿no sería posible que la vieja tecnología de energía fósil simplemente fuera reemplazada por una tecnología nueva y más eficiente, como el automóvil reemplazó a la industria del carro y el carruaje? El capital también tenía intereses creados en esto último. La principal diferencia es que no se necesitaban impuestos ni subsidios para sacar del negocio a la industria basada en los caballos. Desapareció porque no podía competir contra la industria del motor. Este no es el caso de la energía fósil. Sigue siendo relativamente abundante y, por lo tanto, barata de producir. Y el dinero para construir su infraestructura ya se gastó, mientras que habría que encontrar dinero nuevo para construir una infraestructura completamente nueva basada en energías renovables. La energía renovable tendría que asumir ese costo, pasarlo al consumidor, haciéndola menos competitiva. A menos que el costo esté cubierto por subsidios estatales.
¿De dónde viene el dinero?
Según algunas estimaciones, el NDV costaría más de 90 trillones de dólares en la próxima década. Otras estimaciones son más bajas pero aún enormes. La resolución NDV es bastante vaga sobre cómo se financiaría el plan. Gravar con impuestos a los ricos sería una forma, pero tiene sus límites obvios en el riesgo de que el capital simplemente se vaya a otro lado. A excepción del capital fijo, las rutas de escape son muchas. Los multimillonarios, con sus ejércitos de abogados y contadores, son expertos en jugar con el sistema. Los gobiernos de todo el mundo han seguido la ruta opuesta últimamente, bajando los impuestos para atraer capital y estimular la inversión. Los que no lo hicieron se quedaron atrás. Los economistas de UCLA Saez y Zucman estiman que la propuesta de impuesto a la riqueza de Bernie Sanders, que presenta el más radical de los planes de los candidatos presidenciales demócratas (la mayoría de los cuales apoya el NDV), generará 4,35 trillones de dólares en la próxima década. Apenas algo más que una gota en el cubo que debe llenarse para satisfacer las necesidades financieras de NDV.
El aumento del gasto deficitario sería la única opción para financiar el plan. Los partidarios de NDV se refieren a la neokeynesiana “Teoría Monetaria Moderna” (TMM), que es popular hoy en la izquierda capitalista. Afirma que, dado que un Estado no puede estar en default con la deuda en su propia moneda -ya que siempre puede crear más- no hay límite para su capacidad de aumentar el gasto deficitario. Excepto la presión inflacionaria, pero según la TMM, eso sólo podría ocurrir si ya hubiera pleno empleo y la economía se sobrecalentara (en ese caso, la TMM recomienda aumentar los impuestos, vender bonos y disminuir el gasto). La última afirmación es falsa, como lo demuestra el que ya haya varios ejemplos históricos de estancamiento y aumento de la inflación que ocurren simultáneamente (como la “estanflación” de la década de 1970). La inflación ocurre cuando el ritmo de creación de dinero supera el ritmo de creación y realización de valor1. Pero sólo cuando ese nuevo dinero entra en la circulación general. En respuesta a la crisis de 2008, los bancos centrales de los EE. UU., la UE, China y Japón crearon de la nada, con sus políticas de Flexibilización Cuantitativa, muchos trillones de dólares, euros, etc., para comprar acciones y bonos y, en general, apuntalar el valor del capital. La mayor parte de este dinero se destinó a las reservas de capital y no entró en la circulación general y, por lo tanto, no causó presión inflacionaria (que también fue controlada por la tendencia deflacionaria subyacente de la economía mundial). Con el crecimiento del dinero yendo directamente al capital, su participación en la riqueza total aumentó. Entonces la brecha entre los ricos y el resto de nosotros inevitablemente creció. Ahora es la más extensa desde que se comenzaron a hacer los registros. Los gobiernos hicieron esto, no sólo por lealtad a los suyos, sino para proteger la credibilidad del dinero mismo. Paradójicamente, para evitar su colapso, para mantener vivo el incentivo para acumular valor, se aceleró el desequilibrio entre la creación / realización de dinero y valor, que desencadenó la crisis.
La ausencia de inflación no indica que el desequilibrio entre la creación / realización de dinero y valor no sea un problema. En lugar de conducir a una inflación de precios de las mercancías en la circulación general, apuntala artificialmente el precio del capital en general, lo que provoca la formación de burbujas financieras en la economía general, que, en los países más fuertes, los Estados Unidos en primer lugar, se estimula aún más al ser visto como un refugio seguro para el capital en todo el mundo.
La lata ha sido pateada por el camino.
Acelerar el ritmo de la creación de dinero sin abrir las puertas a un colapso, tarde o temprano, sólo se puede hacer si hay un aumento correspondiente de la creación y realización del valor. De lo contrario, la brecha cada vez mayor entre ellos provoca inflación o acumulación de deuda. A este respecto, el NDV es una bolsa mixta. Muchas de las inversiones que planifica conducirían a la creación y realización de valor, pero muchas otras podrían ser útiles para las personas pero no para el capital. Serían faux frais (costos improductivos) que reducirían sus ganancias. Las decenas de trillones de nuevo dinero creado de la nada para financiar el NDV disminuirían el valor de los capitales existentes porque su participación en la cantidad total de dinero (el poder adquisitivo total) caería. Agregue a esto el hecho de que el NDV devaluaría un sector crucial de la economía (la energía fósil con sus innumerables conexiones) y queda claro que la implementación del NDV desencadenaría una profunda crisis financiera.
Puede ser cierto que la tecnología necesaria para la producción de carbono neutral ya existe o está en proceso. Todos los recursos para detener el desastre pueden estar allí. Pero para el capitalismo, el requisito de generar ganancias nunca cesa: es hacer o morir. Eso, en primer lugar, es lo que hace que el NDV sea un objetivo imposible.
¿Qué tan verde es el NDV?
Excavación de minerales de tierras raras: destrucción ambiental para un medio ambiente más limpio (foto: Sebastian Meyer)
La tecnología en sí misma no nos salvará. Está configurada por su función, para reducir el tiempo de trabajo y otros costos, para aumentar el control y la eficiencia. Necesitará una revisión drástica y una readaptación a usos diferentes para liberar su potencial, ahora severamente restringido, para satisfacer las necesidades humanas. Una readaptación a usos diferentes, que sólo puede ser el resultado de una revisión fundamental de la sociedad misma, resultado de la revolución.
Mientras tanto, no sobreestimemos lo que la tecnología puede hacer por el mundo ahora, en el contexto global actual del capitalismo en crisis.
Es hora de desenmascarar algunos mitos verdes. Incluso si los obstáculos políticos mencionados anteriormente no existieran, y se pudiera evitar la crisis financiero / económica por algún milagro, ¿cuánto más limpio haría NDV a nuestro planeta?
“La energía nunca es limpia”, nos recuerda Bernes. El hecho de que el uso de energía renovable sea neutral en carbono no significa que su producción sea neutral en carbono. Los paneles solares, las turbinas eólicas y los vehículos eléctricos requieren minerales no renovables y con frecuencia de difícil acceso. Bernes escribe: “Se necesita energía para sacar esos minerales del suelo, energía para transformarlos en baterías y paneles solares fotovoltáicos y rotores gigantes para molinos de viento, energía para deshacerse de ellos cuando se desgasten. Las minas son trabajadas, principalmente, por vehículos a gas. Los buques portacontenedores que cruzan los mares del mundo con la buena carga de las energías renovables queman tanto combustible que son responsables del 3 por ciento de las emisiones planetarias ”. Es difícil ver cómo se podría cumplir la promesa de NDV de neutralidad de carbono, ya que la construcción de la nueva infraestructura, de todos los trenes eléctricos y automóviles, escuelas, etc., no podría hacerse sin el uso masivo de combustibles fósiles y materiales intensivos en carbono como hormigón y acero. El biocombustible ayudaría, pero se encuentra entre las fuentes de energía menos densas. Para satisfacer las necesidades, se requeriría una gran masa de tierra, desplazándola de otros usos.
Los paneles solares, las turbinas eólicas y los automóviles eléctricos pueden no ser contaminantes, pero la producción de sus componentes sí lo son. No sólo el acero, el vidrio y el plástico, sino también la extracción de los minerales específicos que se requieren. Las turbinas y los paneles solares utilizan minerales de tierras raras. La batería de un automóvil eléctrico necesita 140 libras de litio y 33 libras de cobalto. Bernes pinta una imagen vívida de la destrucción ambiental que la minería de estos minerales ha causado en China. En cuanto a las condiciones de trabajo en estas minas, son peores que en la época de Dickens. El Daily Mail escribe sobre la extracción de cobalto en el Congo, que emplea a 40 000 niños: Nadie sabe cuántos niños han muerto extrayendo cobalto en la región de Katanga, en el sureste del país. La ONU estima 80 por año, pero muchas más muertes quedan sin registrar, con los cuerpos enterrados en los escombros de los túneles colapsados. Otros sobreviven pero con enfermedades crónicas que destruyen sus jóvenes vidas.
Mientras tanto, según Forbes, los capitalistas se preocupan por la escasez geológica del cobalto, que generaría otro obstáculo para el NDV, ya que aumentaría considerablemente la demanda.
Nacionalismo
Pero esos pueblos muertos en China y los niños muertos en el Congo están muy lejos. La resolución del NDV no dice nada sobre ellos. Eso no debería sorprendernos. La resolución, después de todo, está escrita por políticos del partido demócrata, uno de los principales pilares del capitalismo estadounidense. La nación es su marco, los intereses de la economía nacional su horizonte. El objetivo es un Estados Unidos neutral en carbono, independientemente de las consecuencias en otros lugares.
Y esas consecuencias podrían tener un efecto destructivo de aceleración de la contaminación en el mundo. Si los Estados Unidos redujeran su consumo de combustible fósil lo suficiente como para lograr la neutralidad del carbono, eso crearía un enorme exceso en el mercado de combustibles fósiles. El precio del carbón, el gas y el petróleo bajaría tanto que otros países tendrían un fuerte incentivo para usar más y renunciar a la inversión en energías renovables, haciendo que el clima global empeore aún más rápido.
Pretender tener una solución al cambio climático mientras se piensa sólo dentro de las propias fronteras es fundamentalmente mentiroso. Como Bernes escribe: “Contar las emisiones dentro de las fronteras nacionales es como contar calorías pero sólo durante el desayuno y el almuerzo. Si ir limpio en los EE. UU. ensucia a otros lugares, entonces se debe agregar eso al libro de cuentas”.
Incluso si se lograra la neutralidad de carbono en los países más ricos, el resto del mundo no lo seguiría y no podría seguirlo. La solución a un problema que es global por su naturaleza sólo puede ser global. Y eso significa que no puede provenir de un sistema que, por su naturaleza, se base en la competencia.
¿Desacoplamiento?
El NDV cuenta con un crecimiento económico robusto para crear pleno empleo y prosperidad general y para financiar la nueva infraestructura verde. Pero los objetivos de crecimiento y neutralidad de carbono son incompatibles. Se han realizado serios estudios sobre este tema por parte del Banco Mundial, la OCDE y el UNEP (Programa de las Naciones Unidas para el Medio Ambiente). Jason Hickel y Giorgos Kallis resumen sus hallazgos en una descripción detallada titulada: “¿Es posible el crecimiento verde?”
Su respuesta es: no. Ellos escriben:
“La noción de crecimiento verde ha surgido como una respuesta política dominante al cambio climático y el colapso ecológico. La teoría del crecimiento verde afirma que la expansión económica continua es compatible con la ecología de nuestro planeta, ya que el cambio tecnológico y la sustitución nos permitirán desacoplar absolutamente el crecimiento del PNB del uso de los recursos y las emisiones de carbono. Esta afirmación ahora se asume en la política nacional e internacional, incluidos los Objetivos de Desarrollo Sostenible. Pero la evidencia empírica sobre el uso de recursos y las emisiones de carbono no apoya a la teoría del crecimiento verde. Examinando estudios relevantes sobre tendencias históricas y proyecciones basadas en modelos, encontramos que: (1) no hay evidencia empírica de que se pueda lograr un desacoplamiento absoluto del uso de recursos a escala global en un contexto de crecimiento económico continuo, y (2) es muy poco probable que el desacople absoluto de las emisiones de carbono se de a una velocidad lo suficientemente rápida como para evitar el calentamiento global por encima de 1,5 ° C o 2 ° C, incluso en condiciones políticas óptimas. Llegamos a la conclusión de que es probable que el crecimiento verde sea un objetivo equivocado, y que los responsables políticos deben buscar estrategias alternativas ”.
Y:
“Los datos empíricos sugieren que el desacoplamiento absoluto del PNB del uso de recursos (a) puede ser posible a corto plazo en algunas naciones ricas con una fuerte política de reducción, pero solo suponiendo ganancias de eficiencia teóricas que pueden ser imposibles de lograr en la realidad; (b) no es factible a escala mundial, incluso en el mejor de los casos posibles de las condiciones políticas; y (c) es físicamente imposible de mantener a largo plazo. A la luz de estos datos, podemos concluir que la teoría del crecimiento verde – en términos de uso de recursos – carece de apoyo empírico. No conocemos ningún modelo empírico creíble que contradiga esta conclusión ”.
Entonces concluyen:
“Parece probable que la insistencia en el crecimiento verde tenga motivaciones políticas. Se supone que no es políticamente aceptable cuestionar el crecimiento económico y que ninguna nación limitaría voluntariamente el crecimiento en nombre del clima o del medio ambiente; por lo tanto, el crecimiento verde debe ser cierto, ya que la alternativa es el desastre. Pero bien podría ser el caso de que, como lo expresaron Wackernagel y Rees, “lo políticamente aceptable es ecológicamente desastroso mientras que lo ecológicamente necesario es políticamente imposible”. Como científicos, no debemos permitir que la conveniencia política moldee nuestra visión de los hechos. Deberíamos evaluar los hechos y luego sacar conclusiones, en lugar de comenzar con conclusiones agradables e ignorar hechos inconvenientes ”.
Pero los hechos políticos tampoco pueden ser ignorados. Después de todo, en su introducción, los autores declararon “que los encargados de formular políticas deben buscar estrategias alternativas”. Pero son bastante poco claros acerca de cuales son esas estrategias. Nada sugiere que estén pensando fuera de la caja capitalista. Pero quieren que el capitalismo reduzca la actividad económica agregada, reduzca la producción y el consumo en las naciones de alto consumo, cambie de los sectores intensivos en carbono a los de bajo o cero carbono y proporcione un ingreso básico para todos.
Adicto al crecimiento
¿Por qué no? ¿Por qué no puede haber un capitalismo reducido que produzca menos y consuma menos, en el que todos trabajemos menos y vivamos de manera más saludable y mejor?
La teoría del valor de Marx explica por qué esto es imposible, por qué los capitalistas no pueden elegir si crecer o no, por qué están obligados a hacerlo por el funcionamiento interno de su sistema.
El capitalismo, inconscientemente, comercia con tiempo de trabajo. La cantidad de tiempo de trabajo socialmente necesario dedicado a la producción de mercancías determina la cantidad de dinero que pueden llegar a alcanzar, y esa cantidad a su vez determina la cantidad de tiempo de trabajo o sus productos, a los que puede retornar. A través de innumerables transacciones, el valor de mercado de las mercancías se establece sobre la base del tiempo de trabajo social promedio, a pesar de que otros factores (la sobre / sub-producción, el nivel de impuestos, el monopolio) influyen en su precio de mercado. Al utilizar un tiempo de trabajo inferior al promedio, un capitalista obtiene un beneficio superior al promedio. Esa es la fuerza impulsora detrás del prodigioso desarrollo tecnológico del capitalismo. Eso y el hecho de que el desarrollo tecnológico puede generar nuevos productos sobre los cuales sus propietarios tienen el control monopólico, otra fuente de ganancia excedente. Pero el costo más bajo que el promedio de los capitalistas innovadores reduce el valor de mercado de las mercancías; sus competidores tienen que seguir su ejemplo o perecer. Entonces, la innovación tecnológica se extiende y con ella se expande el capitalismo, porque hay un vínculo estrecho entre eficiencia y aumento de escala, esto último compensa la disminución del valor de las mercancías. Como contienen cada vez menos tiempo de trabajo, la parte no remunerada de ese tiempo de trabajo también se reduce. Esa parte, la plusvalía, es la fuente de ganancias. La tendencia a la disminución de la tasa de ganancia obliga al capitalista a avanzar, lo quiera o no.
El valor no es estable. Exige valorización continua. Si no se expande, se desvaloriza. El dinero olfatea en todo el mundo, siempre en busca de mayor rendimiento. Recompensa a los fuertes y castiga a los débiles. El capitalista no tiene más remedio que crecer. El capitalismo no puede detenerse, no puede desacelerarse sin hundirse en una crisis. Tiene que transformar mayor parte del planeta en mercancías, utilizar cada vez más sus recursos, empeorando la crisis climática.
Como Joshua Clover, otro crítico radical de NDV escribe: “Incluso si esos propietarios [del capital] quisieran evitarnos las ciudades ahogadas y los billones de migrantes del 2070, no podrían. Serían hundidos por otros a bajo precio y caerían en bancarrota. Sus manos están atadas, sus opciones limitadas por el hecho de que deben vender a la tasa vigente o perecer. La voluntad hacia un crecimiento incesante, y con esto el aumento del uso de energía, no se elige, es compulsiva, un requisito de rentabilidad donde la rentabilidad es un requisito de la existencia ”.
No hay salida, incluso si los verdes llegaran al poder. Como Jasper Bernes escribe: “Si se grava con impuestos al petróleo, el capital lo venderá en otro lugar. Si aumenta la demanda de materias primas, el capital aumentará los precios de las mercancías y acelerará la comercialización de los materiales de manera más derrochadora y con mayor consumo de energía. Si necesitan millones de kilómetros cuadrados para paneles solares, parques eólicos y cultivos de biocombustibles, el capital aumentará el precio de los bienes raíces. Si se aplican aranceles a las importaciones necesarias, el capital se irá a mejores mercados. Si se intenta establecer un precio máximo que no permita ganancias, el capital simplemente dejará de invertir. Corta una cabeza de la hidra, y enfrenta a la otra.”
¿Significa la contradicción entre crecimiento y descarbonización que una mayor pobreza es inevitable para que la tierra siga siendo habitable? Sólo si los conceptos de rico y pobre mantienen el significado que tienen ahora.
En un mundo post-capitalista comunizado, la producción, el uso de energía y las materias primas se reducirían considerablemente, la acumulación codiciosa de bienes ya no tendría sentido ni sería posible, ni lo sería lo militar ni muchas otras cosas inútiles. Bernes escribe: “Fácilmente podemos tener lo suficiente de lo que importa – conservando energía y otros recursos para alimentos, albergue y medicinas. Como es obvio para cualquiera que se tome realmente unos treinta segundos observando, la mitad de lo que nos rodea en el capitalismo es un desperdicio innecesario. Más allá de nuestras necesidades fundamentales, la abundancia más importante es la abundancia de tiempo y, afortunadamente, el tiempo es carbono cero e incluso quizás carbono negativo ”.
Casi el 40% de los alimentos en los Estados Unidos se tiran a la basura. (foto: Liz Martin)
Una anti-crítica
Thea Riofrancos escribió una respuesta a Bernes y otros. Ella es miembro de los Socialistas Democráticos de América (DSA), la organización de izquierda de rápido crecimiento que “críticamente” apoya a Bernie Sanders, a la izquierda de los demócratas y el NDV, y forma parte del Comité Directivo del Grupo de Trabajo Ecosocialista de DSA. En su artículo, “Plan, estado de ánimo, campo de batalla – Reflexiones sobre el New Deal Verde”, escribe:
“La ambivalencia central que atraviesan las críticas de izquierdas del New Deal Verde es si es demasiado radical o, por el contrario, no es lo suficientemente radical”. En su opinión, no puede ser ambas cosas al mismo tiempo. Por un lado, los críticos afirman que el NDV es políticamente inalcanzable porque el capitalismo nunca lo aceptaría, por otro lado dicen, no amenaza al capitalismo, por lo tanto, es demasiado modesto para lograr sus objetivos. Pero, Riofrancos objeta, si es tan débil, “es difícil imaginar por qué el sistema político se opondría a un reformismo tan suave, especialmente teniendo en cuenta los tremendos efectos de legitimación que pueden ser obtenidos con la apariencia de tomar medidas serias sobre el clima”.
Pero la contradicción es real. El NDV es inaceptable para el capitalismo porque implica demasiada desvalorización, y al mismo tiempo es demasiado limitado, demasiado orientado al crecimiento para que pueda detener el calentamiento del planeta. La realidad de esta contradicción es lo que los partidarios “socialistas” del NDV se niegan a enfrentar.
Aunque es más optimista que Bernes sobre el estado actual de la tecnología ecológica y sobre la cantidad de masa de tierra que requerirían las energías renovables, Riofrancos reconoce muchos de los obstáculos que Bernes y otros señalan, y critica el productivismo y el nacionalismo de NDV. Ella nunca dice si cree que los objetivos de NDV son realmente alcanzables.
Parece que ella no lo cree así. Escribe, “las causas profundas de la crisis climática – la competencia en busca de ganancias, el crecimiento sin fin, la explotación de los humanos y la naturaleza, y la expansión imperial – no pueden ser también la solución a la crisis climática” y está claro que NDV no hace nada respecto a esas causas. Pero en su opinión, la política del New Deal Verde puede radicalizarse más allá de sus limitaciones actuales. Por eso, los anticapitalistas deberían brindarle “un apoyo crítico, abrazando la apertura política que ofrece el New Deal Verde y al mismo tiempo impugnando algunos de sus elementos específicos, empujando así y expandiendo el horizonte de posibilidades políticas”. Y “… a través del vehículo del amorfo Green New Deal, las fuerzas de izquierda podrían lograr estas tres tareas “(…)” cambiar la discusión, reunir voluntad política y subrayar la urgencia de la crisis climática “.
Pero son los hechos los que cambian debate y subrayan la urgencia de la crisis climática. Lo que hace NDV es dirigir esa urgencia a una solución capitalista que no puede funcionar. Ella dice: sí, la tecnología y el buen gobierno, impulsados por el activismo, pueden salvarnos.
¿Por qué Riofrancos piensa que el NDV puede expandirse más allá de su actual marco y puede abordar la causa que origina la crisis climática? Porque ella cree que la “experimentación creativa con políticas e instituciones”, combinada con una presión extraparlamentaria como la huelga de los escolares por el clima, puede lograr esto poco a poco. Los ejemplos que ella da de pasos en esa dirección son bastante escasos. Nueva York, posiblemente la ciudad más rica del mundo, adoptó un plan para limitar las emisiones de los edificios. El gobierno del PC en Kerala (India) y municipalistas en España experimentaron con las instituciones. Eso es. Pero el desacuerdo fundamental aquí no se trata de su escasez de ejemplos de gobierno creativo. Se trata de la naturaleza misma del Estado.
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¿De quién es el Estado?
“El estado no es un monolito unitario; tampoco lo es el capital “, escribe Riofrancos,” y estos dos hechos están relacionados “. Los capitalistas compiten entre sí, tienen intereses en conflicto. También compiten por el Estado y sus políticas. “Comprender las posturas de empresas específicas y distintas fracciones del capital es un pre-requisito para desarrollar una orientación estratégica que plantee una amenaza creíble a la obtención de ganancias”, piensa. “Uno puede imaginar fácilmente que algunos sectores apoyan aspectos del New Deal Verde (”la tecnología limpia “), mientras que otros trabajan en su contra (la industria de los combustibles fósiles)”.
Sí, podemos imaginar eso, pero no podemos imaginar que los intereses específicos de los primeros puedan tener más influencia sobre el Estado que los de los segundos. Lo más importante aún, todos los sectores tienen más en común que lo que los divide. Tienen sus intereses específicos, pero su interés común en la preservación del capitalismo los invalida. Riofrancos argumenta que “la competencia entre fracciones de la clase dominante a veces [está] proporcionando oportunidades estratégicas para ejercer el poder popular”. Sí, pero sólo si ese esfuerzo no amenaza los intereses globales de la clase dominante. Si el “poder popular” amenazara lo que Riofrancos reconoce es la causa del cambio climático, el capitalismo mismo, la clase dominante en su conjunto, incluida la “tecnología limpia”, se uniría para luchar contra este ”poder”.
Pero, ¿El Estado puede ser solamente capitalista? A esta pregunta, la respuesta implícita de Riofrancos es: no. Para ella, puede ser un campo de batalla, donde los intereses de diferentes clases se enfrentan, donde las políticas anticapitalistas pueden ganar, siempre que haya suficiente presión de los movimientos de base democráticos radicales.
Según Bernes, los socialistas que apoyan el NDV como Riofrancos, siguen la receta del “Programa de Transición” de Trotsky, es decir, hacer demandas al sistema capitalista que este no pueda cumplir, de modo que el movimiento por estas demandas se vuelva contra el capitalismo . Bernes rechaza esta estrategia, argumentando que las instituciones que están orientadas a trabajar dentro del sistema para mejorarlo no pueden convertirse en instrumentos para derrocarlo porque “las instituciones son estructuras tremendamente inertes”. Ese es un argumento débil. El problema con esas instituciones (partidos políticos, sindicatos, etc.) no es su inercia per se sino que, al participar en la política del Estado, directa o indirectamente, ellas mismas se convierten en parte del Estado, de la infraestructura política del capitalismo. Riofrancos, por otro lado, ve a las instituciones “siempre como cristalizaciones o resoluciones del conflicto de clases”.
Escultura de Isac Cordal
El propio Bernes no es muy claro sobre la naturaleza del Estado. Al escribir sobre el New Deal original, escribe: “El Estado era necesario como catalizador y mediador, estableciendo el equilibrio correcto entre ganancias y salarios, principalmente fortaleciendo la mano de obra y debilitando la del capital”. Aparte del hecho de que parece pensar que la Gran Depresión fue simplemente un problema de bajo consumo, pinta una imagen de un Estado que está por encima de la economía, mediando entre los intereses de clase divergentes. Al igual que Riofrancos, separa el ámbito político del económico. En este último, el capital gobierna, pero en el primero, el Estado democrático, es un vehículo neutral. Su volante está ahora en manos del capital, pero, en la visión de Riofrancos, podría ser eliminado, ó al menos lo suficientemente compartido como para obligar al capital a desviarse de su curso inmanente.
El Estado democrático en esta visión es una forma ideal supra-histórica en la cual se pueden insertar relaciones sociales en competencia. La estrategia reformista es llenar la forma con el contenido de una verdadera mayoría, sin las influencias distorsionantes del dinero y la clase, liberándolo de los prejuicios de raza, género, etc. Pero el Estado no es simplemente una forma cuyo contenido es llenado por aquellos que lo controlan, es el capital en su modo de ser político. Es una parte esencial del modo de producción y, por lo tanto, interno al proceso de explotación y acumulación capitalista.
Como lo plantea el artículo sobre la democracia, de Perspectiva Internacionalista, que se publicará próximamente:
“El Estado moderno no es capitalista porque la clase capitalista ocupa sus posiciones de gobierno, es capitalista porque su misma forma está integrada a la reproducción del capital, incluidas la forma y función de sus principales instituciones y las formas de subjetividad a través de las cuales el capital es políticamente desplegado – fundamentalmente las formas de democracia “.
Por lo tanto, no puede ser tomado y utilizado con fines divergentes, independientemente de cuanta sea la presión de los movimientos de base.
La función del Estado es garantizar que se cumplan las condiciones de explotación y acumulación, incluido el que se cumplan las reglas del estado de derecho. Puede actuar en contra de los intereses de ciertos capitalistas ó incluso de industrias, pero siempre está orientado a la defensa del interés nacional, es decir, del interés del capital nacional. Dado que la crisis climática seguramente empeorará, no es imposible que el Congreso de los Estados Unidos adopte algunas de las medidas propuestas en el NDV que beneficiarían a la tecnología limpia a expensas de los combustibles fósiles. Para Riofrancos presumiblemente eso representaría una gran victoria, un paso hacia el socialismo. No sería así. No nos acercaría al fin del capitalismo, a la abolición de la forma valor, que es la que impone este alocado y destructivo proceso de acumulación sobre la humanidad. Pero reforzaría la ilusión de que el sistema puede autocorregirse y resolver nuestros problemas, que los explotadores y los explotados están en el mismo barco, que comparten el mismo interés nacional.
“El New Deal Verde no ofrece una solución pre-empaquetada”, concluye Riofrancos en su artículo, “abre un nuevo terreno político. Aprovechémoslo “.
No, no lo hagamos. Ese terreno no es, y nunca podrá ser, nuestro.
¿No hacer nada?
Según Riofrancos, si tú rechazas su estrategia, te resignas a las relaciones de poder existentes, mientras esperas que la revolución caiga del cielo. Tú eres alguien que no hace nada, un fatalista desmovilizador. Ella escribe: “Todavía no sabemos cómo se desarrollará la política del New Deal Verde. Sin embargo, podemos estar seguros de que la resignación vestida de realismo es la mejor manera de garantizar el resultado menos transformador. Esperar un momento, siempre diferido, de ruptura revolucionaria es funcionalmente equivalente a la quietud ”.
El enfoque de Riofrancos me recuerda la broma del tipo que está buscando sus llaves debajo de un farol, no porque es allí donde las perdió, sino porque es allí donde él puede ver … Del mismo modo, Riofrancos está buscando el fin del capitalismo, pero ella no puede ver nada en donde está, en el potencial de la revolución global, entonces ella mira bajo la luz brillante de las promesas reformistas. Allí ella puede hacer ”algo”.
Y de hecho, “una revolución no está en el horizonte”, como cita a Bernes. Sin embargo, las grietas se multiplican. En todas partes, los gobiernos están actuando para apoyar al capital e imponen austeridad al resto de nosotros, porque tienen que hacerlo. Mientras escribo esto, se están produciendo revueltas callejeras contra la austeridad en Chile, Bolivia, Líbano, Irak, Argelia, Ecuador, Iran, Honduras; los hongkoneses se rebelan contra la represión estatal; las protestas climáticas se están volviendo más radicales. Hubo un movimiento de los “chalecos amarillos” en Francia y más allá, las valientes revueltas en Sudán y Nicaragua, la propagación de la huelga de maestros en los Estados Unidos, por nombrar sólo algunas de las grietas que aparecieron este año, indicios de un largo descontento, de un creciente conflicto entre las necesidades humanas y las necesidades de acumulación del capital.
Santiago de Chile, Octubre 2019
Para contener tales movimientos, los Estados usan promesas reformistas y represión violenta, en varias combinaciones (por cierto, no fue diferente durante el New Deal, ni lo dejará de ser bajo un New Deal Verde). La represión no siempre les funciona bien, puede echar aceite en un incendio. Pero las promesas reformistas son aceite en aguas tormentosas. Son más efectivas para poner fin a un movimiento ó absorber su energía en el tejido de la sociedad capitalista. Pero sólo si se cree en ellas. Ayudar a hacerlas creíbles es lo que hacen los “ecosocialistas” con su apoyo crítico.
El cambio climático no es el único desafío que enfrenta el mundo capitalista. Su economía está en crisis. El riesgo de un colapso es real. (Ver el texto de PI Una crisis de valor) La creación masiva de dinero no puede posponer interminablemente la hora del ajuste de cuentas. Cuanto más tiempo tome, peor para el medio ambiente. De hecho, en el capitalismo, una completa depresión global sería lo mejor que le podría pasar al medio ambiente.
Para los humanos, eso depende. Sólo podemos esperar que los sufrimientos que causaría pudieran ser los dolores de parto de un mundo nuevo. Pero el obstáculo crucial para esto sería el nacionalismo y la creencia en el Estado democrático que todas las facciones del capital, incluidas las “progresistas”, continúan difundiendo.
Algunos políticos proponen leyes menos nocivas que otros, pero al final, no hay unm bando a escoger en las luchas sobre como administrar el sistema. La necesidad apremiante no es su gestión mejorada, sino su reemplazo por un orden social basado en fundamentos completamente diferentes. Una comunidad humana en lugar de una sociedad en la que todos estamos condenados a ser competidores, incluso si nos destruye.
Si el NDV se convirtiera en ley, la crisis climática podría ser desacelerada, al menos en los Estados Unidos, pero a expensas de una aceleración de la crisis económica. Si sus oponentes políticos prevalecieran, un colapso económico / financiero podría posponerse por un tiempo, pero a expensas del clima. Es más probable que se hagan varios compromisos de estas políticas y, por lo tanto, combinaciones de esos escenarios. Pero ninguno que nos ahorre una profundización de la crisis de una u otra forma.
Dado ese contexto, no es irracional esperar que las grietas en el sistema se multipliquen y amplíen. Grietas en la capacidad de los gobernantes para gobernar, y en la disposición de los gobernados a ser gobernados. Grietas que abren un espacio para revueltas que crecen en tamaño y número, que se influencian e inspiran mutuamente para ser más osadas y cambiar las metas. Movimientos que rompen con la ley y el orden capitalistas, que ocupan el espacio social que el capital abandona ó del que es expulsado. La gran mayoría de la población no tiene ningún interés en la existencia continua del capitalismo. Por el contrario, es una amenaza de muerte. Pero estamos apegados a él a través de alienación y hábitos, a través del lodo ideológico del tiempo y especialmente porque no vemos alternativa. El sistema parece demasiado fuerte, demasiado implantado en los patrones de pensamiento de las personas. Pero esa fe comienza a tambalearse a medida que los conflictos entre el impulso de vivir y la compulsión de ganancia y acumulación crecen y los explotados descubren en su lucha su capacidad de organización, de crear relaciones sociales que no explotan. Entonces, el lugar donde perdimos nuestras llaves podría no ser tan difícil de ver.
En esta dinámica, aquellos que entienden la conexión entre la crisis climática, la crisis económica, todas las demás crisis que la acompañan (incluida la salud mental) y las reglas básicas del capitalismo, tienen un papel que desempeñar. En lugar de abogar por no hacer nada y esperar la revolución, los instamos a hablar, incluso si su voz tiembla, a participar en los movimientos con una dinámica anticapitalista implícita que surge, con o sin NDV. Su voz debe ser escuchada, especialmente porque las voces de los reformistas serán altas, aquellos que afirman que las grietas se pueden sellar, que tienen las soluciones que satisfacen las demandas de los explotados mientras dejan intacto el sistema de explotación.
Pero sí, el lugar donde están nuestras llaves todavía está bastante oscuro. Comprendemos por qué muchos ven en la izquierda una contrafuerza al discurso de odio y de negación climática de la derecha, y por qué muchos ven en la derecha populista una contrafuerza a la élite globalista que pisotea y desprecia al trabajador. El mito del Estado democrático que encarna la voluntad del pueblo encarcela a ambos bandos, hace que parezca que nada es posible fuera de esa caja. Ese es el poder del mito, que puede absorber todas esas tensiones y reducirlas a luchas internas de gestión, como lo presenciamos hoy en los Estados Unidos, con el proceso de destitución y las campañas electorales.
Porque miramos fuera de esa caja, nos llaman utopistas. Pero, ¿no es más bien utópico pensar que las grietas siempre pueden ser selladas, que este sistema demencial con su impulso imparable a la acumulación puede continuar para siempre?
“Sí, el planeta se destruyó. Pero por un hermoso momento creamos mucho valor para los accionistas”.
Sander
11 de octubre de 2019
1 El valor no solo debe crearse en la producción, sino que también debe realizarse (venderse, transformarse en dinero) para seguir siendo valor.